MPEG-LA rassure les utilisateurs de WebM : payez nous, vous serez tranquilles
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 21 Mai 2010 à 18h53 -
posté dans TV Numérique
![]() Mercredi, Google a offert le code source et les spécifications du format vidéo VP8 sous licence libre pour le projet WebM, en jurant crachant qu'il était utilisable gratuitement par n'importe qui. "WebM et les codecs qu'il supporte (la vidéo VP8 et l'audio Vorbis) n'exigent aucun paiement de droits de toute nature (..) Vous pouvez faire ce que bon vous semble avec le code de WebM sans devoir d'argent à quiconque", assurait dans une FAQ la firme de Mountain View. Mais le consortium MPEG-LA, qui gère les droits de propriété intellectuelle du format AVC/H.264, entend bien faire régner un petit sentiment de terreur chez les industriels pour convaincre les plus frileux de verser la dîme pour leur tranquillité d'esprit. Le président de MPEG-LA Larry Horn a ainsi confié à All Things Digital que le consortium songeait à proposer sous licence un portefeuille de brevets, "en raison des incertitudes du marché concernant les besoins en licences de brevets pour de telles technologies". "Il y a eu des expressions d'intérêt du marché pour nous demander de faciliter un rassemblement de licences qui répondrait aux besoins du marché d'avoir un guichet unique pratique, plutôt que de négocier séparément des licences avec chacun des titulaires de brevets pour accéder à des droits sur les brevets pour le VP8 et d'autres codecs, et nous examinons cette possibilité". En clair, le MPEG-LA n'affirme pas que le VP8 viole les droits des titulaires des brevets qui s'appliquent au H.264, mais il dit aux industriels qu'il est plus sûr d'acquérir une licence au moins partielle du H.264 pour se mettre à l'abri. La licence agirait ainsi comme un bouclier dans le cas où des poursuites en contrefaçon étaient lancées par des titulaires des brevets du H.264 contre les utilisateurs de WebM et son codec VP8. De son côté, Google assure qu'il a réalisé une étude approfondie du VP8, et qu'il possède tous les droits qu'il a versé à WebM. Mais c'est un bras de fer sans précédent qui se joue. Comme nous l'expliquions hier, tout le génie est dans la licence de WebM, qui retire les droits d'utilisation du format à ceux qui intenteraient ou soutiendraient des poursuites en violation de brevets contre une utilisation de VP8. Si WebM devient un standard de fait, ce que Google tentera d'obtenir au plus vite avec le soutien de Mozilla, Adobe et Opera, aucun industriel ne pourra se permettre de ne pas l'utiliser. à lire aussi
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Commentaires à propos de «MPEG-LA rassure les utilisateurs de WebM : payez nous, vous serez tranquilles»
Il s'agit pas de payer la MPEG-LA mais d'organiser un regroupement de brevets de sociétés estiment détenir de la propriété intellectuelle sur VP8.
Renseignez vous 2 mins sur ce qui est arrivé avec Microsoft et son VC-1, pompé de la spec de H.264 pour faire son codec prorio. Une fois qu'ils ont montré leur spec, ils ont été forcé de monter un regroupement de brevets similaire a celui de H.264, car bcp de sociétés ont reconnu leur propriété intellectuelle dedans. Le FUD c'est google de faire croire que la copie chattré d'H.264 qu'a pondu On2 n'enfreint aucun brevet. C'est passablement énervant de voir une société prendre le travail des chercheurs universitaires et privés sur le standard ouvert H.264 et essayer de contourner au maximum les brevets attenant pour vendre son truc proprio. bloufblouf, le 21/05/2010 - 19:56
Il s'agit pas de payer la MPEG-LA mais d'organiser un regroupement de brevets de sociétés estiment détenir de la propriété intellectuelle sur VP8. Renseignez vous 2 mins sur ce qui est arrivé avec Microsoft et son VC-1, pompé de la spec de H.264 pour faire son codec prorio. Une fois qu'ils ont montré leur spec, ils ont été forcé de monter un regroupement de brevets similaire a celui de H.264, car bcp de sociétés ont reconnu leur propriété intellectuelle dedans. Le FUD c'est google de faire croire que la copie chattré d'H.264 qu'a pondu On2 n'enfreint aucun brevet. C'est passablement énervant de voir une société prendre le travail des chercheurs universitaires et privés sur le standard ouvert H.264 et essayer de contourner au maximum les brevets attenant pour vendre son truc proprio. Franchement, quelle connerie monumentale ces brevets logiciels... Et pour info, la licence de VP8 est libre ! VP8, ce n'est pas VC-1 ! bloufblouf, le 21/05/2010 - 19:56 Il s'agit pas de payer la MPEG-LA mais d'organiser un regroupement de brevets de sociétés estiment détenir de la propriété intellectuelle sur VP8. Et ça sert à quoi une fois le regroupement constitué ? Personne n'est en mesure à l'heure actuelle d'affirmer si oui ou non VP8 enfreint un ou plusieurs brevets. Le fait qu'il soit difficile de nos jours de mettre en place un format vidéo efficace qui dépourvu de toute technologie brevetée rend crédible la menace de poursuites. Même les produits du MPEG-LA ne sont pas entièrement à l'abri d'un brevet sous-marin dont les conséquences juridiques seraient très lourdes.
