Fondée en 1826, l’University College de Londres (UCL) est l’une des plus prestigieuses universités au monde, et elle tient à ne pas voir sa réputation ternie par le succès des services de faible moralité inventés par ses étudiants. Le Times raconte ainsi que Rich Martell, un étudiant de dernière année en sciences informatiques, a été condamné par le doyen à payer une amende de 300 livres sterling (environ 350 euros), parce qu’il avait apporté « du discrédit » à l’UCL.

Le jeune entrepreneur de 21 ans avait lancé en avril 2010 le site FitFinder, qui proposait aux étudiants de poster anonymement la description d’une personne qu’ils ont trouvée attirante, en disant où ils l’avaient croisée. L’information était alors publiée sur la page d’accueil de FitFinder, pour permettre à la personne concernée de se reconnaître et éventuellement de répondre si elle était elle-même intéressée. Le site a très rapidement gagné un grand nombre d’utilisateurs, en couvrant 52 universités britanniques.

Mais il a dû fermer ses portes le 28 avril. Le doyen de l’University College de Londres a sorti son code de déontologie, et infligé à Rich Martell la peine la plus lourde prévue dans le cas où l’étudiant porte atteinte à la réputation de l’Université. S’il ne paye pas son amende, il sera sanctionné par le refus de lui délivrer son diplôme de fin d’études.

Selon le Times, l’UCL aurait reçu des plaintes de plusieurs autres universités, qui reprochaient à FitFinder de trop distraire les étudiants. Il aurait également été critiqué par des groupes féministes, qui reprochaient au site la vulgarité de certains commentaires laissés à propos des étudiantes croisées dans les bibliothèques, les cafés, salles de classes et autres lieux publics du campus.

Rich Martell a fermé son site sous la pression de son université, mais il promet de le remettre en ligne dès son diplôme obtenu.

Facebook, le site le plus visité au monde, avait aussi été créé d’abord par des étudiants, pour des étudiants. Il n’aurait probablement pas le succès qu’il connaît aujourd’hui si l’Université de Harvard avait menacé Mark Zuckerberg de sanctions…

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés