Alors que les différentes versions de l'iOS d'Apple se font régulièrement casser par les bidouilleurs du monde entier, le nouveau système d'exploitation mobile de Microsoft vient également d'être débridé. L'application ChevronWP7 permet en effet de débrider un téléphone mobile utilisant l'OS de Microsoft.

Mise à jour  : Microsoft a réagi rapidement en indiquant qu’il avait « anticipé le fait que des gens essayent de bloquer les téléphones et d’explorer le système d’exploitation sous-jacent« . Sans porter de menace formelle, la firme prévient que « le fait d’essayer de débloquer un appareil pourrait annuler la garantie, désactiver des fonctionnalités du téléphone, interrompre l’accès aux services Windows Phone 7 ou rendre le téléphone inutilisable de manière permanente« . Il semble toutefois s’agir davantage de précautions sur les conséquences techniques d’un jailbreak non sécurisé, que de menaces formelles de blacklistage des téléphones jailbreakés.

Article du 27 novembre 2010 – Bien que l’actualité du jailbreak tourne régulièrement autour de l’iPhone ou de l’iPad, Apple est loin d’être la seule entreprise à être confrontée au débridage de ses appareils. Dans le domaine des consoles de salon, Sony a ainsi récemment fait face à l’apparition du PS Jailbreak et de ses nombreuses déclinaisons visant à contourner les mesures techniques de protection mises en place pour protéger la PlayStation 3.

Cette fois, c’est au tour de Microsoft d’être confronté au jailbreak. En effet, son nouveau système d’exploitation mobile, Windows Phone 7, a finalement été jailbreaké par ChevronWP7, une application conçue par trois développeurs. Tout comme les outils destinés au jailbreak de l’iPhone, ChevronWP7 va pouvoir déverrouiller les capacités du téléphone et du système d’exploitation.

Ainsi, un utilisateur pourra par exemple télécharger et installer des applications mobiles sans passer par la boutique en ligne de Microsoft, accéder à des fonctionnalités du système ou utiliser des API tierces. Selon le site dédié, « l’outil est complètement sûr et l’opération est réversible (l’application permet même de rebrider le téléphone)« .

Rappelons que la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis a considéré que le débridage d’un appareil mobile n’était pas illégal au regard des lois de protection de la propriété intellectuelle. En France, la question pourrait être tranchée par la Hadopi. En effet, depuis la parution du décret du 10 novembre 2010, la Haute Autorité profite des règles de régulation de l’interopérabilité des mesures techniques de protection.

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