À défaut d'une solution globale pour les fichiers licites hébergés sur MegaUpload, un usager s'efforce depuis plusieurs mois de récupérer au moins les siens. Soutenu par l'EFF, l'Américain a réussi à obtenir une audience sur son cas.

Quel avenir pour les données licites stockées sur les serveurs de MegaUpload ? Dix mois après la fermeture du service d'hébergement, la question reste plus que jamais d'actualité. L'acharnement d'un Américain, Kyle Goodwin, est néanmoins en train de porter ses fruits. Soutenu par l'EFF, une ONG américaine, il a obtenu de la justice le droit d'obtenir une audience pour exposer son cas.

"Le tribunal a annoncé aujourd'hui [jeudi, ndlr] qu'il tiendra une audience pour avoir des détails sur les biens appartenant à M. Goodwin – où sont-ils, qu'est-ce qui s'est passé lorsque le gouvernement lui en a refusé l'accès et de quelle façon peut-il les récupérer", a écrit Julie Samuels, l'une des avocates de l'EFF. Il appartient désormais aux deux parties de s'accorder sur la forme que prendra cette audience.

"Nous sommes ravis de voir que M. Goodwin va pouvoir porter son dossier devant la justice et nous cherchons désormais à aider le juge à élaborer une procédure permettant à tous les usagers de MegaUpload de récupérer les données qui leur appartiennent légalement", a conclu Julie Samuels.

La décision du juge Liam O’Grady ne permet pas encore à Kyle Goodwin de récupérer ses fichiers, mais elle a au moins le mérite de ramener tout le monde autour de la table des négociations. En revanche, les autres utilisateurs dans le même cas que l'Américain ne sont pas concernés. Ces derniers doivent mener individuellement leur propre action, du moins tant qu'aucune solution globale n'est trouvée.

Le nombre précis d'utilisateurs ayant utilisé légalement MegaUpload comme support de stockage de données est un mystère. Ces usagers seraient plusieurs milliers voire plusieurs dizaines de milliers, selon les avocats de MegaUpload, qui ont tout intérêt à grossir le trait pour démontrer que leur plate-forme était loin de servir qu'à pirater des contenus appartenant aux ayants droit.

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