Le directeur exécutif de Microsoft a donné le ton. Steve Ballmer a déclaré récemment qu'il était hors de question de quitter la Chine au prétexte d'avoir été victime d'attaques informatiques ; pour certaines entreprises, ces attaques font partie du quotidien d'une entreprise. Alors à quoi bon ?

Les attaques informatiques ne sont pas une raison suffisante pour quitter un pays, aussi autoritaire soit-il, surtout lorsque celui-ci dispose d’un marché intérieur gigantesque. Voilà ce que l’on pouvait lire en filigrane des propos de Steve Ballmer rapportés par Reuters.

Après Yahoo jeudi dernier, c’est donc au tour de Microsoft de mettre les points sur les « i » en affirmant que le bras de fer initié par la firme de Mountain View ne concerne qu’elle. Et il n’est pas question de suivre le panache blanc de Google, même sur le terrain des droits de l’Homme et de la lutte contre la censure.

« Il y a des attaques tous les jours. Je ne pense pas qu’il y ait eu quoi que ce soit d’inhabituel, aussi je ne comprends pas » a-t-il déclaré. « Nous sommes attaqués tous les jours de toutes les parties du monde et je crois que tout le monde l’est aussi. Nous n’avons rien vu qui sorte de l’ordinaire« . Dès lors, Microsoft n’a aucune intention de quitter le marché chinois, surtout maintenant qu’un concurrent est peut-être sur le point de laisser sa place.

Sur CNBC, le directeur exécutif de Microsoft avait auparavant donné la ligne que suivrait Microsoft en Chine : « nous avons été très clairs : nous fonctionnerons en Chine, nous allons respecter la loi« . Une position réaliste et pragmatique, qui sera cependant surveillée de très près par le Congrès américain et le département d’Etat. De toute façon, les parts de marché de Bing en Chine sont marginales, puisque Baidu et Google contrôlent 95,2 % du marché selon le cabinet d’études Analysys International. Cela aurait été au mieux un départ symbolique.

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