Minoritaire dans la recherche web en Chine, Microsoft devrait enfin voir sa part de marché progresser. Son moteur de recherche, Bing, s'est en effet associé à Baidu, le moteur de recherche le plus utilisés en Chine, pour gérer les requêtes en langue anglaise.

Microsoft est en train de tirer son épingle du jeu en Chine. Longtemps insignifiant dans le domaine de la recherche en ligne, le géant de Redmond voit son horizon s’éclaircir dans l’Empire du Milieu. L’entreprise américaine devrait en effet voir sa part de marché augmenter significativement dans les semaines qui arrivent, grâce à un partenariat signé avec Baidu, le principal moteur de recherche en Chine.

Concrètement, Bing aura pour mission de gérer les recherches et les résultats en langue anglaise. Le moteur de recherche américain espère ainsi attirer une partie des millions d’internautes qui se rendent quotidiennement sur Baidu pour taper leurs requêtes. Rappelons que Baidu contrôle près de 80 % du marché de la recherche en ligne, loin devant le numéro 2, Google, qui a environ 20 % du secteur.

L’intérêt, pour Microsoft, de cet accord est évident. Il permettra à Bing de gagner en visibilité auprès des internautes chinois. La firme de Redmond espère par la même occasion aspirer une partie des internautes utilisant Google. Le géant de Mountain View est loin d’être dans les petits papiers du pouvoir en place, et un départ, forcé ou non, du moteur de recherche n’est désormais plus à exclure.

À la différence de Google, qui avait défié la censure chinoise l’an dernier, Microsoft a choisi de faire profil bas. « Nous avons été très clairs : nous fonctionnerons en Chine, nous allons respecter la loi » avait déclaré l’an dernier le directeur général de l’entreprise, Steve Ballmer. Une position pragmatique et réaliste, puisque la société n’a pas le poids suffisant pour peser sur le gouvernement chinois.

Google, qui a pourtant une part de marché conséquente, n’avait rien pu faire. Dans ces conditions, la solidarité de Microsoft envers Google, alors ciblé par des attaques informatiques, aurait été, dans le meilleur des cas, une prise de position symbolique. Rien de plus.

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