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Piratage : une licence globale à plus de 10 €/mois plébiscitée par les Allemands
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 21 Janvier 2013 à 12h08 -
posté dans Société 2.0
![]() Une étude très complète menée par l'Université de Columbia, auprès d'un échantillon de 1000 Allemands et 2303 Américains interrogés entre aogût et septembre 2011, montre que les Allemands sont plus sévères que les Américains à l'égard des pirates. Mais ils sont aussi une majorité à dire qu'ils seraient d'accord pour légaliser le partage de fichiers en échange du paiement d'une licence globale, et sont prêts à payer plus de 10 euros par mois.
La semaine dernière, la Hadopi a publié une étude qui montre que ceux qui se reconnaissent pirates dépensent autant pour leurs consommations culturelles sur Internet que ceux qui jurent les grands dieux qu'ils ne piratent jamais rien. Le résultat du sondage n'avait rien de surprenant puisqu'il s'agit d'une constante que l'on retrouve dans toutes les études réalisées avec un minimum de sérieux. Certaines montrent même que les pirates sont en fait de meilleurs clients que les autres. C'est notamment la conclusion d'une nouvelle étude (.pdf) réalisée par des chercheurs de l'Université de Columbia, avec le soutien financier de Google. Selon cette étude, les Allemands qui utilisent les réseaux P2P posséderaient en moyenne 3917 fichiers MP3, dont 1034 auraient été achetés. Ceux qui déclarent ne pas utiliser de réseaux P2P indiquent posséder en moyenne 627 fichiers musicaux, dont 376 auraient été achetés. La tendance est la même aux Etats-Unis. L'étude montre également l'influence positive du développement d'une offre légale attractive, pour lutter contre le piratage. Ainsi, en moyenne, 52 % des Allemands disent télécharger moins grâce à l'émergence de services de streaming légaux. Par ailleurs, les chercheurs ont voulu identifier le rapport des internautes à la légitimité du partage de films et séries TV. En Allemagne, 80 % des sondés trouvent qu'il est "raisonnable" de partager des films avec sa famille (93 % chez les moins de 30 ans), 63 % qu'il est raisonnable de le faire avec ses amis (79 % chez les moins de 30 ans). Mais ils sont uniquement 6 % à trouver acceptable d'uploader des fichiers sur un service de téléchargement accessible au public, et 3 % à trouver raisonnable de vendre des fichiers piratés. Etrangement, les Américains sont plus sévères avec le partage dans le cercle familial, mais moins sévères avec l'upload public ou la vente :
Sur la question des sanctions, les Allemands sont plus stricts... 59 % trouvent qu'il faut sanctionner le téléchargement illégal, contre 52 % des Américains. De même, ils sont 22 % à trouver que la suspension de l'accès à internet est une sanction acceptable, contre 16 % des Américains. Mais les Allemands sont moins fans de la prison ; 83 % s'y opposent, contre 72 % des Américains :
Sur une éventuelle amende, les Allemands sont aussi plus durs. 19 % des Américains trouvent qu'il faudrait une amende de 10 dollars ou moins, contre 5 % des Allemands. A contrario, 28 % des Allemands soutiennent une amende de 100 à 1000 dollars, contre 19 % des Américains :
... ils sont aussi davantage favorables au blocage des contenus De façon inquiétante pour la liberté d'expression, les Allemands sont aussi davantage favorables aux mesures de filtrage que les Américains. Ainsi, 69 % des Allemands trouvent que les éditeurs ou hébergeurs comme Facebook et Dropbox devraient observer ce qu'ils hébergent et supprimer d'office les fichiers piratés, contre 61 % des Allemands. 69 % trouvent aussi qu'il faudrait que les moteurs de recherche comme Google bloquer les résultats menant à des fichiers piratés, contre 53 % des Américains. Mais surtout, 66 % des Allemands sont d'accord pour que les FAI bloquent les sites de liens pirates, contre 46 % pour les Américains. Pire, 51 % ne trouveraient rien à redire si le blocage des fichiers illicites bloquait aussi l'accès à des contenus licites, contre 35 % des Américains. En revanche, Américains et Européens sont d'accord sur le fait qu'il ne faut pas surveiller ce que font les abonnés de leur accès à internet pour les empêcher de pirater :
... mais les Allemands sont prêts à payer une licence globale Enfin, même si les Allemands se montrent plus sévères que les Américains pour les pirates, ils sont aussi plus nombreux à trouver qu'une bonne solution pourrait être la création d'une licence globale. 68 % des Allemands se disent d'accord pour payer une "petite taxe" auprès de leur fournisseur d'accès à internet pour rémunérer les ayants droit en échange d'une légalisation du partage de fichiers, contre 55 % des Américains. Plus les internautes sont jeunes, plus ils sont sensibles à cette proposition. Parmi ceux qui acceptent cette idée, 58 % accepteraient de payer plus de 10 euros par mois. Et 15 % disent même être près à payer plus de 25 euros par mois.
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Commentaires à propos de «Piratage : une licence globale à plus de 10 €/mois plébiscitée par les Allemands»
![]() Et la connerie de ceux qui ne veulent "rien lâcher" sous prétexte qu'ils veulent voir le sang couler....
