Comme Orange, SFR répercutera la hausse de la TVA sur les forfaits triple play. L'opérateur annonce que ce changement débutera le 1er février 2011. L'Afutt, qui défend les intérêts des utilisateurs de télécommunications, dénonce une "décision injustifiable" alors qu'un million de foyers ne peuvent pas profiter réellement du triple play.

En fixant le taux normal de la TVA à 19,6 % sur l’ensemble de la facture des abonnements triple play, le gouvernement a inévitablement poussé les fournisseurs d’accès à Internet à revoir leur grille tarifaire. À l’image d’Orange début décembre, les opérateurs commencent dès à présent à préparer leurs abonnés à la répercussion prochaine de cette nouvelle TVA sur leur forfait ADSL.

Dans la rubrique assistance de son site Internet, SFR s’emploie également à faire passer la pilule. « La loi de Finances 2011 remet en cause la disposition fiscale qui permettait aux opérateurs d’appliquer une TVA réduite sur les offres de télécommunications mobiles incluant parmi d’autres services un accès à des services de télévision. […]. Ceci va se traduire par une hausse de TVA » qui « n’est pas imputable à SFR« .

Tout comme Orange, SFR répercutera la TVA à taux plein à partir du 1er février 2011. Cependant, « cette répercussion n’entrainera pas une hausse systématique des prix TTC : SFR s’engage à garder le prix des plus petits forfaits inchangés« . Les abonnés qui verront leur facture augmenter seront avertis un mois avant la mise en place de cette hausse.

Sans surprise, les internautes sont particulièrement opposés à la hausse des forfaits ADSL. Contactée par l’AFP, l’Association Française des Utilisateurs de Télécommunications (Afutt) a considéré que l’évolution de la TVA sur les forfaits triple play était une « décision injustifiable« , au regard du nombre de foyers couverts par ce type d’abonnement mais qui dans les faits ne peuvent en profiter réellement.

« Ces foyers ne peuvent pas recevoir la télévision pour des raisons techniques, en raison d’une bande passante insuffisante ou de leur éloignement par rapport à l’antenne émettrice, des cas qui se présentent essentiellement dans les zones rurales ou les banlieues » a expliqué Jacques Pomonti, le président de l’Afutt.

Au total, plus d’un million de foyers seraient touchés injustement par cette mesure fiscale. « Ils paient pour un service qu’ils n’ont pas » a indiqué l’Afutt dans un communiqué.

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