RapidShare menace de poursuivre les sites utilisant son nom
Julien L. -
publié le Lundi 26 Avril 2010 à 12h29 -
posté dans Société 2.0
Coup de froid sur les services alternatifs reposant sur les fichiers hébergés par RapidShare. En effet, la société allemande a décidé de faire la chasse aux sites utilisant son nom pour mettre en avant des contenus piratés. Un changement de cap notable donc, pour un service qui a pourtant construit une grande partie de sa notoriété sur la violation du copyright.
"Nous sommes en train d'intensifier nos efforts pour contrer ce genre de sites, notamment contre les moteurs de recherche éponymes et les individus qui abusent de notre marque afin de distribuer des contenus protégés par copyright" a écrit le directeur exécutif de RapidShare, Bobby Chang, à l'attention de l'industrie du divertissement. Cette déclaration n'est pas forcément surprenante, dans la mesure où la société commence à adopter une nouvelle stratégie face au piratage des contenus. Il faut dire que les ayants droit ont mené la vie dure à RapidShare. Depuis 2007, les condamnations se sont enchainées, notamment du côté de la justice allemande. À plusieurs reprises, et en fonction des plaintes, les différents tribunaux ont exigé la mise en place rapide et efficace de filtres visant à bloquer la mise en ligne de certains contenus piratés. Dernièrement, c'est la plainte de six éditeurs allemands qui a fait l'actualité, avec à la clé la mise en place d'un dispositif pour empêcher l'envoi de 150 livres numérisés. Ainsi donc, parmi les sites ciblés par RapidShare, nous retrouvons des sites comme Rapidshare.net, Rapidshare4movies.com ou encore Rapid.org. Si nos confrères anglophones n'ont pas eu l'occasion de recueillir les réactions de tous les responsables, ils ont cependant interrogé le fondateur de Rapid.org sur ce sujet. "Nous n'allons pas nous conformer à ces menaces ridicules, comme leur demande d'abandon de notre nom de domaine, et nous allons continuer à bâtir notre communauté" a-t-il affirmé. Et en cas de mauvaise surprise, tout serait prévu : "si à un moment où à autre il devient nécessaire pour nous de trouver un nouvel hébergeur de fichiers ou de mettre carrément en place le nôtre, nous en sommes tout à fait capables et sommes disposés à le faire". Reste que, si c'est peut-être le cas pour RapidShare, tous les sites web du même genre n'ont pas forcément les épaules pour faire face à ces menaces judiciaires. À première vue, la décision de RapidShare est incompréhensible. En effet, les sites visés par l'entreprise allemande n'aspiraient nullement le contenu hébergé sur les serveurs. En réalité, ils ne proposaient généralement qu'un simple moteur de recherche dédié, pour aider les internautes à dénicher le contenu souhaité. En d'autres termes, les Rapid.org et compagnie redirigeaient tout bêtement leur trafic directement vers RapidShare. C'est d'ailleurs ce qu'a rappelé le fondateur de Rapid.org : "nous trouvons ça incroyable, si l'on considère le volume de trafic et le nombre d'abonnements premium que nous envoyons à RapidShare, qu'ils nous ciblent de façon si agressive et s'aliènent leurs propres clients". Nul doute qu'une telle décision risque d'affecter significativement la notoriété de RapidShare, d'autant que le site a beaucoup oeuvré pour s'imposer comme un incontournable du secteur. D'une certaine façon, ce n'est pas sans rappeler la stratégie adoptée par YouTube pour gagner en popularité, et devenir au final le numéro 1 des plates-formes vidéos. Pour y parvenir, le site racheté par Google en 2006 a tout simplement choisi de pactiser avec le diable, en adoptant une posture particulièrement laxiste vis-à-vis du respect des droits d'auteur et du copyright, afin de gagner encore et toujours plus d'audience. Or aujourd'hui, cette popularité est paradoxalement la principale source d'ennuis pour YouTube. Il suffit pour cela de voir le montant réclamé par Viacom en vue du procès contre Google : 1 milliard de dollars de dommages et intérêts au site de partage de vidéos. Cependant, si le schéma est classique, la mise en oeuvre est différente. En l'occurrence, YouTube n'a jamais attaqué d'autres sites. Et RapidShare craint que le droit des marques, sans doute le moyen le plus simple pour fermer ou déréférencer un site, finisse par mettre son nez dans cette affaire, sous l'action des ayants droit. Dès lors, RapidShare a une réaction épidermique en attaquant tous azimuts. à lire aussi
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Commentaires à propos de «RapidShare menace de poursuivre les sites utilisant son nom»
C'est pas le premier prestataire qui se fait sa notoriété en surfant sur les principes de la libre circulation des contenus, et qui modifie ensuite sa politique quand il a gagné en notoriété. Il peut suffire d'un changement de dirigeants, des pressions conjuguées des industries du contenu et des autorités, ou encore d'un cynisme calculé dès le départ.
