En rachetant il y a 15 jours des brevets d'AOL, Microsoft semble avoir joué les hommes de paille pour Facebook. La firme de Redmond vient en effet de revendre une partie importante des brevets au réseau social, et récupère déjà plus la moitié de la somme investie dans l'opération.

Etrange scénario qui pourrait faire du bruit. Au début du mois d’avril, Microsoft a annoncé le rachat de 800 brevets détenus par AOL, pour 1 milliard de dollars. AOL ne gardait dans sa main que 300 brevets, portant notamment sur les réseaux sociaux, pour lesquels Microsoft a également acquis une licence non-exclusive. Or voilà que Microsoft annonce deux semaines plus tard qu’il a lui-même revendu à Facebook une grande partie des brevets autrefois détenus par AOL, pour 550 millions de dollars.

« Avec l’accord signé aujourd’hui, Facebook va obtenir la propriété d’approximativement 650 brevets et demandes de brevets d’AOL, ainsi qu’une licence sur les brevets et les demandes de brevets que Microsoft va acheter et détenir« , se félicite Microsoft dans un communiqué.

Pour sa part, Microsoft ne conservera en propriété que 275 brevets sur les 800 achetés, et disposera d’une licence sur les 650 autres brevets désormais détenus par Facebook, en plus des 300 brevets que s’est gardé AOL.

« L’accord d’aujourd’hui avec Facebook nous permet de récupérer plus de la moitié des coûts, tout en parvenant à nos objectifs avec l’enchère d’AOL », commence Brad Smith, le conseil juridique de Microsoft. « Comme nous l’avions dit plus tôt, nous avions soumis l’offre gagnante à AOL de façon à obtenir une licence durable sur l’ensemble du portefeuille AOL et la propriété de certains brevets qui complètent notre portefeuille existant ».

De son côté, Ted Ullyot, le conseil juridique de Facebook, explique que l’accord constitue « une étape importante supplémentaire dans notre processus de constitution d’un portefeuille de propriété intellectuelle pour protéger les intérêts de Facebook sur le long terme ».

En mars, Facebook avait déjà racheté 750 brevets à IBM. Il cherchait alors à muscler ses armes contre Yahoo.

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