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Kim Dotcom explique comment réduire le piratage. Le lobby du disque répond
Julien L. -
publié le Samedi 19 Janvier 2013 à 10h55 -
posté dans Musique Numérique
![]() Au début du mois, Kim Dotcom a publié sur Twitter les cinq conditions à remplir pour mettre fin au piratage sur Internet. Le lobby néo-zélandais du disque, la RIANZ, estime que les points évoqués par le fondateur de MegaUpload sont déjà satisfaits en ce qui concerne le secteur musical. Très actif sur Twitter, Kim Dotcom ne parle pas que du lancement de Mega. Le fondateur de MegaUpload partage également ses vues sur un certain nombre de sujets, quand il n'est pas occupé à diffuser des articles évoquant sa situation judiciaire. Ainsi, Kim Dotcom a publié il y a une dizaine de jours un message expliquant comment stopper le piratage sur Internet.
Pour y parvenir, la solution de Kim Dotcom liste cinq points à satisfaire : le premier consiste à créer des contenus de valeur, le deuxième à faire que les œuvres puissent être facilement achetées, le troisième à organiser des sorties simultanées dans le monde entier, le quatrième à proposer un prix honnête et le dernier à s'assurer que les contenus soient accessibles sur n'importe quel appareil. Certains de ces points doivent évidemment être impérativement satisfaits. C'est le cas du cinquième par exemple. Il est inacceptable qu'une personne ne puisse pas jouir d'œuvre sous prétexte qu'il utilise un système d'exploitation ou un terminal qui n'est pas pris en charge. Tout comme il est anormal de verrouiller une œuvre avec des mesures techniques de protection (DRM). D'autres conditions paraissent déjà plus difficilement atteignables. Qu'est-ce qu'un contenu de valeur ? L'appréciation d'une œuvre varie selon les individus ; une chanson honnie par l'un sera peut-être adorée par l'autre. Le mieux reste encore d'encourager la diversité créative, pour que chacun y trouve son compte. C'est la même chose pour la question du prix : à quel moment considère-t-on que le prix est convenable ? Kim Dotcom n'a pas approfondi sa réflexion sur la manière d'en finir avec le piratage. La Recording Industry Association of New Zealand (RIANZ), qui gère les intérêts de l'industrie du disque en Nouvelle-Zélande, a toutefois pris le temps de répondre aux suggestions du fondateur de MegaUpload dans un article publié cette semaine dans le New Zealand Herald. Les réponses de l'industrie du disque
Concernant la qualité artistique, la RIANZ ne peut que s'en remettre à l'avis du public. L'essentiel est que l'offre soit suffisamment étoffée pour couvrir tous les goûts. Le lobby rappelle ainsi que les plateformes légales de téléchargement proposent des millions de titres différents. Certes, toutes les boutiques ne proposent pas tous les artistes, mais le catalogue est déjà très riche. La RIANZ rappelle en outre que les néo-zélandais ont accès à 20 plateformes légales, allant de l'achat à l'unité à l'écoute en streaming (gratuite ou non). En France, si l'on se réfère au label PUR, il existe 31 services labellisés proposant de la musique. Il y en a même sous licence libre diffusion, avec la participation de Jamendo. Et ces plateformes sont accessibles à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit. Sur la sortie simultanée dans le monde entier, la RIANZ assure que la très grande majorité des nouveaux titrés publiés sont disponibles partout dans le monde dès le premier jour. Cependant, l'usager peut parfois être bloqué par des restrictions géographiques. Sous Spotify par exemple, certains titres populaires en Allemagne ne sont pas accessibles en France. La RIANZ estime par ailleurs que "la musique n'a jamais été aussi abordable à acheter ou à lire". Des services d'écoute en streaming proposent même un accès gratuit financé par la diffusion de contenus publicitaires, comme à la radio. Les offres premium montent à 10 euros par mois pour un accès illimité à tout le catalogue. Et l'achat à l'unité est parfois sous la barre de l'euro. Quant à la portabilité, la RIANZ fait remarquer que les verrous numériques n'ont pratiquement plus cours, sauf très rares cas. Les boutiques en ligne - en tout cas les plus fréquentés - vendent albums et singles sans DRM et les titres peuvent être lus sur Windows, Mac OS, Linux, Android ou iOS. Pour ne citer que les systèmes d'exploitation les plus connus. Pour l'industrie du disque, les interrogations de Kim Dotcom ne sont pas dénuées d'intérêt. Cependant, elle estime que les conditions posées par le fondateur de MegaUpload sont déjà remplies dans le domaine musical. Mais malgré l'évolution du secteur, la RIANZ estime que le piratage ne se résorbe pas, conduisant les ayants droit à agir à travers la justice. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Kim Dotcom explique comment réduire le piratage. Le lobby du disque répond»
![]() "Et l'achat à l'unité est parfois sous la barre de l'euro."
