Hadopi : la vraie-fausse démission de Michel Thiollière pose question (MAJ)

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 19 Mai 2010 à 13h46 - posté dans Société 2.0

Rapporteur des deux lois Hadopi au Parlement, l'ancien sénateur Michel Thiollière devait présenter le mois dernier sa démission de son siège au collège de la Haute Autorité. Il y avait été nommé par le président du Sénat, avant d'abandonner son mandat de sénateur, incompatible avec ses nouvelles fonctions. Mais depuis un mois, son remplaçant n'a toujours pas été désigné, alors qu'il est indispensable à la poursuite des travaux de l'Hadopi. Et pour cause...

Mise à jour : Contactés, les services du Sénat nous indiquent, comme l'a fait implicitement l'Hadopi, que M. Thiollière a été officiellement désigné en tant que "personnalité qualifiée" et non en tant que sénateur. La question s'était posée au moment de l'examen du projet de loi de savoir s'il fallait imposer le choix d'un parlementaire dans le collège de l'Hadopi, mais ça n'est pas l'option qui a été choisie. "Faute d'incompatibilité juridique", M. Thiollière a donc la possibilité de ne pas démissionner, et le Sénat nous assure qu'il n'y a pas de coutume qui imposerait dans l'esprit une démission. Les services du Sénat nous précisent que c'est probablement la première fois que le problème se pose.

Il y a un mois presque jour pour jour, le rapporteur de la loi Hadopi au Sénat Michel Thiollière présentait sa démission de tous ses mandats électifs, après sa nomination à la vice-présidence de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Ses nouvelles fonctions étaient incompatibles avec un mandat de Sénateur.

Alors qu'il avait été désigné membre du Collège de l'Hadopi par le président du Sénat, Michel Thiollière "abandonne aussi son poste au sein de la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet", disait le communiqué publié par l'AFP le 16 avril 2010.

L'information était implicitement confirmée par le Sénat, qui dans un communiqué du même jour employait l'imparfait pour dire qu'à la date de sa nomination à la CRE, "Michel Thiollière, spécialiste de l'audiovisuel et rapporteur de nombreux projets de loi sur le secteur, était membre du Collège de la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet (HADOPI) et membre du Conseil d'administration de la société France Télévisions".

Sa démission du Conseil d'administration de France Télévisions a effectivement été actée, puisque c'est le sénateur des Alpes-Maritimes Jean-Pierre Leleux qui a été désigné pour le remplacer.

Depuis un mois, nous attendions de voir également au Journal Officiel la publication du décret de nomination du remplaçant de M. Thiollière au sein Collège de l'HADOPI. Car sans être au complet, le collège ne peut prendre aucune décision officielle, notamment sur l'envoi des mails et la publication des fonctionnalités pertinentes que devront avoir les logiciels de sécurisation. Nous attendions, attendions... jusqu'à demander mardi à la Haute Autorité ce qu'il en était.

Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir la réponse : "Michel Thiollière n'a pas démissionné du collège de l'Hadopi".

Cette non démission est contraire à l'esprit des règles démocratiques. Le membre d'une autorité indépendante désigné par le président d'une chambre parlementaire est censé représenter cette chambre et la tenir informée des travaux. Le sénateur désigné par le président du Sénat doit représenter le Sénat. Dès lors, si le représentant mandaté n'est plus sénateur, la règle implicite veut qu'il démissionne de son mandat pour permettre à un autre sénateur de siéger.

