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Vincent Peillon veut un service public numérique pour l'éducation
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 03 Septembre 2012 à 13h31 -
posté dans Société 2.0
![]() Dans un discours enregistré pour le salon Ludovia, Vincent Peillon a plaidé pour une réforme de l'école républicaine qui intègre parfaitement le numérique, avec la constitution d'un véritable service public numérique. Mais le ministre ne va pas au bout de la réflexion qui devrait accompagner la révolution numérique de l'école... A l'occasion de l'université d'été Ludovia, dédiée à l'e-learning, le ministre de l'éducation nationale Vincent Peillon a adressé une allocution sur la place qu'il souhaite donner au numérique dans la réforme de l'école. "On ne peut pas refonder l'École de la République et faire la République du 21ème siècle si nous ne prenons pas en compte pleinement, volontairement, efficacement la dimension nouvelle introduite par le numérique dans notre culture et dans notre civilisation", a-t-il prévenu. Il faut "préparer les jeunes, travailleurs de demain, citoyens de demain, hommes et femmes complets de demain, à la société dans laquelle ils vont vivre, qui est considérablement modifiée et qui peut être considérablement améliorée, du point de vue même des valeurs républicaines, par le numérique et par l'internet". Les enseignants en devenir recevront à cet égard une "formation substantielle à l'usage pédagogique du numérique et de l'internet". Concrètement, Vincent Peillon souhaite développer la dématérialisation des supports pédagogiques et l'apprentissage à distance, parce que "notre école n'est plus définie uniquement par l'enceinte matérielle qui est la sienne". "Nous portons le grand projet de faire naître, à côté des initiatives du secteur privé - elles sont déjà nombreuses - une nouvelle offre de services publics numériques éducatifs, qui soit une composante à part entière du service public d'enseignement et puisse bénéficier aux élèves. Je pense, notamment à un service public de soutien scolaire en ligne", a également indiqué le ministre de l'éducation nationale. Une excellente nouvelle pour les familles qui n'ont pas les moyens de s'offrir les services des Acadomia ou autres Complétude. Le numérique ne doit pas être qu'un support de substitution Cependant, l'allocution de Vincent Peillon montre que la prise de conscience de la révolution induite par le numérique n'est que trop partielle. Le ministre en reste encore à la question de l'utilisation d'outils numériques dans le cadre pédagogique traditionnel (cours à distance, mise en ligne des supports, applications d'e-learning, ...), alors que c'est la pédagogie elle-même qu'il faut remanier. En profondeur. C'est là, la véritable révolution à engager. Et la bataille s'annonce beaucoup plus âpre qu'entre les partisans de la méthode globale ou de la méthode syllabique. Un ancien ministre de l'éducation, François Bayrou, l'avait parfaitement expliqué pendant la campagne électorale. Il faut apprendre à apprendre. "Mieux vaudrait en un nombre d'heures plus restreints de cours transmettre davantage de méthodes d'apprentissage, d'apprendre à apprendre, ce que l'élève pourrait ensuite valoriser y compris dans un travail individuel libre, puisque nous sommes par exemple entrés aujourd'hui dans le monde Internet", avait défendu le candidat à l'élection présidentielle. Auparavant, l'école avait pour priorité de générer des têtes bien pleines. Elle visait à inculquer un maximum de savoirs que l'enfant pourrait ensuite exploiter dans son travail. Mais avec le numérique, l'homme a délégué sa mémoire, qu'il confie aux bases de données et aux moteurs de recherche disponibles sur Internet. Cette mémoire collective est accessible en permanence, en tous lieux grâce aux téléphones mobiles. Il faut prendre conscience que cette mémoire déléguée ne s'en ira pas. Elle fait partie de nous. Elle fait de nous des êtres symbioniques. Continuer à vouloir inculquer des savoirs dans les têtes "en local" alors que ces savoirs sont accessibles "en réseau" est une perte de temps et d'énergie. Désormais, l'école doit avoir pour absolue priorité de générer des têtes bien faites. Elle doit apprendre aux enfants à aller chercher ces savoirs sur le réseau, à savoir les vérifier, à contribuer à leur enrichissement, et et à les utiliser. Il devient à cet égard totalement anachronique de refuser l'accès à internet pour les examens. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Vincent Peillon veut un service public numérique pour l'éducation»
![]() Ca va dans le bon sens, tout ça.
