Un rapport néerlandais estime que la migration vers le logiciel libre pourrait faire économiser jusqu'à 4 milliards d'euros par an aux Pays-Bas. Toutefois, aucune volonté ne semble désireuse de transformer les mesures du document en action politique.

Soucieux de faire des économies dans cette période de crise économique et sociale, plusieurs gouvernements dans le monde songent à recourir aux logiciels libres. Ces derniers offrent en effet une alternative gratuite et crédible aux solutions commerciales (même si des logiciels libres peuvent être vendus). La Russie a ainsi enclenché un processus de transition pour certains ministères et qui s’achèvera en 2015.

Au sein de l’Union européenne, la Hollande s’intéresse aussi aux logiciels libres. Selon le site OSOR, qui est une plate-forme dédiée à l’échange d’expériences et d’informations concernant l’utilisation de code FLOSS (Free / Libre Open Source) au sein des administrations publiques, un rapport néerlandais estime que la migration vers le libre pourrait faire économiser entre un et quatre milliards d’euros par an.

Le rapport, intitulé « Sorry, we’re open » (.pdf), se base en partie sur les calculs réalisés par un administrateur impliqué dans le projet de renouvellement de 11 000 postes informatiques répartis dans plusieurs ministères néerlandais. La migration vers le logiciel libre permettrait de réaliser de substantielles économies en évitant de payer pour des licences propriétaires, pour de la maintenance ou pour des coûts d’approvisionnement.

Le site OSOR explique cependant que le ministère de l’intérieur néerlandais, qui a visiblement encadré ce rapport, ne comptait pas le rendre public. Du moins, pas dans l’immédiat. C’est au cours d’un échange (.pdf) avec le parlement que le document s’est retrouvé par erreur sur Internet, et donc accessible à tous. Les liens originaux ont depuis été retirés, mais des copies sont disponibles sur d’autres sites web.

Quelles suites donnera le gouvernement hollandais à ce rapport ? Si l’on en croit les informations d’OSOR, aucun. Le document ne devrait pas dépasser le stade du simple document préparatoire et aucune politique ne devrait être engagée en conséquence. Une décision assez curieuse au regard des montants avancés pour chiffrer les gains d’une migration vers l’open source.

Sur le terrain du logiciel libre, les Pays-Bas ont encore une bonne marge de progression. Dans le classement effectué par RedHat des pays les plus actifs en matière d’open source., la Hollande est treizième au classement général . Les Pays-Bas arrivent dix-neuvième dans le classement « gouvernement » et dix-septième dans celui sur la communauté. La Hollande s’en sort mieux dans le classement « industrie », arrivant en septième position.

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