Suite à la controverse autour des identifiants Facebook diffusés à des publicitaires, le réseau social propose le chiffrement pour rendre ces données inexploitables. Une solution locale à un problème beaucoup plus général, estime le site communautaire.

Mieux vaut tard que jamais. Poussé par les révélations du Wall Street Journal en début de semaine, Facebook s’est finalement décidé à renforcer sa politique de confidentialité. Sur le blog dédié aux développeurs, le réseau social a annoncé hier que le chiffrement des identifiants allait bientôt être opérationnel. Facebook espère ainsi régler au plus vite une controverse qui prend des proportions importantes outre-Atlantique.

« Notre politique est déjà très claire, les identifiants ne doivent pas être partagés avec des annonceurs et des agences spécialisées dans le profilage des internautes » a expliqué Mike Vernal. « Mais nous sommes conscients que certains développeurs ont partagé par inadvertance cette information via l’en-tête référant HTTP » a-t-il ajouté. Pour éviter un pareil cas de figure, le chiffrement de l’identifiant est la solution envisagée par le réseau social.

Le préjudice causé par une fuite volontaire ou non de l’identifiant Facebook n’est pas encore bien certain. En effet, le réseau social a surtout suivi les standards web actuels. « La question sous-jacente du partage de données via l’en-tête référant HTTP est une problématique à l’échelle du web » a estimé Mike Vernal. Ce dernier estime que ce défi doit être également relevé par les éditeurs de navigateurs web et par les organismes de standardisation.

La diffusion de l’identifiant d’un membre de Facebook ne permet pas d’accéder à son profil. En revanche, cet identifiant peut être exploité par un annonceur pour connaître la réaction des utilisateurs du réseau social face à des contenus publicitaires. Les annonceurs peuvent ensuite recouper ces relevés avec les données accessibles publiquement (comme l’âge, la localisation, les centres d’intérêt…), surtout si les paramètres de confidentialité ont été laissés par défaut.

La solution finale devra en tout cas être aussi transparence que possible pour les utilisateurs, et la moins incommodante que possible pour les développeurs. En effet, le jeu sur les réseaux sociaux est en plein essor. Une étude du NPD Group avait mis en lumière qu’un joueur sur dix était disposé à dépenser une petite somme d’argent. En 2013, ce secteur devrait d’ailleurs peser près de six milliards de dollars.

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