Mais c'est justement comme ça qu'ils seront forcés à changer, s'adapter ou disparaître banane ! Sinon ce sera toujours la course à plus de contrôle, de bridage, de sanctions ! Bref.... 10/15 €uros c'est bien je trouve Et les offres premium n'auraient quasiment plus aucun intérêt en l’état. Donc çà compensera largement. [message édité par Charo le 21/01/2013 à 12:55
]
![]() pourquoi tu payes 10/15 euros par mois pour acceder à des "oeuvres" dans des bibliotheques? Là ya meme plus de support, y a pas de loyer, et faudrait payer pour acceder à ces oeuvres?
La banane c'est toi. Cette industrie de parasites touche déjà des milliards grâce aux subventions et autres taxes, en ces temps de crise elle est même à seule à non seulement faire mais en plus augmenter ses bénéfices. Et toi tu veux leur filer encore plus de pognon????
en fait t'est pas une banane, mais un âne. "Licence Globale", ça ne signifie rien.
Derrière ce terme générique, de nombreuses possibilités d'application concrètes. De la plus disruptive et économiquement et socialement créative, à la plus adaptée au maintien de près carrés qui n'ont plus lieu d'être à l'heure du net. C'est sur cette ambiguïté que peuvent jouent les politiciens pour faire passer ce qui arrangera leur amis collusoires que sont les grands collecteurs et les majors, car l'heure des politiciens ayant une vision sociétale et une considération pour le bien commun n'a plus court du tout. Cesser d'employer ce terme générique qui ouvre la porte à n'importe quoi traçage par DPI de l'ensemble des échanges pour justifier de clés de répartition évidemment faites de manière "indépendantes"! y compris me semble donc important, d'autant plus sur Numerama. Il faut travailler à promouvoir les idées au croisement des creative commons et du mécénat global (et de son dérivé qu'est la contribution créative), en les améliorant si possible. Seules ces orientations sont à la hauteur des enjeux et promesses de la "révolution numérique". ![]() Putain O.o !
Je suis d'accord avec toi ! Incroyable, je pensais pas que ça arriverait un jour Mais si, tu ne le savais pas encore que tu étais d'accord avec moi, c'est tout
![]() Evidemment ils jouent sur l'ambiguité. Et ils s'appuient sur ceux qui, parmi les adversaire du racket des ayant-droits sur le net, dénoncent le caractère superficiel ou insuffisamment pensé de la notion de "licence globale".
Mais d'autres schémas sont déjà sur la table depuis un moment, comme la contribution créative ( http://scinfolex.wordpress.com/2013/01/05/free-adgate-encore-un-argument-en-faveur-de-la-contribution-creative/ ), effectivement. Mais surtout, faut savoir que la transition ne sera pas globale. Pour l'heure, on doit se battre pour 1) préserver le domaine public, 2) lutter contre la surenchère des ayant-droits dans l'apposition de droits supplémentaires ("droit d'éditeur") et 3) faire émerger une (des) solution(s) alternative(s), qui coexisterai(en)t dans un premier temps avec les circuits de distribution dématérialisés payants actuels. Contribution créative, don direct à l'artiste, etc. Tu sais U., étant donnée la généralité du problème "politique", et l'ensemble des conséquences qui vont du numérique en passant par tout le reste je dis bien tout le reste car je ne vois presque plus rien à présent qui ne soit corrompu et desserve l"intérêt général et l'avenir de ce pays,
j'en suis arrivé à me dire que lutter contre les conséquences une par une était épuisant, ne donnait aucun résultat, et ne résolvait en rien le problème. Un chirurgien qui te dit ok on va s'attaquer à vos 3000 metastases mais on ne va pas toucher à la tumeur maligne, je le sens moyen. D'ailleurs, Zimmerman et Aigrain les promoteurs de Mécenat global / Contribution créative à mon avis ils se sont fait une raison, en rapport au numérique, ils ont dit merde à fanée lèchecure et les autres... Il n'y a que ton point 3 qui pourrait tenir la route à mon avis, car découplé des diktats de cette classe politicienne affligeante et de leurs commanditaires. Sauf que ça demande à ce que les gens sortent de l'argent en plus du reste, même si dispositif adéquat pour contribution créative créé. Et que je pense tu es au courant de l'état des finances des gens, et ça ne risque pas de s'arranger a priori. Il faudrait que ce soit couplé avec une désobéissance civile menée par un ensemble de cadors, et pas que du net, du genre des universitaires des artistes des sportifs etc, et qui disent non on ne paie pas la redevance télé et on rabote 400 ou plus euros sur notre IR et on les donne via contrib créative à qui on veut (presse, ciné, musique, etc) et on vous emmerde les crétins corrompus et mal élus du chateau car on est des cadors et qu'on est 100000 et que si on le dit à la télé on sera 10 millions. Ca a un nom... ![]() Avec tout ce qu'on donne déjà via la taxe pour copie privée sur les supports numériques, ça leur suffit pas ?
Je suis pas forcément contre, au moins pour voir ce qui serait inclus pour ce prix là. [message édité par Zarkoff le 21/01/2013 à 13:07
]
Pareil le charbon et les mines c'est terminés, la société change, et certains métiers disparaissent, c'est bien normal que tout ces types qui gagnaient des millions sans lever le petit doigt se retrouve à la rue. Qu'auraient du les corons? On veut une taxe que les gens payent pour compenser le fait qu'on va pu risquer nos vies dans des carrières? Même eux ne sont pas aller jusque là. A ba universal, vivendi et consort. D'un autre coté si tu parles des métiers d'acteurs/chanteurs ou autre je vois pas en quoi c'est métiers disparaissent ? Parce que tu les "pirates" et de ce fait ne leur verse rien pour leur travail ?
Tu parles des maisons de disques ? Mais si un artiste à fait le choix d’être représenté par elle en quoi t'estime avoir le droit de choisir à la place de cette artiste ? Est ce que ton voisin choisi pour toi tout les choses que tu fais la journée ? De ce fait rien à voir avec un métier qui est mort car l'évolution de la société à fait qu'on avait plus besoin de lui,mais plus une question d'argent pour l'un comme pour l'autre. Les gens trouvent différentes excuses à leurs téléchargement type : méchantes maisons de disques, trop payer etc etc ... alors que c'est juste une histoire de pognon des deux cotés.
Je ne crois pas que quelqu'un conteste quoi que ce soit au choix que fait tel ou tel artiste. Par contre lorsque l'on annonce à un ouvrier que l'entreprise va fermer et que ce dernier attend gentiment la date fatidique sans se sortir les doigts du cul, il n'a pas à se plaindre. La vie est difficile pour tous. Internet bouleverse beaucoup de chose et si certains restent autiste, je respecte leur choix, même si j'ai un peu de mal à le comprendre, mais ils ne pourrons pas dire après qu'ils n'étaient pas au courant. Sans passer brutalement à un autre mode économique, ils feraient bien d'explorer d'autre voie que celles actuelles pour ne pas se trouver face à un mur dans dix ou quinze ans. [message édité par choukky65 le 21/01/2013 à 14:10
]
Les artistes producteurs râlent autant contre le téléchargement que les majors ... Tu confonds tout, dans ton exemple ce qui est remit en question de ce fait c'est le travail d'artiste mais le problème et que contrairement à l' ouvrier qui est remplaçait par une machine/chinois (et personne n'y verra de différence sur le produit final) ,ta Patricia kass si elle arrête de chanter y'aura tout simplement plus de produit final 'Patricia Kass".
C'est qu'une histoire de pognon, les uns ne veulent pas payer, les autres veulent l’être (logique au passage). [message édité par Marika2073 le 21/01/2013 à 15:01
]
"ta Patricia kass si elle arrête de chanter y'aura tout simplement plus de produit final 'Patricia Kass".
Y'aura plus de produit, mais y'aura toujours une chanteuse tant qu'elle... chantera. Dans ce cas particulier, remarque... bref. Voui, tout est une histoire de pognon. Exact. Donc finie l'exception dite culturelle, finie les subventions publiques, retour à la loi du marché. Et la loi du marché, actuellement, c'est que la musique en conserve, c'est trop cher, les gens n'en veulent plus. De temps en temps, ils ont faim mais pas vraiment envie de claquer leur économie pour acheter, alors ils consomment une version sans marque, bien souvent illégale. Pognon, loi du marché, pouvoir d'achat, vi. La "Culture n'est pas un produit comme un autre", finie l'hypocrisie. C'est du pognon, ni plus ni moins. La vraie "Culture" ne semble être désormais que celle à laquelle on accorde une valeur culturelle mais pas mercantile. Le domaine public. Que d'ailleurs l'industrie tente de faire disparaître. Et que, assez paradoxalement, les échanges non marchands bien qu'illégaux ont bien plus de chance de préservé en l'état des choses. Comme je disais, si Patricia Kass préfère prendre un mur en pleine face dans quelques années, c'est son choix et je ne peut que le respecter.
Après, que l'on ne trouve plus de CD de Patricia sera regrettable, tout comme le fait qu'il n'y ait plus de rémouleur et tout un tas de profession. Le monde est constamment en mouvement et soit on le suis du mieux qu'on peut, soit on meurt. C'est le principe même de la vie. L'arrivée d'internet a bouleversé tout notre système, et par seulement celui de l'entertainment. Le meilleur et le pire se côtoie mais il participe aussi à une prise de conscience qui fait peur à nos dirigeants. Le problème du droit d'auteur n'est que la partie qui nous parait visible aujourd'hui, mais je crois qu'internet réussira à "réformer" plus en profondeur notre société. Ont en ressortira grandi ou pas, seul l'avenir nous le dira. J'ai pas la prétention d'être Madame soleil et peut passer pour un doux rêveur aux yeux de certains, mais c'est la "vision" que j'ai d'internet. ![]() Ce que m'apprend surtout cette étude c'est que je n'ai strictement rien à voir avec un allemand (les ricains je n'en parle même pas) lorsqu'il s'agit de piratage ou de neutralité du net, visiblement ils sont bien endoctrinés par le système pour le soutenir à ce point. :/
Par ailleurs 10$/€ c'est un prix totalement inacceptable en France, pays où la mafia du divertissement bénéfice plus qu'ailleurs de subventions et de largesses publiques, sans parler du racket légal du consommateur, avec cette farce de taxe pour copie privée. ![]() +1 sans compter les "intermittents" du spectacle qui sont beaucoup trop nombreux et qui vivent sur notre dos en travaillant quelques heures par semaines.
![]() - Finalement ; on s'interroge, sur quel panel, a été faite ces études ?
