Depuis lundi, la Chine bloque l'accès à Wikileaks. L'Empire du Milieu, cité à de nombreuses reprises dans les mémos dévoilés par le site web, a également exigé que les médias ne parlent pas de la diffusion des 250 000 télégrammes diplomatiques.

Alors que Wikileaks a commencé depuis dimanche à diffuser pas moins de 250 000 télégrammes diplomatiques issus du réseau des ambassades américaines, les mesures contre le site spécialisé dans la diffusion d’informations sensibles commencent à apparaître. La Chine, qui est citée à de nombreuses reprises dans les câbles diplomatiques, a décidé de bloquer l’accès au site.

Depuis lundi, l’espace dédié mis en place par Wikileaks et les articles rédigés en mandarin abordant cette actualité ne sont plus accessibles aux internautes chinois, indique Computer World. D’après le tableau fourni par Wikileaks, la Chine est le cinquième pays le plus cité dans les mémos diplomatiques, avec 8 320 notes. Le pays se place derrière l’Irak, la Turquie, l’Iran et Israël.

Hormis le piratage de Google, la Chine est citée dans des mémos concernant l’éventuelle réunification de la Corée du Sud et de la Corée du Nord en cas d’effondrement du régime de Kim Jong-Il. Il est question d’accords commerciaux particuliers avec la Chine, pour la rassurer si la réunification a effectivement lieu. Il est également question de la Chine dans des ventes de systèmes d’imagerie thermique à la défense iranienne, a remarqué Owni.

Parallèlement au blocage de Wikileaks, un porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois a souhaité ce mercredi que les révélations de Wikileaks n’affectent pas les relations sino-américains. Hong Lei a ajouté que le gouvernement chinois espère « que Washington gérera correctement » cette affaire.

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