Mais du côté de l'Hadopi, on se refuse à nous livrer des explications. La Haute Autorité se réfugie simplement derrière le texte de la loi, sans nous répondre sur l'esprit qui n'est pas respecté. L'article L331-16 du code de la propriété intellectuelle prévoit que les neuf membres du Collège de l'Hadopi sont nommés pour une durée de 6 ans, et dispose que "sauf démission, il ne peut être mis fin aux fonctions d'un membre qu'en cas d'empêchement constaté par le collège dans les conditions qu'il définit". Or la perte du mandat de sénateur n'est pas une condition suffisante. Le texte dit que le président du Sénat désigne une "personnalité qualifiée", mais rien n'impose explicitement qu'elle soit membre du Sénat. C'est juste la tradition, et la logique-même. S'il ne démissionne pas, Michel Thiollière peut donc occuper pendant encore six ans le siège que devrait pourtant, en principe, occuper un sénateur.

Contacté mardi par Numerama, M. Thiollière ne nous avait pas encore répondu ce mercredi pour apporter ses explications et nous dire pourquoi il avait visiblement changé d'avis depuis le mois dernier.

Ca ne serait en tout cas pas la première fois que dans son fonctionnement, l'Hadopi s'en tient au seul texte de la loi sans en respecter l'esprit. Nous l'avons constaté dans la volonté de passer en force pour envoyer les premiers messages d'avertissement sans attendre la publication des moyens de sécurisation labellisés par l'Hadopi.

Reste à comprendre pourquoi Michel Thiollière s'accroche à son siège au collège de l'Hadopi, chargé des fonctions de veille, de prospective et de régulation. Est-ce en remerciement de ses bons et loyaux services de rapporteur successif des lois DADVSI, Hadopi 1 et Hadopi 2 ? Est-ce parce qu'il n'y a aucun sénateur suffisamment compétent en matière de numérique ? Est-ce par ce que le seul à être véritablement compétent est le sénateur de Vendée Bruno Retailleau, qui est très critique à l'égard de l'Hadopi et profondément attaché à la neutralité des réseaux ? Est-ce parce qu'aucun sénateur n'accepte de siéger dans une autorité administrative détestée, qui a été jugée en partie responsable de l'échec de l'UMP aux dernières élections régionales ? Ou est-ce encore autre chose ?

Publié par Guillaume Champeau, le 19 Mai 2010 à 13h46
 
 
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Commentaires à propos de «Hadopi : la vraie-fausse démission de Michel Thiollière pose question (MAJ)»
 

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héhé... la patate chaude est lancée.. Bientôt une réponse ?
"Est-ce par ce que le seul à être véritablement compétent est le sénateur de Vendée Bruno Retailleau, qui est très critique à l'égard de l'Hadopi et profondément attaché à la neutralité des réseaux ?"

Bonne réponse

Réponse D, la réponse D ^^

Les compétences n'importent pas, c'est juste le point de vue sur le piratage/amitiée avec le président.
Kad, le 19/05/2010 - 13:46

Reste à comprendre pourquoi Michel Thiollière s'accroche à son siège au collège de l'Hadopi, chargé des fonctions de veille, de prospective et de régulation. Est-ce en remerciement de ses bons et loyaux services de rapporteur successif des lois DADVSI, Hadopi 1 et Hadopi 2 ? Est-ce parce qu'il n'y a aucun sénateur suffisamment compétent en matière de numérique ? Est-ce par ce que le seul à être véritablement compétent est le sénateur de Vendée Bruno Retailleau, qui est très critique à l'égard de l'Hadopi et profondément attaché à la neutralité des réseaux ? Est-ce parce qu'aucun sénateur n'accepte de siéger dans une autorité administrative détestée, qui a été jugée en partie responsable de l'échec de l'UMP aux dernières élections régionales ? Ou est-ce encore autre chose ?


A mon avis, il n'y a pas foule parmi les élus de la République pour accepter de siéger au Collège de l'Hadopi.

Le résultat des dernières élections régionales ont amené à plus de prudence, un certain nombre de Kamikazes élus de la République.

Mais ce n'est que mon avis personnel, compte tenu de ce que ce collège Hadopi n'est pas très populaire et ne représente aucunement une priorité en France, compte tenu du chantier actuel à gérer pour sauver l'état de la faillite.