Quitte à rectifier, recadrer, compléter à l'usage. La volonté est là, ne boudons pas notre plaisir. > Il devient à cet égard totalement anachronique de refuser l'accès à internet pour les examens.
Le problème est que l'accès à internet n'offre pas seulement accès à une base de connaissance. C'est aussi le contact en temps réél avec le copain ou le grand-frère qui fait l'examen à votre place, et dans ce cas ce n'est plus votre "tête bien faite" qui est jugée. ![]() "[L'école] visait à inculquer un maximum de savoirs que l'enfant pourrait ensuite exploiter dans son travail".
A la base, le but de l'école n'est pas de former des travailleurs, mais de fournir les connaissances de bases nécessaires à l'émancipation du citoyen. Même si la tendance depuis quelques année était de tendre vers une vision plus utilitariste, c'est je pense quelque chose contre lequel il faut lutter. ![]() Anagrys, le 03/09/2012 - 13:51 D'accord avec toi : autant, les paroles de monsieur Peillon me paraissent sensées, autant, les 2 derniers paragraphes de l'article me le paraissent beaucoup moins. Ils laissent entendre qu'il faudrait juste apprendre aux enfants à faire correctement des recherches sur le web. Ca ne me paraît absolument pas pertinent : même si le réseau est accessible quasiment partout (oui, quasiment, et pas partout, comme le suggère l'article), il me paraît indispensable que les élèves continuent à faire jouer leur mémoire, à accumuler des connaissances. D'une part parce qu'on ne sait pas du tout ce que le réseau va devenir : si demain, on apprend juste aux élèves à faire une recherche sur le net, et qu'après-demain, il n'y a plus de net, on fait quoi de ces gens qui ont mis leur mémoire dans le "cloud" ? Et d'autre part, prendre une décision, ça nécessite d'avoir des connaissances, pour envisager les conséquences de ladite décision. Et pour prendre une décision, on n'a pas forcément le temps ni les moyens d'accéder au réseau. Donc, des connaissances solides me paraissent tout à fait vitales, même dans un monde totalement connecté. Je suis donc pour qu'on apprenne aux élèves à reconnaître dans le réseau une composante du savoir, qu'on leur apprenne à s'en servir, et surtout qu'on leur apprenne ses bienfaits et ses dangers. Mais je suis absolument contre le fait qu'on leur fasse penser que c'est l'unique source de connaissances, et qu'ils n'ont rien besoin de retenir. C'est une hérésie !! ![]() C'est sûr. Quand je vois la caissière sortir sa calculette pour faire 6 fois 9, je me dis qu'avec l'être symbionique on est mal barrés.
Partiellement d'accord également : Sans électricité (dom/Tom en certaines saisons) ou sans réseau (vercors, cantal) l'homme complet doit savoir utiliser le (peu de) mémoire acquise pour survivre, travailler, prospérer. De plus insuffler a notre descendance le sentiment d'amputation lorsque Google est indisponible est digne des pires cauchemards et le sujet d'une partie de la littérature. D'anticipation (Hyperion, Dan Simmons)
/dev/tty, le 03/09/2012 - 14:49Les caissières ne sont pas assez payées pour devoir connaître et/ou réviser leurs tables pour les "beaux yeux" de clients qui leurs mènent la vie dure. Surtout si les conditions de l'apprentissage était mauvaises. Après, effectivement, tout est dans l'équilibre, il reste pas mal de chose qu'il est nécessaire d'apprendre et de mémoriser quand d'autres qui gagneraient à être remplacées par une recherche intelligente de ces données, ce qui inclus d'apprendre à adopter un regard critique et un certain recul vis à vis desdites données. Anyway, tant qu'on confiera le numérique à des gens qui font ça à la marge de leurs autres activités (dans la pratique ce sont souvent des profs un peu passionnés à la fois par leur matière et par l'informatique qui se débrouillent avec les moyens du bord) on sera pas sortis de l'auberge. Il y a bien des profs d'art plastique, de musique et de sport, pourquoi n'y a t'il pas de profs d'informatique ? ![]() Le problème c'est que le réseau des réseau n'est PAS fiable, des données importantes disparaissent tous les jours, certaines informations que je pouvais récupérer il y a 20 ans n'existent plus.
