Lors d'un déplacement à PriceMinister, le ministre Éric Besson a assuré que le principe de la taxe sur la publicité en ligne n'était pas enterré. Le dispositif, qui a été reporté au 1er juillet 2011, doit être adapté pour être le plus efficace possible.

Le report de la taxe sur la publicité en ligne ne signe pas sa mise à mort. C’est ce qu’a voulu faire comprendre Éric Besson lors d’un déplacement dans les locaux du site de vente en ligne PriceMinister. Pour le ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, ce nouveau calendrier permettra « d’organiser une concertation avec les acteurs de l’Internet » en proposant « un dispositif plus adapté« .

Pour parvenir à un système plus efficace, Éric Besson a plaidé ce matin pour la constitution d’un groupe de travail qui rassemblera les opérateurs de réseaux, les « acteurs de l’Internet » et les fournisseurs de services. « L’économie numérique s’est développée grâce aux investissements des opérateurs, qui ont déployé des réseaux, et facturés des communications et des services » a expliqué le ministre.

Des réseaux qui profitent très largement à des géants du web étrangers, comme Google et Facebook. Or, ces derniers ne contribuent pas au financement des infrastructures, a regretté Éric Besson. Pourtant, le moteur de recherche et le site communautaire occupent une place très importante sur le net et dans le quotidien des Français. Plus de 90 % de la recherche en France passent par Google tandis que plusieurs millions d’internautes sont inscrits sur le réseau social.

La taxe, défendue par le rapporteur général de la Commission des finances du Sénat, doit rapporter selon les estimations entre 10 et 20 millions d’euros par an. Pour cela, les achats de contenus publicitaires seront taxé à hauteur de 1 %. Mais cette mesure inquiète les professionnels français, qui craignent d’être fragilisés encore un peu plus face aux concurrents étrangers.

( photo : CC BY Seng Yam )

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