Alors que l’Équateur lui a accordé la protection diplomatique, Julian Assange ne peut sortir de l'ambassade londonienne sous peine d'être arrêté par la police britannique. Numerama publie cinq tactiques que le fondateur de Wikileaks pourrait mettre en œuvre pour s'enfuir.

Ce jeudi, l’Équateur accordait sa protection diplomatique à Julian Assange. Mais la Grande-Bretagne a rapidement annoncé qu'elle n'acceptait pas cette décision et que des agents surveillaient désormais les issues de l'ambassade pour pouvoir l'arrêter à sa sortie.

Si le fondateur de Wikileaks ne peut se résoudre à vivre pour le restant de ses jours cloitré dans les bureaux équatoriens, voici cinq méthodes qui pourraient lui être utiles pour s'échapper.

1 – L'option britannique

Julian Assange pourrait s'inspirer de l'agent britannique James Bond et décider de faire une sortie spectaculaire. A moins de 100 mètres de l'ambassade se trouve un héliport. Il pourrait donc, comme le héros de Ian Fleming, commencer par s'échapper par les toits (1) avant de descendre en rappel le long du bâtiment (2), traverser la rue discrètement (3) et pénétrer dans les immeubles qui lui permettront d'accéder à l'hélicoptère stationné sur le toit (4).

James Bond oblige, le pilote sera sans doute une belle espionne équatorienne. Mais Julian Assange devra se méfier. Comme toujours, ce sera un agent double qui cherchera, plus loin dans l'histoire, à l'éliminer.

2 – L'option musclée

La Grande Bretagne mène toute cette opération en prétextant la nécessité de renvoyer Assange en Suède, où il est accusé d'avoir eu des relations sexuelles non protégées. Mais, il semble évident que son rôle dans Wikileaks et la publication des câbles diplomatiques ont un lien avec l'acharnement britannique pour le faire sortir de l'ambassade.

Selon un ancien diplomate anglais, les Etats-Unis ne seraient d'ailleurs pas étrangers à cette opération. Julian Assange pourrait donc compter sur le soutien d'un ancien militaire américain qui n'a pas apprécié la façon dont son pays l'a traité une fois rentré du Vietnam.

John Rambo pourrait donc reprendre du service et venir liquider les agents postés devant l'ambassade pour en faire sortir de force le fondateur de Wikileaks. Cela lui permettrait de se venger de ceux qui l'ont trahis à plusieurs reprises.

Seulement, Assange et Rambo devront se méfier des représailles de la police britannique. On se souvient des moyens considérables déployés contre l'américain, malgré son célèbre "don't push it or I'll give you a war you won't believe" ("fais pas chier, ou je te ferai une guerre comme t'en as encore jamais vu"). La Grande Bretagne avait déployé un arsenal de protection important à l'occasion des Jeux Olympiques et les missiles installés sur les toits de plusieurs immeubles londoniens pourraient être utilisé contre le duo.

3 – L'option diplomatique

S'il est vraiment impossible pour Assange de sortir à découvert de l'ambassade, il peut le faire plus discrètement. La Convention de Vienne (.pdf) a autorisé l'utilisation de "valises diplomatiques" qui permettent la circulation d'objets sous couvert de l'immunité diplomatique.

Ainsi, un autre Etat n'a pas le droit de contrôler le contenu de cette "valise". Si, à l'origine, c'était véritablement des valises, aujourd'hui ce sont plutôt des conteneurs qui acheminent des types d'objet très variés.

Julian Assange pourrait donc se cacher dans l'un de ces conteneurs à destination de l'Equateur. Ou, s'il est doté de talents de contorsionniste que l'on ne lui connaît pas, il peut aussi se glisser dans une malle qui sera gardé par un agent diplomatique et qui n'ira pas en soute.

4 – L'option scientifique

Ken Hayworth travaille actuellement sur une technique permettant de fossiliser un cerveau tout en conservant intact le connectome, qui serait le siège de la conscience et donc de la mémoire et des émotions. Le scientifique estime que, dans quelques années, il sera alors possible de récupérer ces informations pour les transférer dans un ordinateur.

Ses recherches ne sont pas encore terminées mais elles montrent déjà des résultats très satisfaisants sur les souris. Pour aller plus loin, Hayworth a décidé d'appliquer sa méthode sur lui-même. Il se rendra donc très bientôt dans un hôpital où la solution lui sera injectée, ce qui entraînera instantanément sa mort. Cependant, son cerveau sera conservé et les informations qu'il contient pourront, un jour, être réutilisées.

Ce pourrait être la solution ultime pour Assange : ne faire plus qu'un avec Internet. Impossible alors de l'arrêter et des internautes du monde entier s'échangerait sa conscience en P2P. Cela signifie, cependant, qu'il ne sortirait pas physiquement vivant de l'ambassade.

5 – L'option BHL

Enfin, le grand héros français Bernard-Henry Lévy pourrait décider de défendre la cause de Julian Assange comme il a su le faire en Libye. Il ferait donc pression sur les présidents qu'il connaît personnellement et se rendrait lui-même à Londres où il n'écouterait que son courage pour venir en aide à l'opprimé.

Une solution qui a déjà montré son efficacité par le passé mais qui a un gros inconvénient. Elle pourrait entrainer l'apparition sur nos écrans d'une suite au film Le Serment de Tobrouk, qui met en scène BHL en Lybie et qui n'a réussi à générer que 1 475 entrées lors de sa première semaine d'exploitation en France, en juin dernier.

Un risque que peu d'entre nous sommes prêts à assumer.

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