L'Ordre des médecins a prévenu qu'elle engagerait des poursuites disciplinaires contre tout chirurgien exerçant en France qui se rendrait complice d'une offre publiée sur Groupon, qui proposait des implants mammaires à moitié prix.

Barbie nue « Qui veut de mes prothèses mammaires à moitié prix ? Qui en veut ? Allez-y ma p’tite dame profitez-en il n’y en aura pas pour tout le monde. Mesdames, faites plaisir à votre mari ou séduisez votre amant avec ce magnifique 95 C qui défiera les lois de la gravité. Laissez-vous tenter, je ne vous les fais pas à 10 000 euros, je ne vous les fais pas à 8000 euros, je ne vous les fais pas à 5000 euros. Non Madame, je ne vous ne les fais pas non plus à 3000 euros, je vous les fais à… 2 499 euros ! Et pour ce prix le soutien-gorge est offert ».

Le site Groupon.fr, spécialisé dans les bons de réduction, s’est attiré le courroux de l’Ordre des médecins, après la publication d’une offre qui propose aux clients de s’offrir « la poitrine de vos rêves pour 2.499 euros au lieu de 5.430 dans une clinique esthétique privée, soit 54 % de réduction« .

« Une clinique n’a pas le droit de faire ce type de promotion de prix, purement commerciale et financière, sur des actes médicaux« , s’est indignée auprès de l’AFP le Dr Walter Vorhauer, secrétaire général du conseil national de l’Ordre des médecins.

Mais l’offre en question semble avoir été parfaitement cadrée par Groupon, puisque le site explique qu’il s’agit non pas d’une clinique française, soumise au droit français, mais d’une clinique belge. Laquelle n’a rien à craindre de l’Ordre des médecins, même si du propre aveu de Groupon, cette clinique dispose d’une « clientèle française importante« . Par ailleurs, l’offre était interdite aux mineurs, et il était précisé que tout acte serait précédé d’une consultation médicale et qu’en cas d’avis négatif, la cliente serait remboursée par Groupon.

Reste à voir, même si la clinique est belge, si la publication par Groupon France d’une telle offre est légale, alors que la publicité pour des actes médicaux est interdite en France, tout comme le commissionnement d’intermédiaires.

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