Plus on avance et plus les informations stockées sur internet sont sur le "présent" et disparaissent de plus en plus vite au fur et à mesure que le présent devient plus vaste. ![]() Si on apprend aux élèves à apprendre, à chercher sur Internet, à critiquer et à réfléchir, alors je suis persuadé qu'ils acquéreront ce socle de connaissance dont vous parler, par leur simple curiosité et leur amour du savoir, qui aura pu se développer normalement sans avoir été corrompu par des apprentissages "par coeur" et des heures de classe passées à écouter d'inutiles discours.
Mieux vaudrait effectivement leur apprendre à apprendre, et leur confier des projets pour lesquels ils seraient obligés de se documenter, s'organiser, coopérer, inventer et travailler. Mais la révolution qui est derrière cette révolution éducative serait bien plus large que beaucoup ne l'imaginent. Car si on apprend aux élèves à faire cela, ils découvriront les penseurs réels, les penseurs sincères, et non plus les penseurs officiels. Ils découvriront l'histoire réelle et non plus l'histoire enseignée. Et la société changera alors radicalement. Les Ministres, et notamment celui de l'éducation, sont-ils prêts à ne plus maîtriser le programme ? A ne plus maîtriser ce qui rentre dans les têtes dites "bien faites" ? Je ne le crois pas. Je crois qu'ils vont plutôt essayer d'installer des tableaux numériques. ![]() milord, le 03/09/2012 - 14:40 J'ajoute ma pierre : le web (il serait plus exact de dire: les moteurs de recherche) contribue à une connaissance parcellaire, atomisée. Le même problème existe avec la doc électronique, même hors-ligne. J'en suis moi-même victime: je vais y pêcher une réponse en négligeant de construire une vision d'ensemble structurée par la lecture du contexte, la mise en relation des différents chapitres. Il y a finalement deux corps de connaissance: celle que j'ai apprise à l'école, complète, structurée, sachant quoi dépend de quoi; et celle que j'ai apprise sur le web, faite de fragments. Savoir mettre les choses en relation (ceci est partie de cela, découle de ça et précède ceci) est aussi important que d'enregistrer des informations éparses. J'irai même jusqu'à dire que c'est la capacité à ordonner, relier, hiérarchiser et classifier l'information qui constitue la connaissance. ![]() Morigan, le 03/09/2012 - 15:33 Ce n'était pas une attaque contre les caissière ou caissiers. C'était un fait vécu. Le calcul mental fait partie des connaissances de base. Il donne un avantage à celui qui le pratique, qui a fini avant même que l'autre ne sorte sa calculette. Et c'est un avantage qui sert tous les jours. Le problème n'est d'ailleurs pas nouveau puisqu'il date des Texas&co, qui firent déjà grand débat à l'époque. [message édité par /dev/tty le 03/09/2012 à 16:13
]
![]() Et du coup, comment tu gère ceux qui ne sont pas curieux et ne désirent pas acquérir la connaissance?
![]() dieangel, le 03/09/2012 - 16:41 On essayera de leur donner le goût, sinon, comme aujourd'hui : ils se planteront et sortiront du système en situation d'échec. ![]() thb, le 03/09/2012 - 16:44 En quoi c'est mieux? ![]() dieangel, le 03/09/2012 - 16:41 On les envoie dans des camps de rééducation. ![]() dieangel, le 03/09/2012 - 16:51 D'une part c'est mieux parce que en arrêtant de bourrer le crâne aux élèves il y en a plus qui restent curieux (car être curieux est naturel) Mais surtout c'est mieux pour tous ceux qui réussissent. Vous vous êtes focalisé sur ceux qui ne réussissent pas mais ce n'était pas du tout mon propos. ![]() Oui mais il faut en faire quelquechose de ceux qui réussisent pas, on peut pas avoir une société ou on a d'un coté ceux qui rentrent dans le moule et de l'autre "le reste".