Les sociétés de l'industrie musicale ne représentant que poussières face à la crise économique actuelle aux caisses de l'état qui sont vides et qui ont déjà bien du mal à assurer l'essentiel...




:rolleyes:
Il est payé combien pour siéger à l'Hadopi ?
J'aime ce genre d'article ! Il ne faut pas laisser tomber le moindre sujet sur Hadopi. Merci Kad de rester vigilant et de ne pas lâcher l'affaire !
L'Hadopi ca sent soit l'arlésienne, soit la viande pas fraiche qu'on essaie de nous refourguer avec un sourire de vendeur de cuisine...

Votre barbaque on en veut pas alors gardez là, et tout ceux qui vont avec!!!
Avec HADOPI t'a pas fini de te faire embobiner!

Cet histoire est bancale depuis le début!
Il est payé combien pour siéger à l'Hadopi ?

moi je dis, c'est pour les payes bien grasses de toutes ces assemblées autocratiques...
La palourde s'accroche au rocher, on dirait. Un petit crabe pour l'en décrocher et en faire son repas ?
Ce principe de devoir "respecter l'esprit d'une loi" est aussi grotesque que risible. Rien de plus subjectif.

Soit une loi est bien faite et elle prévoit tous les cas possibles, soit c'est de la merde. Et 99% des lois et des fondements même de notre démocratie sont effactivement de la merde.

Ce principe de démission aurait dû être écrit, c'est tout. Thollière fait de la corruption (si ce terme vous choque, changez-le par "du flirt avec les limites du conflit d'intérêt", c'est pareil mais ça tordra moins vos fions bande de petits culs serrés), mais ça on est déjà habitué depuis le temps qu'on le supporte sur ces dossiers moisis...
P..... Quel charlot !

Il est pratiquement destitué de tous ces mandats électifs : Maire de St Etienne, etc. etc..
Actifs Toxiques de la Ville de St Etienne

Effectivement,il fait mieux de confesser son amour du vélo sur son blog plutôt que s'occuper des affaires politiques :
Faites du vélo pour ne penser à rien d'autre !

En ce qui concerne HADOPI il reste très très discret : Dernier billet du 8 janvier sur son blog


Crdlt
Une autre.. une autre... ouèèèèèèè !!!
(pete un plomb)

HADOPI c'est DALLAS mais en VRAI chic moi qui voulais savoir qui VA tuer JR!

(fin du n'importe quoi)

Bon plus sérieux depuis le début du projet de riposte finale et autre solution bien gradué annoncé en grande pompe au château du roi le dossier HADOPI est bancale et maintenant ils se sont embourbés bien profond! Ils ne leurs reste que les manips plus ou moins tarabiscotées pour sauver la face et les meubles, seul hic be c'est que on est plus en 1990 c'est a dire ou les actes public (J.O. décret, compte rendu et autre document officiel etc.) ne pouvaient être disponible que pour la presse (car le public n'avait pas la possibilité matériel de suivre) mais avec internet tout a changé, car tout est en ligne et même le dernier des clampin peut lire presque tout les document officiel (presque car pour le JO faut payer comme pour d'autre pièces que on désire juste consulter et non utilisé et qui dans ce dernier cas doit avoir une certaine valeur juridique).

Bref c'est de la gesticulation qui montre bien que a la base on a pondu une annerie sans nom.
Les raisons invoquées dans l'article me semblent pertinentes.
Mais je pense qu'il en manque une: son salaire au sein du machin Hadopi.
Goldoark, le 19/05/2010 - 14:45
Ce principe de devoir "respecter l'esprit d'une loi" est aussi grotesque que risible. Rien de plus subjectif.

Soit une loi est bien faite et elle prévoit tous les cas possibles, soit c'est de la merde. Et 99% des lois et des fondements même de notre démocratie sont effactivement de la merde.

Ce principe de démission aurait dû être écrit, c'est tout. Thollière fait de la corruption (si ce terme vous choque, changez-le par "du flirt avec les limites du conflit d'intérêt", c'est pareil mais ça tordra moins vos fions bande de petits culs serrés), mais ça on est déjà habitué depuis le temps qu'on le supporte sur ces dossiers moisis...
T'as déjà fait du droit? L'esprit de la loi fait partie des données contextuelles prises en compte par un juge pour appliquer une loi par exemple. Ca n'a rien de grotesque, il est même important que le juge garde une marge d'appréciation et que tout ne soit pas défini dans la loi. De toute manière, même si rien n'interdit formellement ce mélange des genres, ça n'enlève pas le caractère insupportable d'un point de vue moral et du respect des principes républicains de cet état de fait.

Par ailleurs, si tu pouvais arrêter de balancer des contre vérités comme s'il s'agissait de quelque chose d'évident ça serait sympa. Ca serait aussi sympa d'éviter les insultes.
Cette non démission est contraire à l'esprit des règles démocratiques. Le membre d'une autorité indépendante désigné par le président d'une chambre parlementaire est censé représenter cette chambre et la tenir informée des travaux. Le sénateur désigné par le président du Sénat doit représenter le Sénat. Dès lors, si le représentant mandaté n'est plus sénateur, la règle implicite veut qu'il démissionne de son mandat pour permettre à un autre sénateur de siéger.

C'est absolument n'importe quoi. L'article fait du procès d'intention, en confondant les termes.

Le représentant à une Haute Autorité désigné par le Président du Sénat ou le Président de l'Assemblée Nationale n'a aucune obligation ni d'être, ni de demeurer député ou sénateur. D'ailleurs le texte de loi cité le dit "Deux personnalités qualifiées, désignées respectivement par le président de l'Assemblée nationale et par le président du Sénat." On ne parle pas de député ou de sénateur en exercice, contrairement aux autres nominations comme par exemple "Un membre en activité du Conseil d'Etat désigné par le vice-président du Conseil d'Etat ;"

Ensuite d'où sort cette notion de mandaté ? C'est une pure invention de l'auteur de l'article. Effectivement, mandater quelqu'un signifie lui donner un "mandat" (une délégation) pour parler en son nom propre. Un représentant mandaté par le Président du Sénat parlerait donc au nom du Président du Sénat et aurait des comptes à lui rendre.

Or là, on ne parle pas de mandat : on parle de nomination. C'est étrange que l'auteur de l'article ait fait cette confusion. Et une nomination rend de ce fait le nommé complètement indépendant de celui qui l'a nommé. Au contraire de ce que dit l'article, c'est même d'ailleurs ça qui est dans l'esprit démocratique. Un membre nommé à une haute commission, quelque qu'elle soit, n'a strictement aucun compte à rendre au Président de la chambre qui l'a nommé. Et en aucun cas, il n'est un représentant du Sénat ou du Parlement.

QUESTION : Est-ce que l'auteur de l'article trouve anti-démocratique que Hubert Haenel, nommé au Conseil Constitutionnel par le Président du Sénat ait immédiatement démissionné de son poste de sénateur ? Il faudrait dans ce cas m'expliquer où se trouverait la démocratie si un sénateur avait le pouvoir de voter une loi (ou de voter contre), puis de censurer (ou pas) cette loi.
D'ailleurs, notons également que le Président de l'Assemblée Nationale a nommé au CC Jacques Barrot qui n'est pas député. Alors comme "représentant", on fait mieux.

Bref, que ce type-là jongle avec ses nominations et ses mandats et que ce ne soit pas très clair, c'est tout à fait possible. Mais ce serait beaucoup plus crédible de l'attaquer sur des faits et pas sur des inventions comme cette histoire de mandat qui a des comptes à rendre à son "nominateur".
zabre, le 19/05/2010 - 15:03
Cette non démission est contraire à l'esprit des règles démocratiques. Le membre d'une autorité indépendante désigné par le président d'une chambre parlementaire est censé représenter cette chambre et la tenir informée des travaux. Le sénateur désigné par le président du Sénat doit représenter le Sénat. Dès lors, si le représentant mandaté n'est plus sénateur, la règle implicite veut qu'il démissionne de son mandat pour permettre à un autre sénateur de siéger.