Une société peut ainsi risquer une forte pénalité financière par l'emploi d'une technologie en infraction avec la propriété intellectuelle. C'est l'intérêt des produits mis en place par l'entremise d'un portefeuille de brevet : à défaut d'être libres et gratuits, ils offrent une sécurité juridique très importante aux sociétés qui les adoptent. CounterFragger, le 21/05/2010 - 20:09 bloufblouf, le 21/05/2010 - 19:56
Il s'agit pas de payer la MPEG-LA mais d'organiser un regroupement de brevets de sociétés estiment détenir de la propriété intellectuelle sur VP8. Renseignez vous 2 mins sur ce qui est arrivé avec Microsoft et son VC-1, pompé de la spec de H.264 pour faire son codec prorio. Une fois qu'ils ont montré leur spec, ils ont été forcé de monter un regroupement de brevets similaire a celui de H.264, car bcp de sociétés ont reconnu leur propriété intellectuelle dedans. Le FUD c'est google de faire croire que la copie chattré d'H.264 qu'a pondu On2 n'enfreint aucun brevet. C'est passablement énervant de voir une société prendre le travail des chercheurs universitaires et privés sur le standard ouvert H.264 et essayer de contourner au maximum les brevets attenant pour vendre son truc proprio. Franchement, quelle connerie monumentale ces brevets logiciels... Et pour info, la licence de VP8 est libre ! VP8, ce n'est pas VC-1 ! Oui les brevets logiciel c'est le droit d'être stupide dans sa forme la plus pur. Et si tu essayais de maîtriser la grammaire avant de parler avec emphase de la stupidité et d'un pittoresque "droit d'être stupide" qui ne donne pas une image très flatteuse de ta personne ?
beatus, le 21/05/2010 - 22:07 Et si tu essayais de maîtriser la grammaire avant de parler avec emphase de la stupidité et d'un pittoresque "droit d'être stupide" qui ne donne pas une image très flatteuse de ta personne ?Pourquoi tu trouve que la propriété intellectuelle nous démontre une certaine forme d'intelligence? Regarde un peut rien que cette affaire nous démontre a quel point toute cette usine a gaz des brevets est pousser dans la stupidité la plus absolue. Si tout ces acteurs cherchaient a s'entendre au lieu de sombrer dans la bêtise ils n'en seraient pas la a perdre leur temps et leur énergie dans une montagne de confusion. beatus, le 21/05/2010 - 20:34 Personne n'est en mesure à l'heure actuelle d'affirmer si oui ou non VP8 enfreint un ou plusieurs brevets. Le fait qu'il soit difficile de nos jours de mettre en place un format vidéo efficace qui dépourvu de toute technologie brevetée rend crédible la menace de poursuites. Même les produits du MPEG-LA ne sont pas entièrement à l'abri d'un brevet sous-marin dont les conséquences juridiques seraient très lourdes. Une société peut ainsi risquer une forte pénalité financière par l'emploi d'une technologie en infraction avec la propriété intellectuelle. C'est l'intérêt des produits mis en place par l'entremise d'un portefeuille de brevet : à défaut d'être libres et gratuits, ils offrent une sécurité juridique très importante aux sociétés qui les adoptent. Ecoute Beatus il y a un truc qui t'échappe : ici on n'aime PAS les brevets logiciels. Allez dis nous la vérité, toi tu les aimes bien non ? Perso je n'aime pas non plus que des sociétés se comportent comme des dealers de drogue pour imposer des standards de fait et venir réclamer le pognon quand le marché est pieds et poings liés. Quant à tes incantations selon lesquelles une société pourrait faire un bon calcul en se délestant d'un gros paquet de billets verts pour s'abriter derrière un "portefeuille de brevet", elles nous font bien rigoler de ce côté-ci de l'atlantique. jolavillette : je te suggère de relire mon intervention. Nulle part, je n'écris pas plus que je ne défends les brevets logiciels. Ce qui me fait réagir, c'est l'affirmation puérile qui fait des brevets logiciels la stupidité " la plus pur[e] " (et la plus " absolue "). Libre à toi d'être d'accord avec ces propos, et de considérer ces brevets comme une forme de stupidité supérieure à celle qui pousse à la guerre par exemple, ou encore à celle qui pousse au chômage et la misère des milliers de famille dans le seul but de maximiser le bilan annuel d'une entreprise. Et c'est bien ce qu'implique l'affirmation de jbsorba.
