Invité au micro d'Europe 1, Nicolas Dupont-Aignan a de nouveau attaqué le gouvernement sur la loi Hadopi et l'opération Carte Musique. L'occasion pour le parlementaire de réclamer à nouveau la licence globale, seule solution pour concilier droit d'auteur et espace de liberté sur Internet.

Contrairement à d’autres personnalités politiques, Nicolas Dupont-Aignan a su conserver une certaine cohérence sur la loi Hadopi. Depuis 2008, le fondateur du mouvement Debout la République a régulièrement fustigé le projet de loi porté d’abord par Christine Albanel puis par Frédéric Mitterrand. Avec d’autres, il a également participé l’an dernier à la rédaction de l’ouvrage la Bataille Hadopi.

Lors de l’émission Petit stream entre amis sur Europe 1, le député de l’Essonne s’est de nouveau exprimé sur le dispositif de la riposte graduée, et en particulier sur l’opération Carte Musique voulue par le gouvernement pour inciter les jeunes à acheter de la musique sur les plates-formes légales. Et de considérer que la disparition de la Haute Autorité servira à préserver la liberté sur Internet.

« Je ressens intuitivement, historiquement, que c’est un moment-clé. Si on perd cette bataille, donc j’invite tous les auditeurs à télécharger au maximum, parce que je mets au défi le gouvernement avant la présidentielle de fermer toutes les connexions Internet de centaines de milliers de personnes. Bon courage ! Bonne chance ! Donc vous pouvez télécharger » a lancé le parlementaire.

« Si on gagne ce combat, Internet restera un média de liberté. Si on le perd, alors là je peux vous dire qu’ils auront verrouillé ce qu’ils avaient réussi à verrouiller par quelques grandes émissions » a-t-il poursuivi. Interrogé ensuite sur la place du droit d’auteur dans les projets de Nicolas Dupont-Aignan, il rétorque : « la licence globale« . « C’est la seule solution » a-t-il assuré.

Une piste qu’il avait déjà défendu l’an passé, en publiant notamment un ouvrage sous licence Creative Commons.

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