Illustrer des articles n’est pas toujours une chose facile. Le droit d’auteur et les nombreuses licences existantes, même du côté des licences libres, incitent à une certaine prudence avant d’agrémenter un sujet d’une jolie illustration ou d’une image pertinente. Et Wikipédia, qui dispose de plusieurs millions d’articles dans 255 langues différentes, n’est évidemment pas étranger à ce problème.

Cela peut amener d’ailleurs à des situations tout à fait inattendues. On se souvient par exemple de la demande de filtrage formulée par l’Internet Watch Foundation, sans aucun contrôle judiciaire, suite à la découverte d’une page Wikipédia présentant l’album Virigin Killer de Scorpions.

Dans un tout autre domaine, c’est au tour du FBI de protester contre Wikipédia. En effet, la police fédérale américaine a constaté que l’encyclopédie libre illustrait certains contenus avec le logo officiel du Federal Bureau of Investigation. Une utilisation problématique pour le FBI, qui estime que cela peut conduire à une falsification du logo à des fins criminelles.

Dans un courrier (.pdf) adressé le 28 juillet à la fondation Wikimedia, le FBI a donc officiellement demandé le retrait du logo, en s’appuyant sur l’article 18 section 701 du Code des États-Unis. Une situation qui est aggravée par le fait que l’encyclopédie propose justement une illustration en haute qualité (format .svg). Sauf que le FBI a cité l’article en tronquant justement les parties essentielles.

Un point qui n’a pas échappé à Mike Godwin. Non content d’avoir créé tout un folklore sur Internet grâce au fameux « Point Godwin », l’homme est également directeur juridique à la Wikimedia Foundation. Dans sa réponse (.pdf), il note que la partie « oubliée » par le FBI concerne en réalité les badges, cartes d’identification et tout autre insigne. Une différence de taille qui permet manifestement à Wikipédia de continuer à afficher ce logo.

Et la fondation Wikimédia de se faire plus menaçante, en affirmant être prête à porter l’affaire devant les tribunaux. « Nous sommes en contact avec des conseils extérieurs et sommes disposés à défendre notre point de vue au tribunal » a conclu Mike Godwin dans sa lettre.

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