La conférence qui devait être organisée vendredi à Paris pour défendre la liberté d'expression sur Internet n'aurait pas été annulée sous la pression de Nicolas Sarkozy, qui a recadré Bernard Kouchner sur son contenu, mais reportée à la demande des Pays-Bas.

Lors de son point presse, le Quai d’Orsay a fait savoir que la conférence du 29 octobre sur Internet et la liberté d’expression, dont nous constations ce midi qu’elle n’était plus à l’agenda de Bernard Kouchner, avait été reportée à la demande des Pays-Bas. « Nos collègues néerlandais nous ont informés qu’en raison de contraintes liées à l’agenda parlementaire aux Pays- Bas, le ministre des Affaires étrangères néerlandais, co-organisateur de la Conférence Internet et liberté d’expression, ne pouvait se rendre à Paris le 29 octobre« , précise le cabinet de M. Kouchner. Il a cependant maintenu l’entretien prévu entre les deux ministres à 9 heures vendredi matin (mise à jour : le cabinet nous signale qu’il s’agit d’une erreur de leur part et que l’entretien est lui aussi annulé).

« Cette initiative étant co-pilotée par les Pays-Bas et la France, il a paru préférable dans ces conditions de reporter la réunion« , justifie le ministère. C’est en effet avec les Pays-Bas qu’est né en mai dernier le projet de défendre la liberté d’expression sur Internet dans une série de réunions internationales, et la création d’un « groupe de pilotage ».

Le courrier de Nicolas Sarkozy qui demandait à utiliser cette conférence pour promouvoir la lutte contre la cybercriminalité et le piratage serait donc étranger à ce report de dernière minute, à une date qui n’est pas encore fixée. « Une nouvelle date pour cette conférence sera proposée prochainement en concertation avec nos partenaires« , assure le Quai d’Orsay.

La diplomatie française ajoute par ailleurs que la question de liberté d’expression sur Internet « occupera au cours des prochaines semaines une place importante dans l’agenda international« .

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