Arrêté au début de l'année et placé sous liberté surveillé, Kim Dotcom a obtenu lundi l'autorisation de se rendre deux fois par semaine dans un studio d'enregistrement. Il prépare la sortie d'un album qui laisse l'accusation perplexe.

La célèbre MegaSong n’était-elle qu’un aperçu ? Ce lundi, le fondateur de MegaUpload Kim Dotcom s’est présenté avec ses trois co-accusés devant un tribunal néo-zélandais, pour demander un assouplissement des conditions de sa mise en liberté surveillée. Il a obtenu plusieurs concessions, dont la plus surprenante est l’autorisation de se rendre deux fois par semaine aux Roundhead Studios à Auckland, pour y achever « un album sur lequel il travaille« .

Selon TorrentFreak, Kim Dotcom aurait « rodé ses talents de musicien depuis quelques temps« , et l’album serait réalisé « en collaboration avec plusieurs artistes internationaux« . La MegaSong, dont Universal avait exigé le retrait au nom d’une violation de certains contrats d’exclusivités, avait été réalisée avec l’aide d’artistes très réputés comme Alicia Keys, Puff Daddy, Will.I.Am, Snoo Dogg, Estelle, Chris Brown, Kanye West, Lil John ou encore Mary J Blidge.

« Les avocats de la Couronne, apparaissant au nom du Département américain de la Justice, ont émis « un niveau de scepticisme sur le succès » d’un tel enregistrement« , rapporte le New-Zealand Herald, sans que l’on sache en quoi leur scepticisme est justifié. Et surtout en quoi il est pertinent pour l’accusation.

De son côté, TorrentFreak affirme avoir pu écouter quelques extraits en fin d’année dernière, et avoir « aimé ce que nous avons entendu« . Le blog spécialisé affirme aussi que Kim Dotcom aurait des ambitions commerciales avec son album, qui lui permettrait de gagner quelques subsides au moment où ses comptes sont bloqués (il reçoit quand même près de 50 000 dollars par mois d’argent de poche). Qu’un personnage décrit par les maisons de disques comme un parrain du piratage mise lui-même sur les ventes de disques pour gagner de l’argent ne manque pas d’ironie.

Par ailleurs, Kim Dotcom a obtenu le droit de se connecter à nouveau à Internet. Lors de sa remise en liberté, l’une des conditions drastiques décidées par la justice était qu’il ne se connecte pas à Internet. Mais les avocats du fondateur de MegaUpload ont expliqué qu’être coupé des moyens de communication électroniques ne lui permettait pas de préparer sa défense dans des conditions convenables.

De façon plus anecdotique, le multi-millionnaire pourra aussi retourner 90 minutes par jour dans la piscine de sa villa, pour soigner un mal de dos.

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