Pour attirer les internautes vers l'offre légale, la carotte reste indéniablement la meilleure arme des industries et des ayants droit. Suite à la fermeture de MegaUpload et de sa galaxie de services, dont les plates-formes pour adultes MegaPorn et MegaErotic, Marc Dorcel a cassé les prix des vidéos proposés à la location ou au téléchargement.

Au cours de l’opération de police visant à rendre inopérant MegaUpload, les autorités américaines ne se sont pas contentées de neutraliser le site principal. Elles ont également ciblé toute la galaxie Mega et ses nombreuses variantes thématiques. Dix-huit noms de domaine ont été saisis, incluant ceux utilisés par les services pour adultes hdmegaporn.com, megarotic.com et megaporn.com.

L’industrie pornographique, qui se dit aussi victime du piratage sur Internet, que ce soit sur les réseaux P2P ou via les hébergeurs spécialisés, a accueilli la nouvelle avec satisfaction. Suite à l’arrêt du principal service de stockage en un clic, les professionnels, qui cherchent comme l’industrie du divertissement à développer l’offre légale en ligne, espèrent désormais que les internautes reviendront dans les clous de la légalité.

Mais comment les y aider ? Par l’incitation, estime Marc Dorcel. La célèbre société de production française spécialisée dans les contenus pour adultes vient d’annoncer le lancement d’une opération spéciale. Toutes les vidéos vendues sur sa plate-forme, Dorcel Vision, sont désormais accessibles en streaming à 2 euros ou au téléchargement à 10 euros.

Il s’agit d’une baisse conséquente, au regard de la précédente grille tarifaire. En fonction des films, la location en streaming pendant trois heures pouvait coûter 6,99€, 7,99€ ou 9,99€. Du côté du téléchargement, les tarifs étaient de 14,99€, 19,99€ ou 24,99€. « Avec la fermeture de MegaUpload, je ne pouvais pas vous laisser sans porno. Aussi, j’ai décidé de passer toutes les vidéos à 2 euros » annonce ainsi le site web.

Sur le blog officiel, Marc Dorcel ne précise pas s’il s’agit d’une baisse de prix définitive ou si les nouveaux tarifs sont temporaires, le temps d’attirer un nouveau public. Reste que cette baisse de prix est un effort à noter, qui pourrait persuader quelques internautes friands de ces divertissements pour adultes de revenir dans les clous de la consommation légale.

Si Marc Dorcel réagit vite, ce n’est toutefois pas le cas de l’industrie du divertissement « classique » qui, pour le moment, se contente d’applaudir la fermeture de MegaUpload. Or avec la mise hors service de la plate-forme, les ayants droit et les différents acteurs de la filière culturelle disposent d’une fenêtre de tir à exploiter pour faire revenir les internautes vers les offres légales.

Tout comme l’éditeur de vidéos pour adultes, la fermeture de MegaUpload devrait être utilisée pour donner un coup d’accélérateur et créer un engouement, via, par exemple, des opérations spéciales (réduction temporaire ou non du prix, fonctionnalités supplémentaires, nouveaux services…).

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