Comment tu stimule un gamin qui veut pas apprendre si tu le force pas? ![]() Blah blah blah fait de mots comme république, républicain, valeurs républicaines, depuis plusieurs jours.
A en donner la nausée tant c'est gros. Pathétique politicien, tu es nu. Darwiin, le 03/09/2012 - 14:27 Mais une fois dans la vie active, ce qui va t'être demandé, c'est de savoir réciter de tête un nombre limité de connaissances ou de savoir faire jouer Internet et son réseau pour résoudre le problème? Je pense que la manière de voir le travail depuis l'école doit changer. Qui a décrété, un jour, que chaque élève devait avoir l'interdiction de faire appel a des ressources extérieures (documents ou personnes). D'ailleurs, quel salarié peut encore se vanter ,avec le niveau et/ou l'efficacité exigée de tout un chacun, de ne pas avoir besoin de mentor, de supérieur, d'aide ou de documents? ![]() dieangel, le 03/09/2012 - 16:41 Star'Ac et allocs. Ne nous leurrons pas, on va vers une société où une partie de la population devra nourrir l'autre. Elle y ressemble déja de plus en plus. http://fr.wikipedia....i/Tittytainment ![]() okh, le 03/09/2012 - 18:55 Je renverse la question : dans ton boulot, combien de fois as-tu fait jouer Internet pour résoudre un problème? Il me paraîtrait même assez dangereux que les gens qui construisent - disons - des ponts ou des avions, trouvent leurs solutions sur internet plutôt que dans leur bagage éducatif. [message édité par /dev/tty le 03/09/2012 à 19:07
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/dev/tty, le 03/09/2012 - 19:04 Je suis hors catégorie, je suis développeur. J'utilise Internet quasi quotidiennement pour trouver des solutions ou des réponses. Pour ton exemple, il est évident qu'un minimum de bagage est nécessaire (certains métiers auront évidemment un bagage bien plus élevé qu'un autre). Pour te retourner ton exemple, ce qui me ferait peur, c'est que l'ingénieur en fin de carrière se serve de ce qu'il a appris a l'école pour construire l'avion dans lequel je vais monter. Le monde bouge trop rapidement pour se baser sur des connaissances acquises il y a plus de 15 ans dans énormément de domaines (Imaginez un artisan qui conçoit une maison pleine d'amiante de nos jours...) /dev/tty, le 03/09/2012 - 19:00C'est a dire que c'est un peu ça la société, sinon on est dans une loi de la jungle. C'est un peu facile de dénoncer les allocataires, ou le cancer de la France comme aime à les appeler Laurent Wauquiez. Et puis on va aussi sacraliser la "valeur travail" au passage. Non. Et puis dans ton renversement de question : dans ton boulot, combien de fois as tu réellement du faire appel à ce qu'on t'a rentré de force dans le crane pour résoudre un problème (au hasard : la bataille de Marignan ? Les fables de la fontaine ?) Et puis ceux qui ne sont pas curieux et ne désirent pas acquérir la connaissance ne sont pas des aliens, heins, ce sont des gens comme vous et moi, pas nécessairement moins compétents, et de plus indispensable au bon fonctionnement de la société car tout le monde ne peut ni ne veux être cadre. JJ2458, le 03/09/2012 - 19:19 Il y a des métiers ou les gens n'ont pas besoin de s'instruire, de réfléchir ou de construire... Un maçon au chomage ne va pas commencer à étudier la médecine chez lui, et même si il le faisait, ca ne rapporterais rien a la société. JJ2458, le 03/09/2012 - 19:48 Oui en effet, des maçons au chômage qui vont ensuite faire une petite dizaine d'années d'étude pour devenir médecin, ça doit courir les rues. Mais je crois que je vois ou tu veux en venir. Il ne faudrait surtout pas qu'un chomeur arrête la cadence, la détente, c'est pour les loosers, allons étudier un domaine quelconque au cas ou éventuellement j'en aurais besoin un jour en cas de reconversion (en admettant qu'il y ait plus de boulot dans cette branche que dans l'autre). C'est vrai que c'est bien mieux d'avoir des gens qui ne s'arrêtent jamais, même quand ils y sont forcés par les aléas de la