Les internautes ne sont plus les seuls à critiquer la campagne de communication de la Hadopi. La Fédération des industries du cinéma, de l'audiovisuel et du multimédia a également pointé du doigt les trois spots TV. Elle regrette que le tournage, qui a eu lieu en Slovénie, ne se soit pas déroulé en France.

Deux semaines après son lancement, la campagne de communication de l’Hadopi destinée à vanter les mérites du label PUR (Promotion des Usages Responsables) continue de concentrer le feu des critiques. Dotée d’un budget de trois millions d’euros pour trois spots TV et quelques affiches publicitaires, l’opération séduction de la Haute Autorité a également déplu à certains professionnels… pour d’autres raisons.

C’est le blog du Figaro Derrière les images qui rapporte le premier l’information. La Fédération des industries du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia (FICAM), qui s’était illustrée en 2007 en faisant partie des signataires des accords Olivennes, a fait part de sa déception pour le choix de la Slovénie, et non de la France, pour le tournage des trois clips destinés à promouvoir le label PUR.

« Les pouvoirs publics ne montrent pas l’exemple pour lutter contre la délocalisation des tournages à l’étranger, surtout à l’occasion d’une campagne de lutte contre la piraterie. Ce choix ne s’explique ni pour des raisons artistiques ni pour des raisons financières » a commenté le directeur de la FICAM, Thierry de Ségonzac. Un comble pour une opération de communication visant à défendre le secteur culturel en France, en rappelant à l’ordre les internautes.

Selon Derrière les images, le choix de la Slovénie aurait toutefois été imposé par le réalisateur belge Olivier Van Hoofstadt (Dikkenek, Go Fast). Selon des sources proches du dossier, celui-ci étant en tournage en Slovénie, il souhaitait avant tout s’épargner des allers-retours fastidieux entre la Slovénie et la France juste pour la réalisation de trois spots TV de la Haute Autorité.

Le choix du lieu de tournage sera-t-il un grief supplémentaire retenu contre une campagne déjà très critiquée, notamment par le Parti pirate ? Peut-être. Quoiqu’il en soit, la Haute Autorité ne va certainement pas changer de cap. Elle continuera de diffuser largement son opération séduction au travers des affichages en ligne (web), hors ligne (panneaux publicitaires) et dans les médias (presse, radio, chaînes de télévision).

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