Les développeurs Linux entrevoient le bout du tunnel. Une version open-source de l'UEFI imposé par Microsoft vient d'être publiée. Elle leur permet d'adapter leur OS à ce système qui sécurise la phase de démarrage de l'ordinateur. Sans ça, il faudra que le logiciel soit signé. Un processus payant qui signerait la fin d'un bon nombre de distributions.

Nous en avons déjà parlé, l'arrivée sur le marché de Windows 8 dans les prochains mois s'accompagnera de l'adoption par les constructeurs de l'UEFI. Ce système qui permet notamment de sécuriser le démarrage des ordinateurs est imposé par Microsoft sur les machines basées sur une architecture ARM, et fortement recommandé sur les autres.

Seulement, il demande que l'OS de la machine soit signé afin d'être lancé. Red Hat a annoncé la création d'un système permettant aux éditeurs de faire signer leur travail. Mais ce processus est payant, et les auteurs de distributions Linux n'ont pas toujours les moyens de les faire signer. Le problème reste donc entier.

Zdnet explique ce dimanche que James Bottomley, qui est à la tête du Conseil Technique de la Linux Foundation, a peut-être débloqué la situation en publiant les sources d'Intel Tianocore. Ces fichiers sont la version open-source de l'UEFI d'Intel et intègrent le système de signature utilisé par Microsoft.

Ils permettent donc aux développeurs de commencer à travailler à l'adaptation de leur OS sans avoir de machine équipée d'UEFI. Le magazine précise que plusieurs constructeurs ont également salué cette publication, tous ne disposant pas encore de matériel compatible.

Bottomley souligne que c'est encore une version alpha, certaines fonctionnalités n'étant stables que depuis quelques jours. Mais c'est un signe encourageant vers la résolution de ce problème.

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