Quant à l'idée répétée deux fois du " droit d'être stupide ", tu pourrais peut-être me l'éclaircir. Je doute que le babil de jbsorba permette de développer de manière satisfaisante ce concept inédit dans la pensée occidentale (à moins qu'il ne s'agisse d'un héritier de Jarry et de Tzara, mais vu son niveau de français, je doute qu'il puisse revendiquer une telle filiation). C'est quand même étrange ces histoires, a croire qu'il y a qu'une seule manière d'écrire un codec? (méthode brevetée par le consortium MPEG-LA)
Et si c'est le cas je crois qu'il est temps de se poser la question si interdire a quiconque d'utiliser une formule mathématique pour des raisons commerciales c'est pas a jeter... dieangel, le 21/05/2010 - 23:19 C'est quand même étrange ces histoires, a croire qu'il y a qu'une seule manière d'écrire un codec? (méthode brevetée par le consortium MPEG-LA)Et si c'est le cas je crois qu'il est temps de se poser la question si interdire a quiconque d'utiliser une formule mathématique pour des raisons commerciales c'est pas a jeter...
La question semblait claire autrefois : pas de brevet logiciel ! Mais comme toujours les USA tentent d'imposer leur vision au reste du monde, puisqu'il y a du fric en jeu. D'ailleurs quand on y regarde de plus près, le H264 ne pose problème à Mozilla qu'à cause de cette petite minorité de pays où les brevets logiciels sont en place. bloufblouf, le 21/05/2010 - 19:56 Il s'agit pas de payer la MPEG-LA mais d'organiser un regroupement de brevets de sociétés estiment détenir de la propriété intellectuelle sur VP8. Ce qui revient strictement au même : payer les membres du consortium MPEG-LA. Renseignez vous 2 mins sur ce qui est arrivé avec Microsoft et son VC-1, pompé de la spec de H.264 pour faire son codec prorio. Une fois qu'ils ont montré leur spec, ils ont été forcé de monter un regroupement de brevets similaire a celui de H.264, car bcp de sociétés ont reconnu leur propriété intellectuelle dedans.
So what ? Le FUD c'est google de faire croire que la copie chattré d'H.264 qu'a pondu On2 n'enfreint aucun brevet.
Tu sais ce que c'est du FUD ? Apparamment non. C'est passablement énervant de voir une société prendre le travail des chercheurs universitaires et privés sur le standard ouvert H.264 et essayer de contourner au maximum les brevets attenant pour vendre son truc proprio.
àa tombe bien, Google ne vends pas le VP8, et celui-ci n'est pas proprio, mais au contraire, grand ouvert et gratuit. Tu dois être content... Timekeeper, le 22/05/2010 - 10:21 C'est comme ces assurances qu'on veut nous vendre pour des trucs qui sont déjà assurés Si le VP8 enfreint un brevet, une action en justice peut-être menée. Le plaignant peut obtenir de Google, mais aussi de tous ses partenaires (Opera, Nvidia, Mozilla, Texas Instruments...), devant un tribunal américain, des dommages et intérêts substantiels. Si tu veux avoir une idée du montant des dommages qu'il est possible d'obtenir, tu peux te référer à l'affaire Alcatel-Lucent/Microsoft au sujet d'un brevet pour le MP3 : 1,5 milliards de dollars. Et encore, Microsoft avait payé sa licence aurpès de Fraunhofer (ce qui a convaincu le tribunal d'appel de la bonne fois de l'éditeur de Redmond). A ces sommes potentiellement astronomiques, tu peux ajouter la menace d'une interdiction de vendre sur le sol américain tout produit supportant le VP8 (ce qui obligerait les fabricants de téléphones, de tablettes, mais aussi d'ordinateurs s'ils sont équipés d'une carte graphique prenant en charge le décodage matériel, à retirer des centaines de millions de machines du marché). La encore, regarde Microsoft qui a du récemment retirer Office du marché US (avec une amende de 300 millions de dollars en prime si mes souvenirs sont bons). Sans doute le lecteur moyen de numerama, dont les décisions les plus graves consistent à sortir la pizza du four avant qu'elle ne crame, aura du mal à percevoir l'intérêt pour une de ces sociétés à se lancer dans le support d'un format sans garanties juridiques solides. Il pourra trouver les fanfaronnades du MPEG-LA grotesques, menées dans le seul but de destabiliser les partenaires. Il y a de ça bien entendu : dans le conflit des formats, les deux partis qui s'affrontent ne vont pas rester les