On ne soit pas avoir la même définition du mot abordable... Un euro c'est rien. Dans la tête d'un major, le français pauvre et idiot doit avoir un salaire d'environ 10 000€ par mois. Il peut bien dépenser 1€ pour chaque titre qu'il achète...
Mais ne nous moquons pas. Parfois, ça doit être dur d'être complètement déconnecté de la réalité. C'est le problème de l'impact psychologique du prix à payer.
1 euro est un prix planché pour les majors ? ok, alors revenons à nos bon vieux francs. "6,56 francs le titre" me parle pas de la même manière que "1 euro le titre", même si cela reviens au même. Allons messieurs, faites un vrai effort... [message édité par choukky65 le 19/01/2013 à 13:40
]
![]() ![]() Ce que dit le gros est très simple et très vrai. L'industrie ne peut pas le nier, alors ils disent que c'est plus compliqué que ça. Et pourtant, ça ne l'est pas. La seule chose qui est de plus en plus compliqué, c'est comment faire pour continuer à parasiter les artistes.
![]() deneb58, le 19/01/2013 - 12:21 Mais yesssssss! ![]() Rien que tel la liberté! Il s'enrichissent? Et alors?
NEUTRALITÉ DU NET!!! [message édité par blackball666 le 19/01/2013 à 13:05
]
![]() "Certes, toutes les boutiques ne proposent pas tous les artistes, mais le catalogue est déjà très riche."
Oh, nous n'avons pas ce que vous cherchez. Mais achetez quand même autre chose! ![]() mgb, le 19/01/2013 - 13:07 Mais oui! ![]() Il a pas tort mais il oublie que depuis le début des années 90 les jeux vidéos et la téléphonie mobile sont venus largement grignoter le budget "culture" d'une famille au détriment de l'achat de CD et DVD.
D'ailleurs ceux qui ont des DVD qui moisissent au fond de la cave lève le doigt ! tout cet argent dépensé pour voir un film 1 fois et après terminé, rangé... [message édité par Goranak le 19/01/2013 à 13:52
]
![]() 31 plates-formes label PUR, 20 plates-formes légales en Nouvelle-Zélande. Même si c'était moins cher (parce que 1 euro le titre, vous voyez ce que je veux dire, hein ?) ça ne va pas. Avec le P2P, on trouve ce que l'on cherche où que ce soit, sans se poser de question.
Je ne vais pas faire 50 sites pour trouver ce que je cherche, d'autant plus que l'interopérabilité, quoi qu'en disent les majors, n'est pas toujours au rendez-vous. J'estime que l'offre légale a encore un chemin immense à parcourir pour éradiquer le piratage. Concernant le prix, un morceau devrait être compris entre 0,15 et 0,2 euro. On en est loin... L'offre actuelle alternative est beaucoup plus économique,
abonnement file sharing 9$ abonnement VPN 5$ Tout comprisde quoi moins de 10 € par mois, C'est même pas le prix d'un billet de cinéma. Le prix des abonnements est honnête je trouve, par contre le tarif à l'unité est juste imbuvable : 1€, c'est juste énorme
"Le lobby rappelle ainsi que les plateformes légales de téléchargement proposent des millions de titres différents. Certes, toutes les boutiques ne proposent pas tous les artistes, mais le catalogue est déjà très riche."
