Le World IPv6 Day se déroule aujourd'hui. À cette occasion, de nombreuses sociétés et organisations se sont associées à l'initiative de l'Internet Society pour promouvoir le protocole IPv6. Des tests grandeur nature sont effectués toute la journée.

C’est aujourd’hui, mercredi 8 juin, que se déroule le World IPv6 Day. Il s’agit d’une journée mondiale organisée par l’Internet Society (ISOC) visant à promouvoir le protocole IPv6, à l’heure où le protocole actuel IPv4 atteint ses limites. Tout au long de la journée, des tests sont menés à grande échelle afin de vérifier que la migration depuis l’IPv4 se déroule sans accroc.

Sur la page listant les participants, plus de 430, nous retrouvons Google (dont YouTube), Facebook ou encore Yahoo. Des sociétés spécialisées dans les Content Delivery Network (CDN) sont également de la partie, à l’image d’Akamai ou de Limelight Networks. Citons aussi Cisco, Meebo, le W3C, Microsoft (notamment via Bing), Orange (Business Services), Comcast, Time Warner Cable ou encore la fondation Mozilla.

L’Union européenne participe également au World IPv6 Day, par le biais de la Commission. Celle-ci a rendu son site Europa accessible aux utilisateurs du protocole IPv6. « Cette première mesure offrira une occasion unique de recenser les éventuels problèmes et de progresser vers une généralisation de l’IPv6 » a commenté le vice-président chargé des relations inter-institutionnelles et de l’administration, estimant que Bruxelles « montre l’exemple« .

La participation de nombreux services en ligne et opérateurs, ainsi que l’Union européenne, souligne le caractère impérieux de basculer sur le protocole IPv6. En février dernier, les derniers blocs disponibles ont été alloués et déjà les premiers risques de pénurie apparaissent en Asie et en Europe. Le protocole IPv4 ne peut offrir que 4,3 milliards d’adresses, ce qui est aujourd’hui très insuffisant.

Depuis quelques années, le nombre d’appareils reliés au réseau a explosé. On ne compte plus les ordinateurs, les tablettes numériques, les smartphones, les consoles de jeu pouvant se connecter. Cette pression sur le protocole IPv4 suscite même l’inquiétude. Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne en charge de la stratégie numérique, craint un « effet négatif sur l’innovation » et un « ralentissement d’Internet« .

Le temps presse. D’après les chiffres fournis par la Commission européenne, seuls 2 % du trafic Internet est compatible IPv6. Sur cette problématique, un atelier sera organisé le 17 juin prochain lors de l’Assemblée Stratégie numérique, afin de préparer le financement d’un « grand projet pilote pour favoriser le déploiement de l’IPv6 par les pouvoirs publics« .

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