- En France ; les ayants-droit feront barrage à la LG ( aussi longtemps qu'ils seront là ) et leur affidés UMPS aussi ! Même à 5€ /mois ; ça ne le resterait pas longtemps : voyez la taxe radio-télé passée de 126 à 131€ ! sarko l'avait qualifiée de "vol " en 2007 et P.Nègre de "kolkhoze" ! Il vaut mieux s'en éloigner ...ils nous dépouilleraient ! La seule solution pérenne adaptée au web reste les Creative Commons ...C'est le moyen le + évident d'accéder à un véritable "droit d'usage" , face à ce marché captif, imposé par les tenants de la propriété Intellectuelle que sont les ayants-tous-les-droits ! - Je suis d'accord avec tes conclusions sur la musique et le cinéma. On privilégie dans la Culture ; la Rente à la Création et la répartition des droits d'auteurs est très inégalitaire chez nous ! 230 millions d'euro pour la france par mois (abo haut debit 2012) avec une licence global.Il serait intéressent de faire un calcul global par rapports aux personnes qui devraient touchés cette somme.
Mais si on part du principe que ca couvre tous les téléchargement, ca me semble juste quand même car le téléchargement ne s’arrête pas uniquement à une chanteuse ou un acteur seul sur scène. Faut prendre en compte toute les équipes technique, les orchestres,les programmeurs pour les logiciels etc etc etc jusqu'au balayeur du studio d'enregistrement ... Ca serait intéressent de voir déjà tous les métiers qui devraient pouvoir vivre de cette taxe + biensur leurs charges par exemple pour les décors d'un films etc, de plus voir ensuite comment repartir la chose. [message édité par Marika2073 le 21/01/2013 à 13:55
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Et encore. Tu parle uniquement du secteur musical. Il faut ajouter les secteurs cinématographique (film, séries TV, documentaires) et éditorial (bouquins, BD pour ne pas parler de la presse). Mais bon, c'est sûr que cela n'est pas le problème du consommateur qui veut tout pour pas cher. ![]() Et bien voyons ce que cela donnerait a peu prés dans le concret!
10 euros x 20,9 millions d'abonnés à Internet en france en 2010* = 200,9 millions d'euros pour la licence global (soit le droit d'auteur) 200,9 millions d'euros / 10% pour les artistes** = 20,09 millions d'euros 200,9 millions d'euros / 9% pour la SDRM** = 18,081 millions d'euros 200.9 millions d'euros / 81% pour les maisons de disque** = 162,729 millions Et le tout par mois et rien qu'en France!!!!! Bien sur il manque la TVA et un certain nombre non négligeable d'abonnés. Il est aussi fort probable de récupérer un meilleur pourcentage pour un artiste en négociant un meilleur contrat que 10% mais cela donne un ordre de grandeur. Perso je sens que, pour changer, on va bien se faire enfler mais bon apparemment les allemands ont de la vaseline au enzyme glouton. * source : http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/nombre-abonnes-internet-france.shtml **source : http://www.monde-diplomatique.fr/2002/02/KENT/mbre-abonnes-internet-france.shtml [message édité par ganonleboucher le 21/01/2013 à 14:27
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Et dis moi comment divises tu ces 20 millions entre les différents artistes ? Combien toucheront ceux qui distribuent 10 millions d'album ? Et ceux qui en distribuent 5 ? Et ceux qui en distribuent 1 ? Et les gens qui arrivent à en distribuer qu'une centaine ? Ils sont rémunérés comment ? Parce que leurs albums se sont téléchargés quand même. Comment ils font pour vivre ? Et tu inclus quand les acteurs, réalisateurs et écrivains dans le tas ? ![]() Autant pour moi je rectifie.
Sinon je suis seulement partie du principe que chaque abonnés internet rajoute 10 euros sur sa facture internet qui sera redistribué au majors qui eux redistribueront derrière. Cela concerne du coup juste les artistes qui ont souscrit chez les "majors" (audiovisuel/musique/etc) Du coup je n'inclut aucune ventes qu'elles soient numérique ou physique. Oui le problème dans ce genre de calcul c'est qu'_il faut pas justement comme j'ai dis plus haut simplement partir qu'un artiste = une personne, c'est souvent un groupe de personne dejà (une 10 ene voir plus) et que ca ne touche pas simplement à la musique à tous les domaines "binaire".
Sinon faut partir sur plusieurs licences global et la direct c'est l'abo de 100euro par mois ...
De la même manière que les SACEM et consoeurs le font actuellement : par sondage. S'ils savent combien de fois tel artiste a probablement été diffusé chez votre coiffeur, ils devraient tout aussi facilement savoir combien de fois il a été téléchargé/échangé.
Beaucoup.
Quasiment rien.
5 fois moins que les précédents.
100 fois plus !?
Ils font comme tout le monde : ils se démerdent pour gagner plus d'argent en travaillant plus, en arnaquant plus, en baissant leur coût, en jouant avec leur image, en faisant du marketing, bref, ils *bossent* en espérant que leur effort - éventuellement - sera récompensé par une augmentation de leur revenu. Comme tout le monde. "Comment ils font pour vivre ?" - non mais franchement... la question "je découvre que la vie c'est dur et trop injuste !". Pfff. [message édité par byte_order le 21/01/2013 à 16:26
]
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Outre le problème de contrôle que cela induit, quand on quitte un système, ce n'est pas pour revenir au même !
Ce que je veux dire c'est que la licence globale leur rapportera moins que si ils s'étaient débrouillé seul avec un système de mécénat.
