Le syndicat de l'édition vidéo numérique, préoccupé par la chute régulière des ventes de DVD, appelle le gouvernement à agir pour soutenir le secteur de la vidéo. Il invite à maintenir les efforts de la France contre le piratage mais réclame aussi la révision du taux de TVA appliquée à la vidéo physique et dématérialisée.

Comment enrayer la chute des ventes de DVD ? C'est la question qui obsède le syndicat de l'édition vidéo numérique (SEVN), qui regroupe des éditeurs et distributeurs d'œuvres audiovisuelles et cinématographiques éditées sur DVD et Blu-ray mais aussi proposées sur les plates-formes de vidéo à la demande (VOD). Au cours du premier semestre 2012, le DVD a reculé de 13 % aussi bien en valeur qu'en quantité.

Que faire ? Le SEVN n'y va pas par quatre chemins. Le gouvernement doit "mettre en place dans les prochains mois un cadre institutionnel soutenant les efforts d'offre et d'innovation des acteurs du secteur", explique le syndicat dans un communiqué transmis à l'AFP. "Ce soutien passe en premier lieu par le maintien d'un système de réponse graduée afin de protéger les ayants-droit du téléchargement illégal".

Le SEVN poursuit en jugeant "indispensable de lutter contre les effets particulièrement néfastes du streaming illégal" et réclame que "soient bloquées les sources de financement des sites qui font commerce de liens vers des contenus piratés". Ce dernier point fait l'objet d'une étude de l'Hadopi, qui s'intéresse au financement des sites réputés illicites.

La riposte graduée n'a toutefois permis de stopper cette baisse, alors qu'elle est en place depuis deux ans. Comme nous le notions dans une précédente actualité, les ventes de DVD reculaient déjà fortement alors même que la Haute Autorité a envoyé des centaines de milliers d'avertissements et que les autorités américaines ont procédé à la fermeture de MegaUpload, principale plate-forme de streaming illégal.

Ce n'est décidément pas au niveau du bâton que les efforts doivent porter, mais au niveau de la carotte. Des pistes sont envisageables : l'assouplissement de la chronologie des médias, le développement de l'offre en VOD, des offres combinant cinéma + VOD… Le SEVN demande par ailleurs que le taux de TVA appliqué à la vidéo physique et dématérialisée soit aligné à celui de la télévision et du cinéma.

Ces mesures, qui ne redresseront pas le DVD lui-même, agiront néanmoins sur le marché de la vidéo.

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