Vingt-huit sociétés internationales se sont engagées à mieux prendre en compte les besoins des mineurs sur Internet. Des outils de signalement seront mis à disposition des parents et de meilleurs réglages seront déployés pour préserver la sécurité des enfants sur la toile.

La protection des mineurs sur Internet est un sujet qui préoccupe la Commission européenne depuis plusieurs années. Ces derniers mois, Bruxelles a concentré ses efforts sur les réseaux sociaux, scrutant les mesures prises par les entreprises pour protéger les enfants connectés. La Commission a également publié des rapports sur le sujet et avancé un certain nombre de pistes pour augmenter la protection des jeunes.

L’Union européenne n’attend toutefois pas que seuls les sites communautaires fassent des efforts. Afin que les enfants puissent naviguer en ligne sans crainte, il est essentiel que tout le monde y mette du sien. La Commission européenne ne pouvait donc qu’applaudir l’initiative de vingt-huit entreprises internationales, qui ont fait savoir qu’elles allaient agir de façon concertée pour protéger les mineurs sur la toile.

« Cette nouvelle coalition devrait permettre aux enfants, mais aussi à leurs parents, de disposer d’outils de protection transparents et cohérents, grâce auxquels ils pourront tirer le meilleur parti possible du monde en ligne » a expliqué Neelie Kroes, la commissaire européenne chargée de la politique numérique au sein de la Commission.

« Les membres fondateurs de la coalition sont d’ores et déjà en pointe dans le domaine de la sécurité des enfants sur l’Internet. En conjuguant nos efforts, nous imposerons la cadence à l’ensemble du secteur et réunirons les conditions idéales pour donner aux enfants une autonomie maximale lorsqu’ils sont en ligne« . Chacune des entreprises agira sur une base volontaire.

Parmi les entreprises au sein de cette coalition, nous retrouvons des réseaux sociaux (Facebook), des sites de vidéos (Dailymotion), des géants américains (Apple, Google, Microsoft), des constructeurs (Samsung, Nokia, LG Electronics, RIM), des fabricants de console (Nintendo) et de nombreux opérateurs (France Télécom, Deutsche Telekom, BT, Vodafone).

Selon les statistiques de la Commission européenne, les enfants utilisent Internet de plus en plus tôt. Dès sept ans, ils commencent à naviguer en ligne. Les 9-12 ans passent de plus en plus de temps à surfer depuis un appareil mobile (38 %), tandis qu’un peu plus d’un quart (26 %) passent par une console de jeux vidéo. En conséquence, cinq domaines d’action ont été déterminés

  • outils de signalement simples et solides : fonctionnalités placées en évidence et de façon reconnaissable sur tous les dispositifs afin qu’il soit possible de signaler efficacement des contenus et des contacts qui semblent préjudiciables aux enfants et de réagir avec la même efficacité ;

  • paramètres de confidentialité adaptés à l’âge  : fixer des paramètres qui tiennent compte des besoins des différents groupes d’âge (ces paramètres déterminent dans quelle mesure les informations concernant un utilisateur sont disponibles ; par exemple si les coordonnées ou les photographies de l’utilisateur sont accessibles au grand public ou visibles par les personnes proches uniquement) ;

  • étendre l’utilisation des systèmes de classification en fonction du contenu : développer en matière de classification selon l’âge une approche qui soit reconnue comme valable par tous, pouvant être utilisée dans l’ensemble des secteurs et offrant aux parents des classes d’âges aisément compréhensibles ;

  • accroître la disponibilité et l’utilisation du contrôle parental : promouvoir activement des outils conviviaux afin de faire en sorte qu’ils soient adoptés le plus largement possible ;

  • retrait efficace de matériel pédopornographique  : améliorer la coopération avec les services répressifs et les lignes téléphoniques d’urgence, prendre des mesures volontaristes pour retirer les matériels pédopornographique de l’internet.

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