Une étude danoise ne trouve pas de lien entre cancer et portable

Julien L. - publié le Vendredi 21 Octobre 2011 à 11h59 - posté dans High-Tech

Les études se suivent et ne se ressemblent pas toujours. Tandis que l'OMS a requalifié le risque des champs électromagnétiques de radiofréquence, une étude danoise conduite depuis 1990 sur plus de 350 000 sujets n'a pas trouvé de lien causal entre le risque de tumeurs et l'utilisation d'un téléphone portable.

Le téléphone portable constitue-t-il un risque pour la santé des individus ? Depuis de nombreuses années, la nocivité réelle des champs électromagnétiques de radiofréquence divise la communauté scientifique. Plusieurs études ont déjà été publiées dans de nombreux pays et les incertitudes sont loin d'être levées autour de l'impact des ondes sur la santé humaine.

Une nouvelle expertise, publiée jeudi dans le British Medical Journal, vient à son tour apporter de l'eau au moulin. Conduite au Danemark, l'étude est remarquable par sa durée et par le nombre de sujets suivis par l'équipe conduite par Patrizia Frei, de la Société danoise du cancer. Elle a duré dix-sept ans, de 1990 à 2007, et a concerné 358 403 Danois abonnés à un opérateur de téléphonie mobile.

Les conclusions des travaux danois indiquent qu'il n'y a aucun risque accru de tumeurs du système nerveux central, remettant ainsi en cause une association causale entre une utilisation d'un téléphone portable et le développement d'une tumeur au niveau du cerveau (gliomes et méningiomes). En effet, le taux d'apparition de tumeurs chez les utilisateurs de mobiles est sensiblement le même que celui des autres Danois.

Rien de significatif, donc ? Pour une utilisation normale, oui. L'étude ne tient compte en effet que des personnes abonnées à titre privé, sans prendre en compte les individus disposant d'un téléphone portable dans le cadre professionnel. Or il existe des cas de figure où un téléphone mobile peut être très souvent utilisé dans le cadre professionnel.

La durée quotidienne d'utilisation du portable n'est pas non plus connue, les sujets n'ayant pas été interrogés sur ce point précis. Un oubli regrettable, car cela aurait sans doute permis de dégager des tendances en fonction du temps passé au téléphone. Le risque de voir apparaître une tumeur chez les très gros utilisateurs est en effet mal connu. Une exposition prolongée a peut-être un impact.

Rappelons que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a annoncé début juin que les champs électromagnétiques de radiofréquence sont peut-être cancérogènes. Selon la classification OMS, ces champs sont désormais dans la catégorie 2B. Cela signifie que les mobiles sont potentiellement dangereux pour la santé humaine, mais que la nocivité n'est pas encore formellement prouvée.

Nul doute que de nouvelles études seront conduites à l'avenir.

Publié par Julien L., le 21 Octobre 2011 à 11h59
 
 
13
Commentaires à propos de «Une étude danoise ne trouve pas de lien entre cancer et portable»
 
n'a pas trouvé de lien causal entre le risque de rumeurs et l'utilisation d'un téléphone portable.
oO'
C'est toujours le même problème. Certaines personnes ne parviennent pas à être raisonnables et se fixer une limite à ne pas dépasser, au risque de mettre sa vie en danger.

Vous buvez une verre d'alcool par jour ça va (même si les médecins s'accordent à dire qu'à partir du moment où votre consommation est régulière et quelle que soit la quantité consommé, vous pouvez vous considérez comme alcoolique, mais ce n'est pas le sujet).

Par contre, vous buvez un litre par jour, et là, c'est pas pareil ! Votre corps ne peut accepter qu'une dose précise de polluants quotidiennement. Et le problème, c'est l'accumulation : Pollution atmosphérique, pesticides, champs électromagnétiques, etc.

C'est comme la terre, qui a une capacité maximum a supporter un taux de pollution qu'elle peut absorber. Dépasser ce taux, c'est mettre tout le monde en danger.
entre le risque de rumeurs
Je pense qu'on parle plutôt de "tumeurs" là non ?

A la différence de Numérama, sur lequel on trouve un lien causal entre le nombre de "rumeurs" publiées et la présence de fanboys dans l'équipe, par exemple :)
C'est corrigé, merci :-).
n'a pas trouvé de lien causal entre le risque de rumeurs et l'utilisation d'un téléphone portable.
oO'
Lapsus, cette étude est une rumeur :D
Robert, le 21/10/2011 - 12:17
Vous buvez une verre d'alcool par jour ça va [...].
Par contre, vous buvez un litre par jour, et là, c'est pas pareil ! [...]

A condition de comparer le même produit, car un verre de vodka contient à peu près autant d'alcool qu'une bouteille de cidre.
Il n'y a pas de tumeurs dans une cervelle grillée ... aux câpres.
Pas d'infos sur les personnes/compagnies ayant financé l'étude?

Parce que si l'étude a été financée par Apple, Google, AT&T, Orange, Vodafone...
[...]La durée quotidienne d'utilisation du portable n'est pas non plus connue, les sujets n'ayant pas été interrogés sur ce point précis. Un oubli regrettable[...]