C'est absolument n'importe quoi. L'article fait du procès d'intention, en confondant les termes.

Le représentant à une Haute Autorité désigné par le Président du Sénat ou le Président de l'Assemblée Nationale n'a aucune obligation ni d'être, ni de demeurer député ou sénateur. D'ailleurs le texte de loi cité le dit "Deux personnalités qualifiées, désignées respectivement par le président de l'Assemblée nationale et par le président du Sénat." On ne parle pas de député ou de sénateur en exercice, contrairement aux autres nominations comme par exemple "Un membre en activité du Conseil d'Etat désigné par le vice-président du Conseil d'Etat ;"

Ensuite d'où sort cette notion de mandaté ? C'est une pure invention de l'auteur de l'article. Effectivement, mandater quelqu'un signifie lui donner un "mandat" (une délégation) pour parler en son nom propre. Un représentant mandaté par le Président du Sénat parlerait donc au nom du Président du Sénat et aurait des comptes à lui rendre.

Or là, on ne parle pas de mandat : on parle de nomination. C'est étrange que l'auteur de l'article ait fait cette confusion. Et une nomination rend de ce fait le nommé complètement indépendant de celui qui l'a nommé. Au contraire de ce que dit l'article, c'est même d'ailleurs ça qui est dans l'esprit démocratique. Un membre nommé à une haute commission, quelque qu'elle soit, n'a strictement aucun compte à rendre au Président de la chambre qui l'a nommé. Et en aucun cas, il n'est un représentant du Sénat ou du Parlement.

QUESTION : Est-ce que l'auteur de l'article trouve anti-démocratique que Hubert Haenel, nommé au Conseil Constitutionnel par le Président du Sénat ait immédiatement démissionné de son poste de sénateur ? Il faudrait dans ce cas m'expliquer où se trouverait la démocratie si un sénateur avait le pouvoir de voter une loi (ou de voter contre), puis de censurer (ou pas) cette loi.
D'ailleurs, notons également que le Président de l'Assemblée Nationale a nommé au CC Jacques Barrot qui n'est pas député. Alors comme "représentant", on fait mieux.

Bref, que ce type-là jongle avec ses nominations et ses mandats et que ce ne soit pas très clair, c'est tout à fait possible. Mais ce serait beaucoup plus crédible de l'attaquer sur des faits et pas sur des inventions comme cette histoire de mandat qui a des comptes à rendre à son "nominateur".

Oui c'est vrai quoi : tant que ce n'est pas avec l'argent public, moi je ne vois rien à redire à tout ça... Il y en a qui cumulent les mandats, d'autres qui l'attendent à la fin du mois...
C'est vrai que si Hadopi existe toujours en 2012, quoi que fasse Sarko, quoi qu'il présente comme programme, quoi qu'il puisse présenter comme bilan positif, ma voix ira automatiquement à son adversaire et ce quel qu'il soit !!!!!
Zabre, tout ce que tu dis je le dis dans l'article : "Or la perte du mandat de sénateur n'est pas une condition suffisante. Le texte dit que le président du Sénat désigne une "personnalité qualifiée", mais rien n'impose explicitement qu'elle soit membre du Sénat."

Je ne pense pas qu'on puisse mélanger ce qui se pratique pour les nominations au Conseil constitutionnel, et ce qui se pratique pour les autorités administratives indépendantes. Mais si tu as des exemples à me citer pour les AAI, je suis très intéressé.
Encore une fois, ça devient lassant, pourquoi s"étonner du comportement de gens qu'on sait pourris jusqu'à la moelle?
Les pourritures ça se met à la benne.

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