vie. Ca aide a garder un niveau de stress minimum très bon pour la santé qui viendra aider pour les finances de la sécu. Quand tout le monde aura compris que le problème n'est pas les chomeurs, mais le chomage, on aura déja fait un grand pas ![]() okh, le 03/09/2012 - 19:16 Ben je vais te faire peur : il s'en sert très certainement. Je ne pense pas que les lois de la physique aient été complètement boulversées entre-temps. ![]() okh, le 03/09/2012 - 19:16 Moi aussi je développe. Internet me sert de référence, ça me remplace une tonne de classeurs sur des étagères. Néanmoins, ce n'est pas sur Internet que j'ai appris la logique, les langages formels, les parcours de graphes, l'analyse syntaxique, les concepts (pas l'usage) des systèmes d'exploitation, mutex, Petri et j'en passe, bref toute l'armature théorique qui est derrière et avec laquelle il devient un jeu d'enfant d'instancier. Ca, j'aurais eu le plus grand mal à le trouver sur le web. Il a bien fallu "ingurgiter de la connaissance" à l'entonnoir, n'en déplaise aux pédagogistes new-age. Bien sûr, après on peut aller vérifier la syntaxe d'une regexp sur Google. Mais ça reste une pièce annexe de tes connaissances, comme j'irais sur Wikipedia si j'ai oublié le par-coeur de cos( a+b ). [message édité par /dev/tty le 03/09/2012 à 23:49
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C'est une blague j'espère? Tu commence par dire que c'est une honte que les gens au chomages fassent ce qu'ils veulent si ce n'est pas productif et qu'il faudrait leur mettre un coup de pied aux fesses, et tu finit par répondre que c'est pour leur amusement et qu'ils le font si ils veulent. Si ils le veulent ils le feront, si ils ne le veulent pas ils ne le feront pas, dans les deux cas je vois pas en quoi ca te concerne.
Donc puisque tu n'a pas pu le faire, c'est devenu impensable que ca devienne un jour possible? Désormais sur Internet, il y a des cours sur énormément de domaines, particulièrement sur l'informatique. Je ne vois pas ce qu'un cours numérique et une communauté de développeurs ne pourraient pas faire ce que fait un professeur sous prétexte qu'on est en ligne. J'ai déja admis qu'il fallait un bagage minimal, mais il est relativement petit au vu des domaines d'expertise existants dans chaque domaine.
Les lois de la physique non. Notre connaissance de ces lois, si. Les normes et les lois humaines, si. Si ca t'enchante d'entrer dans un avion conçu par quelqu'un qui a appris a en faire a l'époque ou les accidents étaient plus fréquents sans qu'il n'ait eu d'occasion de changer sa façon de faire, moi ca me fait moyen rire. ![]() okh, le 04/09/2012 - 10:33 "Sans qu'il n'ait eu d'occasion de changer sa façon de faire". Cette phrase ne faisait absolument pas partie de la phrase que j'ai citée. Il y a une différence entre appliquer strictement ce qu'on a appris et se servir de ce qu'on a appris... Les grosses évolutions techniques, l'ingénieur les intégrera la plupart du temps en faisant des formations, pas en se documentant tout seul sur internet. Si tu comptes sur ton ingénieur pour te faire des avions à partir de ce qu'il a lu sur internet, je pense que tu risques de "moyen rire" aussi... ![]() okh, le 04/09/2012 - 10:33 Dans le domaine de l'informatique je connais beaucoup de gens solides qui ont appris leurs bases théoriques sur Internet. C'est tout à fait possible aujourd'hui, et d'ailleurs ça l'était déjà il y a 10 ans. L'informatique est un des domaines dans lesquels les matériaux d'apprentissage ont existé en premier sur Internet. Après ce n'est pas en lisant les forums, c'est sur (encore que sur certains...), mais les sources sérieuses sont très très nombreuses. A comparer à un bon vieux cours magistral de fac, ou de toutes façons on n'apprend rien de plus qu'en lisant Wikipedia... ![]() C'est tout le processus éducatif qu'il faut revoir dès l'école primaire. Le système actuel est de plus en plus inadapté aux élèves. Les classes sont de plus en plus plaines...
