L'examen en première lecture du projet de loi de finances rectificatives a satisfait l'Asic. L'Association des services Internet communautaires a salué la disparition de la taxe sur les achats de publicités en ligne, surnommée taxe Google, grâce à un amendement adopté à l'Assemblée nationale. Les acteurs du net français espèrent que le Sénat emboîtera le pas des députés.

Pouvait-il en être autrement ? Dans un communiqué publié ce mardi, l’Association des services Internet communautaires (ASIC) s’est félicitée de la suppression de la taxe sur les achats de publicités en ligne, baptisée taxe Google, par les députés. Laure de la Raudière et Olivier Carré, parlementaires UMP, avaient défendu auparavant un amendement réclamant sa suppression, lors de l’examen du collectif budgétaire.

« Nous espérons que la suppression de cette taxe, souhaitée par la quasi-totalité des acteurs de l’Internet, soit confirmée par le Sénat lors de l’examen du dispositif » a déclaré l’ASIC, qui regroupe de nombreuses sociétés numériques de premier plan, comme AOL, Dailymotion, Google, Yahoo, Ebay, Facebook ou encore MySpace. L’examen du projet de loi de finances rectificatives par le Sénat doit avoir le lieu le 21 juin prochain.

L’an dernier, l’ASIC s’était alarmée de la proposition de Philippe Marini, rapporteur de la commission des Finances du Sénat. L’association française craignait de voir la compétitivité française être « fortement menacée » par une taxe qui ne peut « s’appliquer qu’aux seuls acteurs établis » en France. L’Asic s’inquiétait alors de voir de nombreux acteurs du commerce électronique et de l’économie numérique être durement handicapés.

Le but de cette taxe est de récupérer une partie des recettes publicitaires générées par des grandes sociétés du numérique. Le sénateur UMP Philippe Marini avait estimé en 2010 que le prélèvement sur les achats de publicités en ligne doit rapporter jusqu’à 20 millions d’euros. Néanmoins, même le gouvernement n’a pas été particulièrement satisfait de cette mesure. Le ministre en charge de l’économie numérique, Eric Besson, a même souhaité son report à plusieurs reprises.

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