ChevronWP7 aura eu une carrière particulièrement brève. Le logiciel permettant de débrider les téléphones sous Windows Phone 7 ne sera plus maintenu. Les trois développeurs à l'origine du logiciel ont expliqué avoir discuté avec Microsoft. Pourtant, un jugement favorable au jailbreak a été rendu cet été aux États-Unis.

C’est une décision qui peut surprendre. Les trois développeurs à l’origine de ChevronWP7, un programme permettant de débrider les smartphones sous Windows Phone 7, ont annoncé ce mercredi sur leur blog qu’ils ne soutiendraient plus à l’avenir leur logiciel. En conséquence, les liens permettant de télécharger le logiciel ont été supprimés du site.

Dans leur message, les trois programmeurs expliquent avoir discuté du logiciel avec Brandon Watson, l’un des responsables en charge du développement du système d’exploitation mobile de Microsoft. Ils expliquent que l’objectif premier de ChevronWP7 était de de jailbreaker l’O.S. afin de favoriser l’émergence de programmes amateurs (homebrew).

Évoquant une « compréhension mutuelle« , les trois développeurs assurent que Microsoft a pris en compte leurs explications sur l’intérêt des programmes amateurs. La firme de Redmond doit désormais chercher un moyen de faciliter le développement de programmes amateurs sur Windows Phone 7 sans pour autant avoir recours à un logiciel qui contourne les mesures techniques de protection.

Fin novembre, Microsoft avait prévenu que le déblocage d’un téléphone mobile « pourrait annuler la garantie, désactiver des fonctionnalités du téléphone, interrompre l’accès aux services Windows Phone 7 ou rendre le téléphone inutilisable de manière permanente« . La firme n’a cependant pas manifesté l’intention de s’attaquer aux responsables de ChevronWP7 ou aux utilisateurs ayant débridé leur téléphone.

L’abandon du développement de ChevronWP7 a donc été décidé d’un commun accord. Mais reste néanmoins étonnant au regard de la récente jurisprudence américaine en matière de débridage. Cet été, la Bibliothèque du Congrès des États-Unis a nuancé l’interprétation des lois de protection de la propriété intellectuelle, en expliquant que le jailbreak d’un appareil électronique peut se justifier dans certaines situations. Et donc être légal.

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