. Premier point important : cesser absolument le système de classe d'âge et mettre en place un système de classe par matière. L'élève est fort en maths, il ira dans une classe de niveau supérieur en math. Il est moins bon en langue, il ira dans une classe de niveau inférieur en langue. Des évaluations pourraient se faire chaque trimestre pour savoir si un élève est capable de passer à la classe supérieure ou non. Cela évite à l'élève de sacrifier des matières pour passer au niveau supérieur. A partir du lycée, l'élève/étudiant continuera à suivre un tronc commun composé des maths, du français, de l'histoire, de la géographie, l'éducation civique, l'anglais. Il pourra y ajouter des matières de son choix et pourra pour cela contacter des conseillers d'orientation. La progression en classe de niveau continue comme en primaire et au collège mais avec des cours en option supplémentaires. On ne dispense plus de diplôme, chaque français aura plutôt une fiche de compétences pour indiquer le niveau atteint dans chaque matière, cette fiche pourra être et sera enrichie durant la vie active. Pour rendre cela possible, de grands campus regroupant tous les cours possibles et suffisamment de logements étudiants devront être construits. Un par région. Les langues étrangères devront être enseignées par des personnes dont c'est la langue maternelle le plus tôt possible. Les enfants devront apprendre à parler la langue et à la comprendre à l'oral avant d'essayer de l'écrire. Pour l'enseignement de l'informatique - Dès l'école primaire : comment allumer un ordinateur, comment utiliser un mot de passe. Comment utiliser Internet en toute sécurité. - Au collège : qu'est-ce qu'un OS, qu'est-ce qu'un logiciel, qu'est-ce qu'un navigateur, qu'est-ce qu'un moteur de recherche. Apprendre à faire la différence entre software et hardware, apprendre à faire la différence entre les différents softwares, apprendre à utiliser un antivirus. Apprendre à protéger sa vie privée sur Internet - Au lycée : apprendre des bases de programmation (HTML, PHP, MySQL, CSS), apprendre les bases du réseau. Un peu de droit de l'informatique et des propriétés intellectuelles. . Je suis conscient que cela coûterait extrêmement cher à mettre en place. Cependant, il ne faut pas oublier que l'éducation est un investissement à moyen terme (10 à 20 ans). milord, le 04/09/2012 - 10:45 Ah bon? Sur Internet tout le monde dit n'importe quoi c'est ca? Pourquoi est ce qu'on ne pourrait pas réformer le système en ayant des bases de connaissance fiables sur Internet? On le fait bien avec les bibliothèques et les professeurs. Il n'y a rien qui empêche qu'un ingénieur aille faire ses avions depuis ce qu'il apprendra sur Internet. D'ailleurs, beaucoup des choses que tu utilise tous les jours est tiré, au moins en partie, de la connaissance sur Internet. A commencer par tes logiciels et tes sites webs. J'ai appris a développer avant d'aller en cours d'Informatique en tirant parti d'Internet, c'est pas pour ca que je fait n'importe quoi à mon boulot. ![]() okh, le 04/09/2012 - 11:21 Euh. Relis tranquillement mes posts et essaie de trouver à quel moment j'ai pu dire ou laisser sous-entendre ça. okh, le 04/09/2012 - 11:21 Oui. D'ailleurs, il paraît qu'Airbus recrute et forme comme ça. okh, le 04/09/2012 - 11:21 Oh, tu m'apprends un truc. Heureusement que tu es là pour le dire à une personne qui fait du développement web... okh, le 04/09/2012 - 11:21 On parle de toi, ou on parle d'un ingénieur en aéronautique ? Parce qu'à ce moment-là, on peut aussi dire qu'un médecin peut tout apprendre sur Internet, vu que toi t'as bien réussi pour l'informatique. milord, le 04/09/2012 - 11:36 Je parle en général en prenant des examples. Je ne vois pas la différence entre les deux cas. Ce que le médecin, l'ingénieur en aéronautique, le développeur apprennent dans des livres peut être appris par Internet. Ce qu'ils apprennent via un prof peut être appris via les communautés ou les mêmes profs, via support numérique. Je ne vois pas l'intérêt de sacraliser le monde physique comme si c'était un gage de qualité. Au contraire, le monde numérique permet d'avoir plusieurs sources d'information, de