ACTA : ce que prévoit l'accord contre le piratage sur Internet
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 21 Avril 2010 à 12h40 -
posté dans Société 2.0
![]()
Sans surprise, le texte est proche des fuites déjà publiées ces derniers mois, mais montre un certain nombre d'avancées, ou au contraire de points contestés qui n'ont pas bougé depuis notre dernière analyse. Sur la riposte graduée : il est toujours prévu par l'une des options de l'accord qu'un FAI ou un hébergeur n'est pas responsable des contrefaçons réalisées par ses clients, mais à la condition qu'il "adopte et mette en place de manière raisonnable une politique pour répondre au stockage non autorisé ou à la transmission de contenus protégés par le droit d'auteur ou des droits voisins". Cependant, la note de bas de page qui donnait la suspension de l'accès à Internet comme exemple de politique adaptée a disparu du texte publié. La deuxième option propose de garantir la possibilité pour l'ordre judiciaire ou une autorité administrative, selon le système juridique de chaque état, d'obtenir la "suspension de l'accès à l'information". La formulation est suffisamment vague pour autoriser la suspension de l'accès à Internet, même si son interprétation au sens stricte devrait plutôt être comprise comme une mesure de blocage ciblée d'un site, d'une application ou d'un contenu. Un article 3 ter dispose par ailleurs que les ayants droit doivent pouvoir "obtenir rapidement des informations sur l'identité de l'abonné concerné", après notification d'une violation de droits d'auteur. Un article 4ter ajoute que les états devront "promouvoir le développement de relations de soutien mutuel" entre les fournisseurs d'accès et les ayants droits, "notamment l'encouragement de l'établissement de lignes de conduite pour les actions qui devraient être prises". Sur le filtrage : L'idée d'une surveillance généralisée par les FAI et les hébergeurs sur leurs réseaux est explicitement exclue, cependant il est bien prévu une procédure de "notice and takedown", qui les oblige à supprimer l'accès aux contenus illicites qui leur sont notifiés. Les Etats doivent adopter des "mesures correctives rapides pour prévenir la contrefaçon et de mesures correctives qui constituent un effet dissuasif sur de nouvelles infractions". Sur la pénalisation du P2P : Le téléchargement et le partage de fichiers sur les réseaux peer-to-peer n'est pas explicitement visé par l'ACTA, mais il transpire dans certaines formulations. En particulier, au chapitre des infractions pénales, il est imposé que les signataires mettent en place des procédures pénales à l'encontre du "piratage délibéré à échelle commerciale". Il est précisé que le "piratage délibéré de droits d'auteur ou droits voisins à une échelle commerciale" visent notamment "les infractions délibérées significatives au droit d'auteur ou aux droits voisins qui n'ont aucun but lucratif direct ou indirect". C'est un coup direct porté à la jurisprudence espagnole, qui écarte de la pénalisation les échanges de fichiers à but non lucratif sur les réseaux P2P. Il n'y a pas besoin d'une "nature commerciale" de l'échange pour qu'il soit pénalement répréhensible, mais simplement que la contrefaçon soit réalisée à une "échelle commerciale", ce qui est le cas sur les réseaux eMule ou BitTorrent où les fichiers sont échangés par millions. à lire aussi
Prix indiqués avec livraison
29
Commentaires à propos de «ACTA : ce que prévoit l'accord contre le piratage sur Internet»
Une chtite coquille à la dernière ligne :
"ce qui est le cas sur les réseaux eMule ou BitTorrent où les fichiers sont échangés par millions." Oh la belle erreur de logique que tentent d'imposer les ayants-droits:
"La distribution commerciale permet l'échange à grande échelle" + "Le P2P permet l'échange à grande échelle" => Donc "Le P2P est commercial". Pas mal , je dois dire... D'autant que moi je suis tout à fait pour que les échanges *commerciaux* (cad avec gain financier à la clé) soient punissables si ils ne donnent pas lieu à rémunération des auteurs (et NON des "ayants-droits" exclusivement) Ulan, le 21/04/2010 - 13:28
et désolé pour la mise en forme moisie http://www.numerama....e-sur-internet/ En fait, les gros points noirs sont :
- piratage délibéré à échelle "commerciale" : presque tous les échanges sont compris dans ce terme. C'est juste pour englober tous les échanges du web et pour détruire la jurisprudence de l'espagne. "aucun but lucratif direct ou indirect" revient au même et appuie encore plus pour enlever tout doute possible. - "suspension de l'accès à l'information" En gros la devise d'Hollywood business et la voix de Washington est au dessus du droit des peuples. Qu'ils se torchent avec leur accord. Je suis sûr de ce que je dis, l'ACTA n'a aucun avenir, parce que la Russie, la Chine, l'Inde, une grande partie de l'Amérique du sud, une grande partie de l'Afrique et l'Asie, ne le signeront pas. Surtout pas en ce moment où partout à travers le monde les délires des révolutions sois disants colorées, ont toutes été pelées, la déroute de Washington est partout perceptible. Seul un petit groupe de pays signeront l'ACTA, encore faut il arriver à le faire respecter, c'est loin d'être gagné, et c'est pas maintenant avec les moyens qui font défaut, et l'accroissemnt des dettes, avec le transfert des richesses des états vers un groupe de banques mafieuses à Washington, et Londres. Le dollar est finie, et c'est que bon déb.!