C'est le moins que l'on puisse dire.
En résumé,
étude danoise FAILED
Publication opportuniste et viciée,
Ce n'est pas une nouvelle étude puisque la diffusion de ses conclusions date de plus de 4 ans (Danish Cohort Study back at the end of 2006) et en plus avec des bases de données encore beaucoup plus anciennes.
Ceci dit la ré-édition (médiatique) de cette étude danoise fait partie d'un jeu orchestré par l'industrie pour retarder la législation concernant la limitation de l'exposition aux CEM micro-ondes et des avertissements de santé obligatoires sur portables (dans le style des paquets de cigarettes).
L'étude internationale de l'OMS Interphone ont montré une incidence significative accrue de tumeurs cérébrales et des cancers liés au long terme (10 ans d'utilisation pour 1 / 2 heure par jour).
Cette publication est aussi destinée à contrer l'impact de la décision de l'OMS qui vient de classer en 2b cette année les irradiations électromagnétiques artificielles HF micro-ondes issues du téléphone mobile en "Peut-être cancérogène pour les humains ".
Contrairement à ce que dit l'article, peu importe la durée quotidienne d'utilisation, car s'il y avait un réel impact des ondes sur les tumeurs, cela se serait quand même vu dans une étude de cette ampleur.
Contrairement également à ce que dit l'article, c'est renverser la charge de la preuve que de supposer qu'"une exposition prolongée a peut-être un impact", alors que jusqu'à présent on n'en voit même pas l'ombre.
Si au temps de Parmentier, on avait suivi des objections aussi absurdes basées sur un principe de précaution mal compris, celui des risques imaginaires, on en serait encore aujourd'hui à se demander si manger de la pomme de terre aurait "peut-être un impact", car qui peut affirmer que cela ne provoquerait pas une dégradation de l'ADN humain à la 20ème génération ?!!!
exnihilo, le 23/10/2011 - 12:37
Contrairement à ce que dit l'article, peu importe la durée quotidienne d'utilisation, car s'il y avait un réel impact des ondes sur les tumeurs, cela se serait quand même vu dans une étude de cette ampleur.
Contrairement également à ce que dit l'article, c'est renverser la charge de la preuve que de supposer qu'"une exposition prolongée a peut-être un impact", alors que jusqu'à présent on n'en voit même pas l'ombre.
Si au temps de Parmentier, on avait suivi des objections aussi absurdes basées sur un principe de précaution mal compris, celui des risques imaginaires, on en serait encore aujourd'hui à se demander si manger de la pomme de terre aurait "peut-être un impact", car qui peut affirmer que cela ne provoquerait pas une dégradation de l'ADN humain à la 20ème génération ?!!!
Message de la FAO :
La pomme de terre contient les glycoalcaloides alpha-solanine et alphachaconine (Maga, 1980), concentrés principalement dans les fleurs et les germes (200-500 mg/100 g.). Dans les tubercules de pomme de terre sains, la concentration de glycoalcaloïdes est habituellement inférieure à 10 mg/ 100 g et elle diminue normalement avec l'épluchage (Wood et Young, 1974; Bushway et al., 1983). Dans les variétés amères, la concentration d'alcaloïdes peut atteindre 80 mg/100 g dans le tubercule entier et 150 à 220 mg/100g dans la peau. La présence de ces glycoalcaloïdes est imperceptible aux papilles gustatives à moins que la concentration n'atteigne 20 mg/100 g quand le goût est amer. A de plus fortes concentrations, ils causent une sensation de brûlure persistante comme le piment rouge. A ces degrés de concentration, la solanine et d'autres glycoalcaloïdes sont toxiques. Us ne sont pas détruits durant la cuisson normale car la température de décomposition de la solanine est d'environ 243 °C.

La teneur en glycoalcaloïdes peut augmenter dans les pommes de terre exposées à une lumière vive pendant de longues périodes, ou à la suite de meurtrissures produites au moment de la récolte ou au cours de la manipulation après-récolte et de l'entreposage à des températures inférieures à 10 °C (Jadhav et Salunkhe, 1975). Les glycoalcaloïdes sont des inhibiteurs de cholinestérase et causent des accidents hémorragiques dans le tractus gastro-intestinal et dans la rétine (Ahmed, 1982). L'empoisonnement par la solanine rend très malade mais n'entraîne que rarement la mort (Jadhav et Salunkhe, 1975).

Les pommes de terre exposées à la lumière et à l'humidité se remettent à germer, et prennent une couleur verte. Attention cette couleur verte indique une concentration importante de glycoalcaloïdes, un poison dangereux pour tout être humain. Suivant les quantités ingérées, les symptômes vont de la simple diarrhée, au coma, voire la mort.
Donc pomme de terre verte = Poubelle sans hésiter.
H4rlocK, le 22/10/2011 - 00:53
[...]La durée quotidienne d'utilisation du portable n'est pas non plus connue, les sujets n'ayant pas été interrogés sur ce point précis. Un oubli regrettable[...]

C'est le moins que l'on puisse dire.
En résumé,
étude danoise FAILED
Et si tu expliquais en quoi cette durée d'utilisation est nécessaire ? Plutôt que de te contenter d'un "Failed" ?

Si la fréquence des tumeurs est la même chez les utilisateurs et les non-utilisateurs, il est mathématiquement évident qu'il ne peut pas y avoir de grosse différence de fréquence pour une sous-catégorie des utilisateurs.
En effet: si une sous-catégorie est plus victime, il faut donc, pour rééquilibre qu'une autre sous-catégorie soit moins victime de tumeurs.
Autrement dit, cela signifierait qu'à une certaine dose d'utilisation, les risques seraient réduits par rapport à une absence d'utilisation du portable.
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