Pas question d'être la cible de procès sur fond de propriété intellectuelle. Englué dans une procédure avec Yahoo, Facebook a décidé de renforcer drastiquement ses défenses juridiques en procédant au rachat de 750 brevets appartenant à IBM. Objectif ? Être en mesure de contre-attaquer devant les tribunaux en cas de plainte.

Chat échaudé craint l’eau froide. Empêtré dans un conflit avec Yahoo sur fond de propriété intellectuelle, le portail web accusant Facebook d’enfreindre dix de ses brevets, le réseau social américain fondé par Mark Zuckerberg a pris conscience de sa vulnérabilité sur le plan juridique. Afin de se renforcer, le site communautaire vient de boucler le rachat de 750 brevets détenus jusqu’à présent par IBM.

Le montant exact déboursé par Facebook pour acquérir ces titres de propriété intellectuelle n’est pas connu. Selon Reuters, ces brevets portent sur des domaines très variés comme la recherche en ligne ou même les semi-conducteurs. Il ne s’agit pas pour le réseau social de se lancer dans une quelconque production industrielle, mais bien d’avoir suffisamment de munitions pour riposter en cas d’action en justice.

Si une entreprise s’attaque à Facebook, le site communautaire tient à disposer de moyens suffisamment variés pour pouvoir contre-attaquer. Comme la plainte peut potentiellement venir de n’importe quelle société, le réseau social a besoin d’avoir un porte-feuille de brevets non seulement bien garni mais également diversifié pour pouvoir porter plainte à son tour contre le plaignant ou, par exemple, une filiale.

La transaction avec IBM, si elle est impressionnante au regard du nombre de brevets en jeu, n’est toutefois pas la première du genre. Facebook a déjà procédé à quelques acquisitions ces dernières années, mais jamais dans de telles proportions. Au cours de l’été 2010, une vingtaine de brevets a été achetée en prévision de futurs litiges. Avec son introduction prochaine en bourse, Facebook a décidé d’accélérer.

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