D'après le directeur technique d'Intel, les téléphones du futur seront capables de capter les émotions et les humeurs des utilisateurs. Bardés de senseurs, ils pourront s'adapter aux propriétaires. Intel reconnait qu'une telle technologie posera à nouveau des problématiques sur la vie privée et la confidentialité des informations.

À quoi ressembleront les téléphones mobiles du futur ? À l’occasion du forum des développeurs organisé chaque année par Intel, le vice-président et directeur technique de l’entreprise Justin Rattner a présenté sa vision des smartphones du futur. Selon lui, les appareils de demain seront capables de percevoir les émotions et les humeurs des utilisateurs.

« Imaginez un appareil qui s’appuie sur différents senseurs pour comprendre ce que vous êtes en train de faire en ce moment, allant d’une sieste dans votre lit à un jogging avec un ami » a-t-il expliqué. « Les appareils du futur apprendront constamment qui vous êtes, comment vous vivez, travaillez et jouez« . D’après Justin Rattner, ces appareils vont progressivement passer du statut d’outil à celui d’assistant, voire de compagnon.

À l’heure actuelle, les smartphones sont capables de répondre à de nombreuses exigences de l’utilisateur. En plus de la traditionnelle fonction téléphonique, les mobiles peuvent naviguer sur le web, lancer des jeux vidéo, indiquer la position géographique de l’utilisateur, prendre des photos ou des vidéos. À terme, le CTO d’Intel est convaincu que les appareils du futur seront capables de fournir des informations médicales sur l’utilisateur.

Un progrès technologique qui ne fera pas le bonheur de tous. Lors de cette conférence, Justin Rattner a concédé que de nouvelles problématiques sur la confidentialité des données et sur la vie privée des utilisateurs vont émerger à mesure que les nouvelles technologies apparaitront.

« Si vous pensez que la question de l’identité [en ligne, ndlr] est un problème aujourd’hui, imaginez un monde où tout ce qui vous concerne est déjà disponible immédiatement sur le net » a-t-il lancé. Un discours qui ne va certainement pas rassurer le directeur de la CNIL, qui s’est plaint cette semaine du déferlement de la high-tech.

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