juger si une est pertinente face à une autre. Un professeur a une opinion et t'apprendra ce qu'il pense être le meilleur. Même si c'est faux. milord, le 04/09/2012 - 11:36 Tu insinue fortement que tu ne ferait pas confiance a quelqu'un qui applique ce qu'il aurait vu sur Internet, de la a déduire que c'est ce qu'il a vu sur Internet qui n'est pas fiable, c'est du pareil au même. ![]() okh, le 04/09/2012 - 11:55 Ah ? Ben il y quand même un problème, si tu ne vois pas de différence entre la formation d'un médecin, d'un ingénieur en aéronautique et d'un ingénieur en informatique... okh, le 04/09/2012 - 11:55 Parce que pour toi, une formation, ça se résume à lire ? okh, le 04/09/2012 - 11:55 Il n'y a pas de sacralisation, juste un différenciation. On peut dire qu'Internet ne devrait pas être la source de toute formation professionnelle et qu'on ne devrait pas laisser penser aux enfants que toute leur mémoire est disponible sur le web, sans pour autant "sacraliser" le monde physique, non ? okh, le 04/09/2012 - 11:55 Non, je dis que je ne ferais pas confiance à une personne qui se serait uniquement formée sur Internet, dans le cas de l'ingénieur en aéronautique (parce que je n'ai pas la prétention de pouvoir appliquer le même schéma à toutes les professions). N'essaie pas de binariser mon raisonnement, alors que c'est le tien qui l'est : il suffit de relire ma première intervention sur le sujet pour voir que mon propos n'est absolument pas de dire qu'Internet est mauvais. milord, le 04/09/2012 - 13:40 C'est marrant de quoter la moitié d'un paragraphe et dire qu'il en manque l'autre moitié... milord, le 04/09/2012 - 13:40 Bah, j'affirme que la connaissance qui passe par la voix pour arriver dans les oreilles est la même que celle qui passe entre temps par un cable numérique sur Interner et tu n'est pas d'accord. C'est de la quasi mystification de ce qui se passe dans une salle de classe, un peu comme si la connaissance qui sort du prof ne pouvait pas se numériser sans perdre ses qualités... okh, le 03/09/2012 - 18:55 Oui, je ne nie pas que les relations et savoir les utiliser soit important. Mais c'est vraiment pas le but d'un examen qui est quelquechose de ponctuel et "technique" et qui n'a aucun sens si une autre personne l'a fait à ta place. Si on suit ton raisonnement autant ne plus faire d'examen et dans ce cas embaucher les gens uniquement sur leur profile linked-in ou facebook (ce qui est déjà un peu le cas d'ailleur...). C'est peut-être valable dans certains metiers mais pas pour tous. Darwiin, le 04/09/2012 - 16:16 Au contraire, l'examen devient encore plus utile. Il prouve qu'en situation réelle, tu peux te débrouiller avec les ressources à ta disposition. En gros, il prouve que tu est capable d'être efficace en entreprise plutôt que de prouver que tu sais réciter tes cours par coeur. Le but c'est de te mettre en situation réelle dans un examen, les médecins seront donc amenés a examiner un patient (vrai ou simulé), les chirurgiens charcuteront un mannequin, l'ingénieur en aéronautique dessinera des plans d'un nouvel avion etc... Bref, tout un tas de choses qui sont rarement évaluées réellement en examen, ce qui amène de bons éléments à être des élèves plutôt médiocres alors qu'en situation réelle, ils peuvent être plus efficace qu'un étudiant qui ne saurait que régurgiter ce qu'il a vu en cours... okh, le 04/09/2012 - 16:56 Bien sûr mais ce dont tu parles là ce sont des examens pratiques (des oraux en gros qui nécessitent un prof derriere chaque élève pour suivre en temps réél le raisonnement ou l'utilisation des resources). C'est très bien et très utile aussi mais ça ne peut pas marcher pour un examen écrit avec cinquante personnes qui planchent en même temps sur le même sujet. Darwiin, le 04/09/2012 - 17:53 Le nombre de personnes nécessaires c'est pour éviter que les élèves ne trichent. Si la triche n'existe plus, tu n'a pas besoin de surveillants plus que ca, tu a juste besoin de plus de matériel. ![]() Je rejoins Milord sur ce qu'il dit. Internet ne remplacera jamais l'apprentissage classique. Il n'est qu'un outil supplémentaire parmi d'autres pour permettre cet apprentissage.