Mais en effet, d'autres services viendront remplacer celui-ci... La conclusion de l'article n'est pas très claire : j'avais compris que Rapidshare utilisait justement le droit des marques pour menacer les autres sites de partage.
Rapidshare est encore massivement utilisé dans le warez, bien que MegaUpload, son concurrent direct, lui grignote, jour après jour, des parts de marché. En effet, Rapidshare, sous la contrainte de la justice allemande, est parti, depuis un petit moment, en croisade contre les utilisations illégales qui sont faites de ses services. Et c'est pour cela que certains de ses clients ont commencé une migration vers son concurrent, Megaupload, donc. En effet, ce dernier est pour le moment tranquille.
Sachant qu'une bonne part de ses revenus vient de personnes qui partagent illégalement des fichiers et qui ont pris, de ce fait, un compte Premium pour éviter toutes les gênes d'une utilisation gratuite, comment Rapidshare va continuer à survivre dans le futur ? Il sera peu utilisé. Il lui manquera de l'argent. Disparaîtra-t-il ? Message reçu hier: Dear customer, Your RapidShare Premium account xxxxxxx has expired yesterday. We will delete your account in 14 days, unless you extend it. Please notice that the following will be lost if you do not extend your account. Ben je crois bien que c'est ce qui va arriver... Adieu rapidshare, ravi de t'avoir connu...
Toutes les grosses entreprises de l'informatique ont utilisé le piratage en leur temps pour s'imposer, qu'ils s'appellent microsoft, apple, youtube, adobe, autodesk etc etc ... On peut d'ailleur facilement regrouper nos "amis" producteurs de contenu audio vidéo, qui n'auraient jamais vendu autant de musique s'il n'y avait eu en leur temps magnétoscopes et diffusions radio (et maintenant diffusion par le net). C'est un business model tellement classique qu'il est surprenant de voir des gens se battre contre ca par la suite.
cooperman, le 26/04/2010 - 12:49 bof, un autre prendra sa place tout simplement. Comme dis le dicton: " qui a la chiasse perd sa place". enfin c'est encore mieux adapté a la situation. C'est incroyable quand même, à les entendre on dirait qu'on leur est redevable de quelque chose ! Ils vivent grâce à leurs clients, qui utilisent ces sites tiers...
S'ils ne savent pas reconnaître des moyens (gratuits !) de promotion de leur marque, qu'ils crèvent, MegaUpload sera bien heureux de leur prendre leurs parts de marché... Moaui , aujourd'hui le mieux reste Depositfile qui lui paye en plus pour qu'on uppload chez eux et biensur comme toujours au debut , autorise tout ...Il commence d'ailleurs a prendre une place importante.Il faut dire 1000 telechargement= 4euro ... c'est pas mal quant on sait qu'un films monte facilement à 5000 voir 50 000 si c'est du 0days...
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Comme dis le dicton: " qui a la chiasse perd sa place".