Les internautes ont-ils entendu parler du label PUR ? Pour le savoir, la Haute Autorité a mis en ligne une annonce sur le bulletin officiel des annonces des marchés publics. L'objectif est de mesurer la notoriété des plates-formes de téléchargement et de savoir si la labellisation a eu un impact sur cette notoriété. 193 000 euros HT sont mobilisés pour cet appel d'offres.

Un peu plus de trois semaines après le lancement de la campagne Hadopi pour le label PUR (Promotion des Usages Responsables), la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet veut connaître son impact sur les Français. Pour cela, une annonce remarquée par PCI a été publiée sur le bulletin officiel des annonces des marchés publics (BOAMP) visant à lancer une enquête barométrique.

L’objectif de cette étude en ligne est double. Tout d’abord, elle doit mesurer la notoriété des sites et plates-formes de téléchargement légal auprès des internautes. Cela permettra en particulier à la Haute Autorité de connaître avec plus de précision la visibilité des dix-sept offres labellisées PUR. L’enquête doit également vérifier l’impact de la labellisation sur cette notoriété, mise en avant par une campagne médiatique assez large.

Bien entendu, chez les internautes s’intéressant à l’actualité de la riposte graduée, il est certain que la campagne de communication de la Hadopi est un échec. Il suffit de regarder les discussions sur les forums spécialisés ou de voir les nombreux détournements réalisés depuis trois semaines pour mesurer l’importance du rejet. Mais qu’en est-il du grand public, celui qui se tient à bonne distance de ces débats ?

C’est évidemment en direction des internautes lambdas que l’Hadopi veut orienter son enquête, afin de savoir si la campagne, indépendamment de savoir si elle est de qualité ou non, incite les Français à se rendre sur des plates-formes légales pour accéder à des œuvres. Rappelons que la communication de la Hadopi se fait sur de multiples supports, allant des publicités TV aux affiches, en passant par les messages diffusés à la radio.

« Le marché est conclu pour une durée d’un an, reconductible pour une durée qui ne pourra pas excéder un an« . « Le présent marché à bons de commande est conclu sans montant minimum et un montant maximum inférieur à 193 000 euros hors taxe » précise encore l’annonce. Une somme qui s’ajoute aux trois millions d’euros dépensés pour la campagne de communication.

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