C'est une approche loin de faire l'unanimité dans l'industrie vidéoludique. Plutôt que de perdre son temps à chasser les pirates avec des DRM inefficaces, le studio américain Stardock préfère concentrer ses moyens sur du contenu supplémentaire. Jusqu'à présent, sa clientèle l'a suivi dans sa démarche.

La manière de mettre un terme au piratage des jeux vidéo continue de faire débat dans l’industrie vidéoludique. Pour les uns, la seule façon de limiter le piratage d’un titre est d’utiliser des mesures techniques de protection ou d’imposer la connexion à des serveurs d’authentification pour jouer. Cependant, ces mesures sont vivement critiquées par les joueurs.

En effet, l’efficacité de ces verrous numériques est loin d’être assurée. Il n’est pas rare qu’un crack surgisse quelques heures ou quelques jours après la commercialisation d’un titre bourré de DRM. Ensuite, parce que ces protections peuvent entrainer d’autres inconvénients. Et le retour de bâton peut être brutal : le jeu Spore, édité par Electronic Arts, s’est fait descendre dans les critiques de consommateurs.

D’autres en revanche manient plus volontiers la carotte que le bâton. C’est le cas du studio américain Stardock, qui va proposer son dernier titre, Elemental : War of Magic, sans aucun DRM. Uniquement prévu sur PC, le jeu reposera sur un système de stratégie au tour par tour dans un univers de fantasy. Interrogé par CNN, le directeur de Stardock, Brad Wardell, explique que le titre sera disponible à la fois dans le commerce et sur sa plate-forme de contenu en ligne, Impulse.

Mais si le jeu ne comportera aucun DRM, Elemental : War of Magic ne sera pas pour autant sans protection. Pour décourager les pirates tentés de récupérer une version illicite sur les réseaux peer-to-peer, Brad Wardel a expliqué que de nombreuses mises à jour gratuites seraient déployées afin de les décourager. Avec l’espoir que ces derniers se désintéressent d’un jeu « incomplet ».

Pour profiter de ce contenu supplémentaire, le joueur devra s’enregistrer auprès de Stardock. De cette façon, l’éditeur pourra mettre à disposition de nouveaux éléments pour le jeu. « Nous voulons nous débarrasser de ces problématiques et nous recentrer sur nos consommateurs » a poursuivi Brad Wardell. Une philosophie loin d’être partagée par les grands studios.

Par le passé, Stardock s’est illustré pour être un studio particulièrement à l’écoute des préoccupations de sa clientèle. En 2008, le studio a notamment participé à l’élaboration d’une Déclaration des Droits du Joueur et refuse depuis plusieurs années de s’en remettre aux DRM, préférant se concentrer sur les joueurs. Et manifestement, ces derniers le lui rendent bien.

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