C'est bizarre, j'ai beau parcourir le net pour trouver des morceaux 80's & 90's en version maxi, j'en trouve pas légalement ![]() Le pire du pire, c'est qu'avec toutes leurs conneries, MêME lorsque l'offre légale sera de bonne qualité ET accessible (et on n'y est pas encore), ça ne sera pas gagné pour les majors.
Elles ont tellement énervé tout le monde, que le piratage continuera encore quelques années. L'internaute a une bonne mémoire. ![]() ok pour la zique, mais pour le cinéma et les séries tv, on est très loin du compte par rapport à ces recommandations. et à mon avis, les majors du cinéma ne répondront justement pas.
Les offres par abonnement style deezer, est un vrai plus. Mais ce n'est pas grâce au major qui complique énormément la vie des sites de musique légal en streaming en vendant le droit d'utilisation de leur catalogue à des prix exorbitant et en y mettant des conditions drastique. Alors oui la musique abordable par abonnement c'est d'actualité et bien réelle grâce à deezer/spotify etc... mais ce n'est pas grâce à l'industrie du disque qui n'a nullement lancé les plateforme cité
Pour la musique, même si la DRM n'ont pluys court, il reste toute de même qu'il y a très peu de site de vente. On peut comparer par exemple avec le nombre de site de vente de matériel informatique.
Il devrait supprimer le paiement de l'accès au catalogue, ainsi, il pourrait exister des "disquaires" spécialisés. Il n'existe que des généralistes qui d'ailleurs ne proposent jamais tout (grooveshark est souvent plus fournis que les sites labellisés !). ![]() non moi ce que j'aime bien sur les plateformes legales (uh uh uh) c'est un artiste de TON PAYS dont l'ecoute/l'achat n'est pas possible car les droits soit disant n'ont pas été negociés et que le site te dis que dans ton pays cet artiste est innaccessible
là c'est hilarant (genre lui c'est tellement de la merde qu'on l'exporte car ceux qui parlent la meme langue vont trop vite s'apercevoir que...) Les cinq conditions de Kim Dotcom peuvent être résumées par un droit d'ubiquité. voir
http://fr.wikipedia....99ubiquit.C3.A9 LF Je prends mon cas.
J'adore prendre de la musique gratuite et des films aussi. En échange je ne me rigole pas d'une industrie qui a vu ses revenus fondre comme neige au soleil...Oui, elles se sont gavées, mais ce qui me fait chier c'est pour les artistes, qui déjà ont été un peu blouzés par les majors qui les payaient 10% du prix de gros par disque vendu. Bon, en 1983 un 45 tours c'était 20 francs ( 3 euros) 30 ans après 99 centimes un titre à télécharger n'a rien de scandaleux, j'aimerais cependant que l'artiste touche au moins la moitié au lieu d'un centime... Ce serait juste ! Vous n'aimez pas payer, vous aimez la musique gratuite et les films aussi...Même à 1 centime le morceau vous trouveriez encore le prix trop cher...Soyez au moins honnêtes ! Vous aimeriez être viré de votre taff parceque un autre ferait votre taff gratuitement ??? ![]() Non pas Lol
Je vous respecterai le jour où vous serez honnêtes.. Le téléchargement legal aura fait un ENORME bond en avant quand ils proposerons de la musique non compréssée sur leurs serveurs de vente. par ce que 1 euro par piste pour de la pleine qualite cd (1411/kbps) c'est relativement honette (1*20= le prix d'un cd en sachant qu'il y a généralement moins de titres que ça sur un cd..
Par contre 1 euro pour une merde de mp3 (maxi 360Kbps) je trouve ça pourri (c'est moins d'un quart de la qualité cd, ça devrait etre le quart du prix !) C'est sans parler la baisse de qualité fulgurante qu'a connu les supports de musique depuis la sortie du cd (64 moins de bande passante en fréquences que le vinyle) C'est mes études de son qui parlent [message édité par Flames le 24/02/2013 à 16:49
]
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faut rire quand ?
Et il est clair que je ne vais pas pleurer sur leur sort...
Oui, il faut rire quand et quand? Tu as raison EDU!