La ou je veux en venir, c'est que la licence globale arrangera les consommateurs... Et c'est tout ! Dire aux artistes français que plus ils seront nombreux et moins ils toucheront, ça donne pas envie d'être artiste. [message édité par Jed le 21/01/2013 à 16:46
]
![]() De toute façons les majors peuvent crever.
Des artistes, y en aura toujours qui chanteront et feront des chansons par passion. Gratuitement . Avec ce qui existe actuellement chez les gens et sur Internet - des millions de chansons- Ce simple partage dans notre courte vie( 80 ans en moyenne )ne nous suffira pas à tout écouter. ![]()
Oui, on appelle ça des hippies ! Mais au final, avec ton raisonnement les acteurs/réalisateur auront plus qu'à se mettre au théâtre où faire leur film gratuitement. je vois pas trop la place des écrivains par contre :s Alors la entièrement d'accord et dans ce cas la, plus besoin de télécharger les trucs payants.Le problème est que dans les fais c'est tout l'inverse, les trucs gratuits sont souvent de moins bonnes qualités et de ce fait jamais télécharger même gratuitement car vu comme une perte de temps par le consommateur.
Mais je suis d'accord, pour donner tord aux majors suffit de ne plus consommer/télécharger leurs produits. ![]() c clair que dalle, moi j'ai même arrêté de dl illégalement depuis que je sais que ça participe à leur popularité et donc à leur bénéfices
[message édité par blackistef2 le 21/01/2013 à 14:12
]
![]() La licence globale existe déjà, elle s'appelle "redevance audiovisuelle", "taxe sur la copie privée", "subventions publiques", etc.
![]() J'me pose une question : en laissant de côté tous les éventuelles défauts d'un tel système, et en tentant d'en oublier son imperfection (catalogue, etc), combien seriez-vous prêt à mettre dans une licence global tous les mois ? (musiques, films, séries, JV, livres)
[message édité par Darcia le 21/01/2013 à 15:45
]
![]() Hum...
Je mets déjà 10€ dans un abonnement à spotify + 8€ pour netflix (je pourrais monter jusqu'à 10€ pour netflix). Donc je dirais 20€ pour une offre réunissant l'audiovisuelle me parait raisonnable. Après les JV, j'en consomme pas autant que la musique, les séries ou les films. Donc en acheter 2 fois par an à moins de 10€ (soldes steam) est largement suffisant. Et les livres, j'avoue que j'y ai jamais penser. ![]() Question intéressante. Le problème c'est justement que la réponse va énormément varier d'une personne à l'autre, indépendamment de ses goûts culturels, et plutôt par rapport à son pouvoir d'achat.
C'est d'ailleurs tout le problème de la culture quand on ne l'envisage que sous l'angle de la marchandise. ![]()
Zéro. Les films, je les vois au cinéma. Je ne regarde pas la télé. Et quand je veux de la musique, je commande un CD. L'art est un produit comme un autre. A ce rythme, pourquoi pas une licence globale pour rémunérer les auteurs de logiciels? Une licence globale pour rémunérer la presse en ligne? Une licence globale pour rémunérer les vendeurs d'aspirateurs? ![]() Tout d'abord, personne ne t'oblige à répondre /dev/tty. La question avait un but constructif, si tu n'es pas d'accord avec l'idée même de 'licence global', je te suggère de t'abstenir.
De plus, il me semble que tu réponds à côté. Ton mode de consommation ne m'intéresse pas, c'est le budget que tu mets dans ta consommation numérique qui m'intéresse. Un simple '0' m'aurait donc suffit. [message édité par Darcia le 21/01/2013 à 16:28
]
![]() Tout le débat est là : "l'art est un produit comme un autre".
Il y en a plein qui le pensent : les maisons de disques, pas mal de producteurs de cinéma, les régies publicitaires, les lobbyistes, quelques artistes à gros chiffres, bref, l'industrie qui vit de la commercialisation des produits culturels. Il y en a plein d'autres qui ne le pensent pas : beaucoup d'artistes, et sans doute une bonne partie du public, pour qui lire, écouter de la musique ou regarder un long métrage, pour ne prendre que les exemples les plus évidents, font de nous autre chose que des "ressources humaines". Perso, je ne pense pas que l'art soit "une marchandise comme les autres". L'une des définitions les plus basiques de l'Art, c'est "donner à ressentir". La définition dit bien "donner", et non pas "vendre à ressentir". Par contre, l'artiste est un homme comme les autres. Il doit bouffer, et peut légitimement vouloir vivre de son art. Donc lui, oui, il faut qu'il reçoive rétribution. C'est la rétribution des intermédiaires, qui est en débat, et que ces mêmes intermédiaires cherchent à occulter en confondant le droit d'auteur et les "droits d'éditeurs" qu'ils se sont fait attribuer sur la base de cette confusion, et qu'ils allongent et étendent toujours plus. Ne doivent être rétribués que les intermédiaires qui servent à la rencontre de l'artiste et de l'amateur (entendu comme "public", "auditeur", avec ce que ces notions ont de complexe et d'interchangeable à l'heure des réseaux). En clair, si un intermédiaire est utile à cette rencontre, il est possible que l'artiste accepte de lui reverser une partie de ce qui revient normalement à l'artiste. Et le public, qui y trouve un bénéfice, ne trouvera rien à redire à ce qu'un intermédiaire UTILE soit rémunéré. La question se pose de l'utilité des majors et plus généralement des intermédiaires économiques et techniques. Et là, faut se méfier des évidences. Et encore plus de la propagande desdits intermédiaires. [message édité par U. Harkogansk-Malatesta le 21/01/2013 à 17:26
]
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A partir d'un moment ou tu investis plus ou moins d'argent dans une oeuvre d'art (oui parce que les majors se contentent pas de seulement aller récupérer de l'argent), tu considères que ton travailest un produit comme un autre. Il y a 2 catégories d'artistes : ceux qui aime la musique et en font par passion et qui investissent juste pour cette passion (un peu comme les geeks investissent dans leur matos informatique sans vendre leur travail, ou quand tu investis en équipement sportif quand tu t'inscris dans un club sans pour autant demander un salaire etc...), et qui ne demande qu'une chose c'est à être écouter. La deuxième catégorie, ce sont les artiste professionnel, qui eux s'investissent plus personnellement dans cette voie justement pour en vivre. Si leur oeuvres ont du succès, la seule chose qu'ils demandent c'est de pouvoir profiter pleinement de ce succès (ce qui inclus l'argent). Le principe d'un artiste professionnel c'est qu'il monétise sa passion. Partant de là, on a 2 cas totalement différent. Je ne veux pas parler des majors qui ont trouvé un bon filon à exploiter (mais qui arrive quand même à faire travailler pas mal de gens autour de ce secteur culturel), mais juste des artistes. Absolument rien, zéro euros.
