Lancé en 2011, le musée virtuel de Google accueille désormais 30 000 œuvres issues des collections de 151 institutions en provenance de 40 pays. En France, Google Art Project a signé des partenariats avec six sites, ce qui lui permet de présenter un peu moins de 400 œuvres tirées des musées et des châteaux français.

Le musée virtuel de Google, qui accueille quelques-unes des plus belles collections du patrimoine de l’Humanité, s’enrichit. Après avoir dévoilé en 2011 la première version d’Art Project, qui donne aux internautes la possibilité de visiter 17 musées de premier ordre, Google vient de mettre à jour son initiative artistique. C’est désormais 151 institutions qui ont signé un accord avec le géant du net.

Dans l’Hexagone, ce sont maintenant six sites qui sont couverts par Google Art Project. Il s’agit du musée d’Orsay, du musée de l’Orangerie, musée du quai Branly, le château de Fontainebleau et le château de Chantilly. Engagé depuis le début auprès de Google, le château de Versailles est toujours de la partie. Fait notable, le musée du Louvre ne participe pas à la plate-forme. Pour l’instant.

Tous les musées ne fournissent évidemment pas le même nombre d’œuvres. Ainsi, le musée du quai Branly en propose 25, le musée de l’Orangerie 18, le château de Chantilly 48, le musée d’Orsay 255, le château de Fontainebleau 10 et le château de Versailles 35. Au total, plus de 30 000 œuvres sont disponibles sur Art Project en provenance de 40 pays. L’an dernier, ils n’étaient que 9.

Google Art Project s’appuie sur la technologie Street View, qui consiste à photographier l’environnement immédiat afin de le reconstituer ensuite par ordinateur. De là, les visiteurs peuvent naviguer virtuellement dans les musées et les châteaux, aller de salle en salle et approcher de très près les peintures, les sculptures et les autres œuvres d’art présentées.

Dans la foire aux questions, Google précise que la qualité de la résolution peut varier d’un musée à l’autre ou d’une toile à une autre. Selon le géant américain, plusieurs paramètres entrent en ligne de compte, ce qui entraîne des variations pouvant atteindre plusieurs gigapixels. Par ailleurs, certaines zones et œuvres ne sont pas accessibles pour des questions de propriété intellectuelle.

Si la plate-forme offre la possibilité d’accéder depuis chez soi à des collections du monde entier, des interrogations demeurent. Quid de l’appropriation d’œuvres du domaine public ? La question, soulevée par la présidente de Wikimédia France, fait craindre un verrouillage des catalogues appartenant aux musées afin de privilégier une solution fermée comme Art Project plutôt qu’un projet libre comme Wikimédia Commons.

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