Pour la news, visiblement les politiques n'ont toujours rien compris au numérique et à internet (mais ça on s'en doutait un peu) et surtout aux enjeux sociétaux qui en découlent. Parce que l'e-learning et tout le tralala c'est que de la branlette de technocrates à moitié séniles qui croient bêtement que les gosses vont devenir plus intelligents avec ça. Franchement quelles différences il y a t-il entre apprendre avec un livre papier et apprendre avec un document PDF ou HTML ? C'est la même chose, c'est juste le support qui change. Disons que l'outil informatique permet un peu plus d'interactivité mais c'est pas ça qui va rendre les gosses plus intelligents et cultivés, faut pas délirer non plus. De même que l'apprentissage actuel des TIC à l'école c'est bien jolie (savoir chercher sur un moteur de recherche, faire du traitement de texte...) mais ça reste quand même un peu de la branlette car c'est pas avec ça que le gosse va être préparé au changement de société qui s'annonce avec cette révolution qu'est Internet. Car il s'agit bien d'une révolution au même titre que l'imprimerie tel que l'a expliqué Benjamin Bayart dans de nombreuses conférences. Or Bayart explique que si l'imprimerie a permis aux gens de lire, Internet leur permet d'écrire. En d'autres termes, l'article 11 de la déclaration des droits de l'homme, relatif à la liberté d'expression, devient enfin réel, puisque grâce à cet outil, n'importe qui peut s'exprimer, ce qui n'est pas le cas pour la presse papier. Or l'école apprend surtout aux enfants à lire et à accumuler des connaissances. C'est bien mais c'est insuffisant. Il faut aussi leurs apprendre à écrire dans le but de ne plus être seulement lu par le prof qui note les connaissances et éventuellement la réflexion, mais d'être lu par un très large public, dans le but de faire véhiculer des idées, de débattre et de convaincre. Et c'est ça qui change tout. Et surtout il faut que les gosses apprennent enfin à réfléchir par eux-même et non plus de se contenter bêtement de réciter comme un perroquet ce que leur a appris leur prof. La révolution Internet implique également de savoir trier les informations, de les comparer, de vérifier les sources et surtout de toujours garder son esprit critique chose que l'école n'apprend pas aux gosses. Par exemple, beaucoup de profs se plaignent de Wikipedia mais peu d'entre eux sont capables d'expliquer à leurs élèves comment correctement s'en servir (c'est à dire regarder l'historique des modifications, la page de discussions etc...et surtout ne pas se contenter d'une seule source d'informations) Et enfin il est important d'enseigner également un minimum sur la technique. Pas pour faire des gosses des futurs geeks ou informaticiens, mais juste pour leur permettre de comprendre comment tout ça marche et quelles conséquences ça a sur la société (car ça a forcément des conséquences) Par exemple expliquer qu'internet est un réseau mondial acentré, constitué d'un ensemble de réseaux interconnectés. ça a l'air de rien comme ça, mais cette structure même du réseau implique énormément d'enjeux qui bouleversent la société (comme le fait que le réseau est incontrôlable et non censurable) Je vous invite à regarder les conférences de Benjamin Bayart pour en savoir plus comme celle ci => http://www.fdn.fr/me...aux_JFL2010.ogg Et ne pas oublier toutes le questions sociales que posent le numérique comme celles concernant la vie privée, le droit à l'anonymat, le droit à l'oubli etc... Bref autant de questions qui sont plus de l'ordre des profs de français et de philo que des profs de sciences et techno. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Quant à la définition de ce "socle de base", je n'ai pas la prétention d'essayer de le définir...