Le gouvernement russe a décidé de mettre l'accent sur les logiciels libres dans les années à venir. Dès l'an prochain, certains ministères et organismes russes vont migrer vers des solutions alternatives. Cette première transition devra durer jusqu'en 2015, selon l'arrêté signé par Vladimir Poutine.

Le logiciel libre continue d’étendre sa toile dans les instances gouvernementales du monde entier. D’après le site web CNews, cité par le blog Open, le gouvernement russe a donné son aval pour migrer progressivement son parc informatique vers des solutions libres. La transition se fera en plusieurs étapes. Elle commencera dès l’an prochain pour s’achever en 2015.

Le document (.doc, version traduite en anglais) liste une série de points décrivant les mesures à suivre pour migrer dans les meilleures conditions possibles d’une solution propriétaire vers une alternative libre. Le point 6 propose ainsi de créer et maintenir un unique dépôt informatique regroupant les logiciels libres utilisés dans les instances fédérales du pouvoir exécutif.

Selon l’arrêté gouvernemental, signé par Vladimir Poutine le 17 décembre dernier, plusieurs ministères seront concernés par cette évolution. Citons ainsi les ministères des communications, de la santé, des finances, de l’éducation ou encore du développement. De nombreux maroquins ne sont pas évoqués dans le document, mais le point 25 laisse entendre qu’une nouvelle phase de transition aura lieu après 2015.

D’après un classement établi par Red Hat sur la pénétration du logiciel libre, la Russie est particulièrement en retard dans ce domaine, puisqu’elle pointe à la 45e place du classement dans la catégorie « Gouvernement ». En comparaison, des pays émergents comme l’Inde, la Chine et le Brésil font nettement mieux puisqu’ils sont classés respectivement 14e, 6e et 3e dans la même catégorie.

Toujours selon Red Hat, le gouvernement français est le bon élève de la communauté internationale puisqu’il arrive premier dans la catégorie gouvernement. Néanmoins, si la France obtient également un bon classement dans la catégorie communauté (3e), l’impact du logiciel libre dans le secteur industriel français reste encore assez faible (25e).

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