Les données publiques sous format ouvert intéressent les internautes. C'est le constat du ministère de l'Intérieur, dont les jeux de données figurent parmi les plus réclamées. Le ministère assure qu'il poursuivra en ce sens afin de fournir aussi vite que possible des "données pertinentes et représentatives" de son action.

Entamée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, l'action d'EtaLab en faveur de l'ouverture des données publiques se poursuit désormais sous l'ère Hollande. De quelle façon ? C'est ce qu'a voulu savoir le député UMP Lionel Tardy. Il a donc posé une question au ministère de l'Intérieur afin de "connaître sa position sur cette politique et les actions qu'il compte entreprendre, au sein de ses services, sur ce sujet."

Dans sa réponse, repérée par Martin_U, la place Beauvau souligne qu'à ce jour "244 jeux de données réutilisables sous des formats ouverts ont été collectés et publiés" sur des sujets aussi variés que la sécurité intérieure, la sécurité routière, la sécurité civile, l'immigration, intercommunalité, les résultats électoraux ou encore les associations et fondations d'utilité publique.

Une réunion bilatérale a été organisée fin juin avec la mission Etalab, après une rencontre en janvier. "En termes de premier bilan, les données réutilisables produites par le ministère de l'intérieur ont suscité un vif intérêt de la communauté numérique", en particulier celles relatives à la localisation des accidents corporels de la circulation et aux résultats électoraux de cette année.

Le ministère de l'intérieur manifeste le désir de poursuivre en ce sens, avec le souci de recenser et mobiliser "dans des délais très brefs" les données publiques disponibles et "la volonté de proposer à la communauté numérique et aux citoyens un socle de données pertinentes et représentatives des différents domaines d'intervention du ministère de l'intérieur".

Lors de la constitution du gouvernement Ayrault, l'Open Data a été mis en avant.

La charte de déontologie signée par les membres du gouvernement insiste en effet sur l'importance des données publiques. Le texte stipule que "le gouvernement a un devoir de transparence", qu'il "respecte scrupuleusement les dispositions garantissant l'accès des citoyens aux documents administratifs" et "mène une action déterminée pour la mise à disposition gratuite et commode sur internet d'un grand nombre de données publiques".

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