bras croisés. Néanmoins, le communiqué du MPEG-LA est fondé et a ce mérite : il rappelle aux sociétés partenaires du VP8 de regarder à deux fois les garanties juridiques apportées par Google, et leur propose une véritable assurance garantie par l'établissement d'un portefeuille de brevets qui couvre plusieurs centaines de techniques brevetées. Cela dit, avant de procéder ainsi, il aurait pu sembler logique que le MPEG-LA indique clairement quels brevets sont enfreints (à supposer qu'il y en ait). Mais raisonner ainsi, c'est se méprendre sur le mécanisme préventif d'une assurance : payer pour un accident qui ne surviendra peut-être jamais. Pour des sociétés comme Broadcom, Texas Instruments, Nvidia... cela revient à payer quelques millions pour une assurance qui peut leur éviter des tracas juridiques dont les conséquences seraient extraordinairement lourdes. C'est une aubaine pour eux. Pour les petits éditeurs, la situation est moins riante. Je rappelle qu'en cas de procès, la Fondation Mozilla - en tant qu'éditrice de Firefox - pourrait être ruinée (ce qui arrangerait certainement le MPEG-LA de se débarasser de ce trublillon mais peut-être aussi Google qui cherche à grignoter des parts de marchés sur celui des navigateurs). Les sociétés étrangères comme Opera sont peut-être plus à l'abri puisque les brevets logiciels n'ont pas toujours cours ailleurs. les rapaces sortent enfin de leur trou: ils ont en effet compris que leur piège était finalement voué à l'échec, donc ils essayent autre chose... il était prévisible en tout cas qu'ils allaient réagir.
beatus, le 22/05/2010 - 11:05
Timekeeper, le 22/05/2010 - 10:21 C'est comme ces assurances qu'on veut nous vendre pour des trucs qui sont déjà assurés Si le VP8 enfreint un brevet, une action en justice peut-être menée. Le plaignant peut obtenir de Google, mais aussi de tous ses partenaires (Opera, Nvidia, Mozilla, Texas Instruments...), devant un tribunal américain, des dommages et intérêts substantiels. Si tu veux avoir une idée du montant des dommages qu'il est possible d'obtenir, tu peux te référer à l'affaire Alcatel-Lucent/Microsoft au sujet d'un brevet pour le MP3 : 1,5 milliards de dollars. Et encore, Microsoft avait payé sa licence aurpès de Fraunhofer (ce qui a convaincu le tribunal d'appel de la bonne fois de l'éditeur de Redmond). A ces sommes potentiellement astronomiques, tu peux ajouter la menace d'une interdiction de vendre sur le sol américain tout produit supportant le VP8 (ce qui obligerait les fabricants de téléphones, de tablettes, mais aussi d'ordinateurs s'ils sont équipés d'une carte graphique prenant en charge le décodage matériel, à retirer des centaines de millions de machines du marché). La encore, regarde Microsoft qui a du récemment retirer Office du marché US (avec une amende de 300 millions de dollars en prime si mes souvenirs sont bons). Sans doute le lecteur moyen de numerama, dont les décisions les plus graves consistent à sortir la pizza du four avant qu'elle ne crame, aura du mal à percevoir l'intérêt pour une de ces sociétés à se lancer dans le support d'un format sans garanties juridiques solides. Il pourra trouver les fanfaronnades du MPEG-LA grotesques, menées dans le seul but de destabiliser les partenaires. Il y a de ça bien entendu : dans le conflit des formats, les deux partis qui s'affrontent ne vont pas rester les bras croisés. Néanmoins, le communiqué du MPEG-LA est fondé et a ce mérite : il rappelle aux sociétés partenaires du VP8 de regarder à deux fois les garanties juridiques apportées par Google, et leur propose une véritable assurance garantie par l'établissement d'un portefeuille de brevets qui couvre plusieurs centaines de techniques brevetées. Cela dit, avant de procéder ainsi, il aurait pu sembler logique que le MPEG-LA indique clairement quels brevets sont enfreints (à supposer qu'il y en ait). Mais raisonner ainsi, c'est se méprendre sur le mécanisme préventif d'une assurance : payer pour un accident qui ne surviendra peut-être jamais. Pour des sociétés comme Broadcom, Texas Instruments, Nvidia... cela revient à payer quelques millions pour une assurance qui peut leur éviter des tracas juridiques dont les conséquences seraient extraordinairement lourdes. C'est une aubaine pour eux. Pour les petits éditeurs, la situation est moins riante. Je rappelle qu'en cas de procès, la Fondation Mozilla - en tant qu'éditrice de Firefox - pourrait être ruinée (ce qui arrangerait certainement le MPEG-LA de se débarasser de ce trublillon mais peut-être aussi Google qui cherche à grignoter des parts de marchés sur celui des navigateurs). Les sociétés étrangères comme Opera sont peut-être plus à l'abri puisque les brevets logiciels n'ont pas toujours cours ailleurs. En résumé, le brevet logiciel c'est toujours autant de la merde quoi beatus, le 22/05/2010 - 11:05