J'en ai ras le cul de ce système pompeur/redistributeur devenu boursouflé où des gros porcs prélèvent pour redistribuer selon des clés de répartition de gros porcs pour engraisser gros à quelques gros porcs copains et des miettes aux autres. Je VEUX aider directement les artistes que j'aime MOI, les films que j'aime MOI (et etc), comme quand je vais au ciné ou à un concert. Je ne VEUX PLUS de ces parasites politiciens ultraprésents et de ces fonctionnaires et de ces intermédiaires inutiles qui décident de tout pour tout, c'est déjà trop le cas, ça ne doit pas s'étendre à internet via un truc comme une licence globale. Les goûts et intérêt$$$ des truies de la rue de Valois ou des porcs de Bercy ou d'ailleurs, je n'en ai rien à foutre. Clair comme réponse non? ![]() c'est beau de rêver: les ayants-droits n'accepteront jamais la licence globale.
en revanche, ils ne seraient clairement pas opposés à une taxe globale. et à mon avis, ça arrivera tôt ou tard...
Ce jour là, qu'ils soient pas surpris se ça downloade comme un porc tout azimut ! A force de prendre leur client pour des cons, ceux ci risquent de ne plus rien avoir à foutre... ![]() Pas forcément, quand il y a saturation, l ' envie diminue fortement.
Regarde, les bibliothèques sont pleines à craquer et les gens n ' empruntent que pour leur consommation, sachant qu 'ils peuvent revenir quand ils veulent. En effet, cela aussi se tiens. Le résultat sera quand même identique pour les ayants-droits. Tout ce qu'ils auront réussi sera de suscité du dégoût et donc de se détourner de la "masse silencieuse", celle qui crève en silence sans gueuler à tour de bras à qui veut bien l'entendre qu'on leur bouffe le pain sur le dos alors qu'ils ont les poches pleines.
![]() Pour le calcul de la répartition de l'argent aux artistes, Philippe Aigrain a donné la solution (ou une bonne partie) il y a longtemps déjà : http://www.ilv-bibli...t_creation.html
Bonne lecture. Ah oui, c'est gratos et légal à DL, et payant et légal en papier ![]() Jed, le 21/01/2013 - 14:23 Pareil, des millions de livres se baladent et les bibliothèques sont pleines à craquer. Après un certain temps de ce régime, tout le monde se réunira pour revoir leur bizness ( musique, films etc...) Gagner de l ' argent pour vivre , même bien , pourquoi pas; mais faut arrêter cette inflation et de taper sur les contribuables pour se faire des situations de rentiers pour plusieurs générations. [message édité par dannyel le 21/01/2013 à 22:07
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Quand je parle de "produit", je parle surtout d'une chose soumise à la loi de la demande et dont la rémunération est, par voie de conséquence, à la hauteur de la qualité que le public ("consommateur") lui accorde. Ca nous éviterait de payer des crottes subventionnées, et je ne pense pas que ça nous privera d'un Michel-Ange. Si, par accident, le public avait un goût de chiottes, et bien parfait, les producteurs d'oeuvres de chiottes seront riches. Mais si le public trouve, dans sa majorité, que c'est du caca, l'artiste changera de métier. Or, dans la redevance globale, cette sanction du public n'existe plus. Je dirais que, bien au contraire, elle favorise un brouet industriel craché à la motopompe. ![]() Oui, la différence entre "produit commercial" et "oeuvre d'art" est délicate. Elle semble tomber sous le sens, mais le sens ne sera jamais exactement le même d'une personne à l'autre. C'est subjectif. Or pour régir la circulation des oeuvres, faut des principes objectifs.
