Nokia a annoncé mardi avoir signé un accord de licence avec Apple. L'entreprise américaine devra payer des royalties à sa rivale finlandaise, lui permettant ainsi d'exploiter ses brevets. En contrepartie, les différentes plaintes initiées depuis 2009 sont stoppées.

C’est le point final d’un conflit qui aura duré plus d’un an et demi. Nokia a affirmé mardi avoir conclu un accord de licence avec Apple, l’un de ses principaux rivaux dans la téléphonie mobile. Cet accord de licence porte sur l’ensemble des brevets cités dans les différentes plaintes initiées par le géant finlandais ou la firme américaine. Et à en croire le communiqué, c’est Nokia qui ressort victorieux de ce bras de fer.

« La structure financière de l’accord consiste en un paiement unique payable par Apple et par des redevances qui seront versées à Nokia pendant toute la durée de l’accord. Les termes spécifiques du contrat sont confidentiels » explique le communiqué. Le montant exact des sommes en jeu n’a pas été révélé, mais on imagine que la note sera salée pour Apple, qui évite néanmoins de s’embourber dans des multiples procédures judiciaires.

Le conflit entre Nokia et Apple remonte au mois d’octobre 2009. À l’époque, la société finlandaise avait déposé une première plainte contre Apple, l’accusant de violer sa propriété intellectuelle. Dix brevets étaient en jeu, concernant la transmission de données sans fil, la sécurité, le cryptage ou encore certains standards de téléphonie. Par la suite, Apple a riposté devant les tribunaux, entraînant ainsi une escalade entre les deux sociétés.

L’action entreprise par Nokia a toutefois été considérée par certains observateurs comme un moyen de freiner l’ascension d’Apple dans le secteur de la téléphonie mobile. Depuis quelques années, la société finlandaise est en effet concurrencée durement par de nouveaux compétiteurs. En brandissant l’arme de la propriété intellectuelle, Nokia espérait sans doute entraver le développement d’Apple.

Si l’accord de licence ne permettra pas à Nokia d’augmenter ses ventes, ni de freiner celles d’Apple, il aura au moins le mérite d’ouvrir une nouvelle source de revenus dont la transaction totale doit très certainement se chiffrer en dizaines, voire en centaines de millions d’euros.

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