Pas tout à fait. Si le VP8 enfreint un brevet, une action en justice peut-être menée. Le plaignant peut obtenir de Google, mais aussi de tous ses partenaires (Opera, Nvidia, Mozilla, Texas Instruments...), devant un tribunal américain, des dommages et intérêts substantiels. Si tu veux avoir une idée du montant des dommages qu'il est possible d'obtenir, tu peux te référer à l'affaire Alcatel-Lucent/Microsoft au sujet d'un brevet pour le MP3 : 1,5 milliards de dollars. Et encore, Microsoft avait payé sa licence aurpès de Fraunhofer (ce qui a convaincu le tribunal d'appel de la bonne fois de l'éditeur de Redmond). A ces sommes potentiellement astronomiques, tu peux ajouter la menace d'une interdiction de vendre sur le sol américain tout produit supportant le VP8 (ce qui obligerait les fabricants de téléphones, de tablettes, mais aussi d'ordinateurs s'ils sont équipés d'une carte graphique prenant en charge le décodage matériel, à retirer des centaines de millions de machines du marché). La encore, regarde Microsoft qui a du récemment retirer Office du marché US (avec une amende de 300 millions de dollars en prime si mes souvenirs sont bons). beatus, le 22/05/2010 - 11:05
Sans doute le lecteur moyen de numerama, dont les décisions les plus graves consistent à sortir la pizza du four avant qu'elle ne crame beatus, le 22/05/2010 - 11:05
aura du mal à percevoir l'intérêt pour une de ces sociétés à se lancer dans le support d'un format sans garanties juridiques solides. Il pourra trouver les fanfaronnades du MPEG-LA grotesques, menées dans le seul but de destabiliser les partenaires. Il y a de ça bien entendu : dans le conflit des formats, les deux partis qui s'affrontent ne vont pas rester les bras croisés. Néanmoins, le communiqué du MPEG-LA est fondé et a ce mérite : il rappelle aux sociétés partenaires du VP8 de regarder à deux fois les garanties juridiques apportées par Google, et leur propose une véritable assurance garantie par l'établissement d'un portefeuille de brevets qui couvre plusieurs centaines de techniques brevetées. D'autre part, cela m'étonnerait beaucoup que Google n'ait pas une armée de juristes et d'ingénieurs qui a étudié de fond en comble le VP8. Je les vois mal se lancer la fleur au fusil, il ne s'agit pas de la start-up du coin... beatus, le 22/05/2010 - 11:05
Cela dit, avant de procéder ainsi, il aurait pu sembler logique que le MPEG-LA indique clairement quels brevets sont enfreints (à supposer qu'il y en ait). Mais raisonner ainsi, c'est se méprendre sur le mécanisme préventif d'une assurance : payer pour un accident qui ne surviendra peut-être jamais. Pour des sociétés comme Broadcom, Texas Instruments, Nvidia... cela revient à payer quelques millions pour une assurance qui peut leur éviter des tracas juridiques dont les conséquences seraient extraordinairement lourdes. C'est une aubaine pour eux. D'autre part, les sociétés que tu cites ont d'ores et déjà acheté une licence H.264, donc, A SUPPOSER que VP8 enfreigne effectivement un brevet (ce n'est qu'une supposition hein...), pourquoi devraient-elles la repayer une deuxième fois ? beatus, le 22/05/2010 - 11:05
Pour les petits éditeurs, la situation est moins riante. Je rappelle qu'en cas de procès, la Fondation Mozilla - en tant qu'éditrice de Firefox - pourrait être ruinée (ce qui arrangerait certainement le MPEG-LA de se débarasser de ce trublillon mais peut-être aussi Google qui cherche à grignoter des parts de marchés sur celui des navigateurs). Les sociétés étrangères comme Opera sont peut-être plus à l'abri puisque les brevets logiciels n'ont pas toujours cours ailleurs.
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