La différence ne se fait pas sur la base du "mérite" de l'oeuvre. Le machin "gangnam style" de l'autre clown en costar trop serré est un pur produit commercial (doublé d'une merde sans nom), et Tannhäuser de Wagner ou ICCThedral d'Aphex Twin sont des oeuvres d'art. C'est déclinable à l'infini. En gros, un produit commercial est le plus souvent une "recette", un truc calibré pour vendre. David Guetta, les Black Eyed Peas ou je ne sais quelle daube sauce M6, c'est des produits commerciaux. Mais ça relève toujours du genre musical et on ne peut pas distinguer le régime juridique entre une énième daube de Bob Sinclar et un morceau de Radiohead. D'ailleurs tu dis que c'est le goût du public qui détermine, mais rien n'est plus faux. Je pense que les 3/4 du temps, tu vas justement considérer que ce qui cartonne le plus, c'est aussi ce qui s'éloigne le plus d'une oeuvre d'art, et qui se rapproche le plus d'un étron matinal au fond des gogues. Une base objective est néanmoins de se fier à ce que plébiscite le public, c'est à dire s'en remettre à la loi de l'offre et la demande. On mesure ici, plus encore qu'ailleurs, ce que cette loi a d'hypocrite. Je te rappelle qu'on est dans un système où les industries prennent en charge l'offre, mais façonnent également la demande. A grands renforts de positions dominantes, de matraquage radio, de bombardement marketing, etc. Si on se fie à la loi de l'offre et la demande, et seulement elle, on a à terme des entités économiques qui déterminent, dans une optique purement rentabiliste et consumériste, ce qui est diffusé. La "réponse à une demande démocratique" est la botte secrète de toutes les industries qui essaient justement de formater les besoins du peuple. TF1 en est un autre exemple : "comment ça on ne fait que de la merde ? Mais regarder nos audiences, nous répondons juste à la demande du public !". Et c'est comme ça pour toute grande entreprise d'occupation du temps de cerveau. L'usurpation du discours démocratique à des fins uniquement consuméristes, c'est un grand classique des industries du contenu. Ce que certains appellent les "industries de programmation" - et il faut comprendre là que c'est NOUS que ces industries programment. Si on s'en remet uniquement à la loi de l'offre et de la demande, Arte disparaît et TF1 et M6 se déploient. Au passage, on remplace donc les Thema sur Golman Sachs par des émissions animées par Lagaf. On remplace un concert exclusif de Bartok par une Staracadémie. En fait, sous la loi de l'offre et de la demande, se cachent parfois la standardisation et le conformisme. Ceux qui prétendent que la loi de l'offre et de la demande suffit à elle seule à assurer le pluralisme et la liberté sont les plus dangereux menteurs qui soient. ça peut marcher, parfois, et ça a assurément permis une explosion des offres en tous genres pendant des décennies. Mais quand le système économique atteint des dimensions planétaires, et que les flux sont de plus en plus colossaux et de plus en plus rapides, la loi en question se vicie et devient vecteur non plus de pluralisme, mais de conformisme. Non plus de liberté, mais d'aliénation. Quand je dis que non, la culture n'est pas un produit commercial comme un autre, c'est justement parce qu'il est vital que la culture échappe à la seule loi de l'offre et de la demande. Parce que c'est la condition pour que nous-mêmes y échappions, pour que nous conservions des domaines de nos vies qui soient soustraits à la logique des marchés, à l'injonction de rentabilité, à la segmentation utilitariste. C'est notamment pour ça que je vois d'un très mauvais oeil les entreprises 2.0 qui collectent de l'information sur la vie des gens et la monétisent à leur profit. ça participe de la même réification du vivant, de l'arraisonnement des consciences et des corps par des entreprises et des logiques financières. Donc quand tu dis qu'une redevance globale aurait pour effet de supprimer le mérite des artistes, et de tout niveller par le bas, c'est à mon avis une approche simpliste. D'abord parce que les notions de "redevances globales" posent directement la question des clefs de répartition, problème maintes fois évoqué. Et ensuite parce que des réalisations de qualité pourraient trouver à se développer alors qu'elles n'auraient aucune chance dans un contexte purement concurrentiel et consumériste tel que l'entretiennent les majors. Pour moi le problème de la licence légale est plutôt qu'il casse le lien direct entre l'artiste et celui qui reçoit l'oeuvre, alors que la technologie permet justement de revivifier ce rapport direct, en arrachant les sangsues industrielles qui ont trusté la diffusion culturelle depuis 60 ans. ![]() Tout ce fric dépensé pour rien pour payer des chercheurs ultra diplômés afin de trouver un pseudo-moyen pour ré-équilibrer le modèle économique d'il y a 15 ans, ça fait peur.
Le modèle économique ou les bons artistes faisaient vivre les mauvais et les majors est terminé maintenant c'est chacun pour soi. Les parasites meurent naturellement, ça s'appelle la sélection naturelle. [message édité par Accumbens le 23/01/2013 à 08:13
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![]() Licence globale, c'est comme la redevance, on paie pour que l'on nous gave de propagande. Je n'ai pas de télé, je ne la regarde jamais, mais je la paie quand-même, le contrôleur débarque à l'improviste et si t'as le malheur de ne pas être à la maison, c'est tant pis pour toi.
