Canonical estime que grâce notamment à une forte présence asiatique, Ubuntu sera livré avec 5 % des ordianteurs vendus dans le monde entier en 2013.

Canonical est-il en passe de réussir à imposer Linux sur le marché très fermé des ordinateurs personnels ? Lors du Ubuntu 12.10 Developer Summit, le vice-président au développement commercial de Canonical, Chris Kenyon, a affirmé que 5 % des PC livrés l’an prochain seraient accompagnés d’une distribution Ubuntu. L’an dernier, entre 8 et 10 millions d’exemplaires d’Ubuntu ont été livrés, et leur nombre pourrait doubler en un an.

Un tel chiffre paraît très important par rapport aux statistiques habituelles concernant l’OS libre. Depuis longtemps, Linux stagne autour de 1 % des systèmes d’exploitation présents sur les ordinateurs dans le monde entier. Le marché reste outrageusement dominé par Windows (plus de 87 %), qui relègue les Mac loin derrière avec moins de 10 % de systèmes Mac OS.

Mais 5 % d’ordinateurs fournis avec Ubuntu n’implique pas 5 % d’utilisateurs d’Ubuntu parmi les acheteurs d’ordinateurs récents. Beaucoup de consommateurs achètent un PC fourni avec Linux parce qu’il est moins cher, pour le remplacer très vite par un système Windows piraté. D’autres font co-exister les deux systèmes et finissent par abandonner Linux, parce qu’ils n’ont pas la possibilité d’y lancer leurs jeux vidéo ou leurs logiciels favoris.

Cependant, avec le développement très rapide des services en ligne, le système d’exploitation est de moins en moins un point névralgique pour les consommateurs. Pour ceux qui se contentent d’aller sur Internet et d’utiliser des outils de bureautique en ligne (Google Docs, Office Live, …), Ubuntu fait parfaitement l’affaire. D’autant que les logiciels installés localement ont aujourd’hui une qualité qui n’a pas grand chose à envier aux logiciels conçus pour Windows ou Mac OS.

Il ne serait donc pas si surprenant que Linux dépasse enfin le maigre pourcent qui lui incombe, pour connaître une forte croissance de ses utilisateurs. Sauf que le nombre d’ordinateurs vendus chaque année baisse désormais, au profit des tablettes ou téléphones mobiles sur lesquels il est rarement possible de changer de système d’exploitation. D’où l’enjeu et la difficulté d’imposer Ubuntu Unity, qui doit porter l’OS sur différents écrans.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés