Un homme de 46 ans qui a harcelé pendant deux ans ses voisins en usurpant leur identité sur Internet a été condamné à dix-huit ans de prison. Il avait en particulier envoyé des images pédopornographiques et des menaces sur le vice-président américain.

C’est une condamnation très lourde, qui sanctionne notamment deux ans de harcèlement sur Internet. Le juge américain Donovan Frank s’est montré particulièrement sévère à l’égard de Barry Ardolf, pour avoir en particulier mené la vie dure à ses voisins pendant près de deux ans. L’homme de 46 ans avait en effet piraté leur réseau WiFi et avait entamé une véritable « campagne de terreur calculée« , selon les mots des procureurs.

Il faut remonter à l’été 2008 pour comprendre les raisons qui ont poussé Barry Ardolf à s’attaquer à ses voisins. Lorsque ces derniers ont emménagé dans la ville de Blaine, Barry Ardolf a cru bon d’accueillir leur fils de quatre ans avec un baiser sur la bouche. Un comportement étrange, qui n’a clairement pas rassuré ses parents. Ces derniers ont alors signalé Barry Ardolf à la police, déclenchant sans le savoir le courroux de Barry Ardolf.

Les représailles suite à la plainte de la famille seront particulièrement nauséabondes. L’AFP indique qu’après avoir piraté le réseau WiFi de la famille, Barry Ardolf a créé de fausses adresses électroniques pour envoyer des photos pédopornographiques. Il a ciblé les collègues de bureau et la hiérarchie de son voisin, en se faisant passer pour lui. Il a également envoyé des messages menaçants à Joe Biden, le vice-président américain.

L’enquête de police a finalement permis de retrouver la trace du véritable émetteur de ces messages. Barry Ardolf aurait pu s’en sortir avec une peine nettement moins lourde, entre deux et cinq ans de prison, s’il avait plaidé coupable. Toutefois, l’accord trouvé avec les procureurs ne s’est pas concrétisé et Barry Ardolf a fini par renvoyer son avocat.

En France, la loi Loppsi intègre un article sur l’usurpation d’identité. Celui-ci expose que « le fait d’usurper l’identité d’un tiers […] ou de faire usage d’une ou plusieurs données de toute nature permettant de l’identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération […] est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende« .

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