Est-ce vraiment le rôle de l'Etat de financer la culture? Est-ce qu'il faut de l'argent pour avoir une culture? Est-ce que la culture est meilleure si l'on y met plus d'argent? Est-ce que la culture doit faire partie de l’économie? Economiser la culture, n'est-ce pas favoriser l'inculture? Et si l'on inventait un autre système pour rémunérer les talents? Un système qui rémunérera ceux qui nous réveillent plutôt que ceux qui nous endorment. Un système qui favorisera ceux qui nous disent la vérité brute plutôt que ceux qui nous charment avec leurs mensonges politiquement correctes. Ca n'existe pas? Eh bien, justement, en principe ça tourne autour des créateurs, alors ils doivent bien être capables de le créer, ce système. ![]() Est-ce vraiment le rôle de l'Etat de financer la culture? --< je pense que oui, du moins en partie..
Car la culture peut etre pervertie par la m****** facile, tout comme une bonne dietetique peut etre pourrie par un acces facile au sucre... L'Etat se doit de maintenir des supports sur lesquels la culture peut s'exprimer, même à contre courant ... Exemple de la télé française à ses débuts... Fils de l'idéal du Général.... ![]() Comparer la culture et la diététique, c'est de la même veine que de comparer le téléchargement illégal au vol à l'étalage.
L'état se doit de maintenir les supports, qu'à cela ne tienne, qu'ils nous garantissent la neutralité du Net, c'est tout ce qu'on leur demande. Pour le reste, c'est des hauts-parleurs de la propagande, autant pour l'audiovisuel que pour la presse. Il n'y a qu'à voir la diabolisation de l'internet à la télé que le braves citoyens gobent comme des éponges. Hier mon épicière (et oui, je fréquente les commerçants de mon quartier au lieu d'aller à Carrefour) m'a encore assuré que "internet, c'est n'importe quoi". J'ai eu du mal à m'abstenir de lui demander si elle l'avait entendu sur TF1. Sans parler de la culture officielle, à l'instar du "réalisme socialiste" sous Stalin ou Mao. J'ai une opinion suffisamment haute de la culture pour estimer qu'elle peut s'en sortir, et même aller bien mieux sans que l'Etat y met forcément son grain de sel. Pensez-vous que les gens sont trop bouchés pour apprécier la "vraie culture"? Vous avez bien peu confiance dans le genre humain. A ce moment la, est-ce bien raisonnable de les laisser voter, pourquoi on ne laisse pas ça aux professionnels? ![]() "..Pensez-vous que les gens sont trop bouchés pour apprécier la "vraie culture"? Vous avez bien peu confiance dans le genre humain..."
Et non malheureusement, ce n'est pas un manque de confiance, mais un constat de la réalité que je cotoie tous les jours avec les citoyens de demain.. Par nature ils vont au plus facile et se laissent aller aux chants des sirènes commerciales.. Par exemple, en ce moment je bataille comme pas possible pour leur faire comprendre le risque que représente le cloud .. ".. A ce moment la, est-ce bien raisonnable de les laisser voter, pourquoi on ne laisse pas ça aux professionnels?.." Raccourci excessif et caricatural, mais les mêmes qui avalent la daube TFun-esque sans ciller, sont capables d'attention et de réflexion pour un choix électoral, car ils devinent très bien l'impact que cela peut avoir pour eux, dans les mois à venir.. Croyez vous l'humain demandeur de culture par nature?? La culture, quelque soit son niveau, nécessite au préalable un travail une formation austère.. On doit apprend à lire pour pouvoir lire, ce n'est pas plus compliqué que cela.. Donc une phase de travail avant récompense, et aujourd'hui..... vous devinez la suite.. ![]() S'il n'est pas demandeur de la culture par nature, alors ça ne sert à rien d'en faire. Est-ce qu'il faille apprendre à apprécier une jolie fille? Non. La vraie culture non plus. Quand j'étais gosse, 7 ans (dans les années 60) j'adorais Mozart, Beethoven et les Beatles, aucun n'a pris de ride depuis. Et je ne connaissais pas de langage musical, mais j'ai tout de suite compris la force qui s'en dégageait. Sans formation préalable, il y a des trucs que je trouvais nul, ils sont tombés aux oubliettes, depuis. Un coeur pur n'a pas besoin de maîtriser la phraséologie pour apprécier la beauté. Votre théorie de la culture ne tient pas la route.
Mais il est vrai que à force de regarder starac, on se fait une autre vision, biaisé par les modes et la vanité. Tout ce qui brille n'est pas de l'or, mais quand c'est vrai, quand ça ne triche pas, on reconnait tout de suite. On peut apprendre les techniques de la drague, mais aimer, ça ne s'apprend pas. ![]() Depuis très longtemps aucun achat culturel... et même pas de telechargement, la TNT et le net me suffisent largement..
Aucun achat??? faux.. deux achats de cd en dernier - Max RAABE "Kussen..." _ Clarika "Moi en mieux" et content d'avoir payé pour eux.... bon je sais y a pas qu'eux.. On a l'impression que certains ont mal lu l'article ou sont tellement omnibulés par leur croisade que certains termes leur échappent. Y a t il les mots gouvernements, lois, projet de loi dans l'article ? Non, juste une simple étude faite sur je ne sais qui.
Notez qu'il compare les USA et l'Allemagne et non pas la France et les USA ou France/Allemagne. Si certaines questions pouvaient paraître "pertinentes" pour l'étude, ne loupez surtout pas sur la fin les raccourcis douteux sur le piratage suivant qu'on soit blanc black ou latino
Pas la peine d'ayant-droits ou autres, le CC se chargera là encore de dégommer la loi si cela se produit un jour La France n'est pas l'Allemagne et inversement... [message édité par golgo2017 le 23/01/2013 à 16:06
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