La vision néo-libéralo-médiéval etatsunienne de Washington ne fera pas long feu. Au final il n'y aura sans doute que les gouvenrnements français, anglais, suisses, et quelques gouvernements européens issue de pays pauvres -est de l'Europe principalement- , monarchies moyen ageuses qui vont signer l'ACTA. Ce traité sera le symbole de l'humiliation de Washington, et sonner le glas de l'empire. Comme la dernière claque qu'ils ont eu à Copenhague sur le prétendu réchauffement climatique, et les délires sois disants écologiques, mais méthodiquement manipulé depuis les USA. Ironie de l'histoire, les monarchies moyen ageuses sous couvert de démocratie, néo libéralisme, écologisme, et gôgôche boboifiées vont se retrouver au nord. brefs, on a gueulé, et du coup ils essayent de nous embobiner...ils prennent vraiment les gens pour des imbéciles!
BenjaminT, le 21/04/2010 - 13:52 brefs, on a gueulé, et du coup ils essayent de nous embobiner...ils prennent vraiment les gens pour des imbéciles!Il est proprement scandaleux que les positions des Etats ne soient pas clairement assumées. Comment est ce que les citoyens peuvent s'y retrouver au milieu de cette opacité ? Pour qui voteront ils la prochaine fois ?
Récemment on reprochait aux internautes d'être des laches dissimulés derrières des cagoules pour pratiquer des actes malfaisants. On voit bien le genre de combine qui se passe en coulisse. C'est un déni démocratique. La tentative d'embrigadement contrainte ou forcé des FAI pue l'entente illicite. On dirait un enrôlement mafieu. BOYCOTTEZ. Privez les de pognon. C'est le nerf de la guerre. Ne les laissez pas étendre leurs tentacules hideux. cfg, le 21/04/2010 - 14:10 BOYCOTTEZ. Privez les de pognon. C'est le nerf de la guerre. Ne les laissez pas étendre leurs tentacules hideux.Les industries "culturelles" (sic) ne verront pas la couleur de mon argent tant qu'ils continueront sur cette voie. Et compte tenu du nombre de chose que j'achetais avant, leur vrai perte, elle est la, et je ne suis pas le seul à le faire. cfg, le 21/04/2010 - 14:10
Il est proprement scandaleux que les positions des Etats ne soient pas clairement assumées. Comment est ce que les citoyens peuvent s'y retrouver ... La pieuvre qui fait face aux peuples du monde entier se moque du droit. Seul le rapport de force compte. Les gouvernements qui prétendent parler en ton nom, sont nommés, désignés, dirigés par ceux que tu dénonces. Ils veulent un gouvernement mondiale, où seule les sociétés transnationales décideront. En gros un hyper état féodal. Même les souverains européens les plus démoniaques en avaient révé, mais ils n'ont pas pu. C'est le fric et la force qui dominent, le droit ils s'en tapent. Numérama écrit : "La deuxième option propose de garantir la possibilité pour l'ordre judiciaire ou une autorité administrative, selon le système juridique de chaque état, d'obtenir la "suspension de l'accès à l'information". La formulation est suffisamment vague pour autoriser la suspension de l'accès à Internet, même si son interprétation au sens stricte devrait plutôt être comprise comme une mesure de blocage ciblée d'un site, d'une application ou d'un contenu."
En France, et concernant les protocoles P2P par exemple, je ne vois pas comment il serait possible de filtrer "l'accès à l'information", sauf justement à déconnecter l'internaute... "adopte et mette en place de manière raisonnable une politique pour répondre au stockage non autorisé ou à la transmission de contenus protégés par le droit d'auteur ou des droits voisins"
Et en clair ??? En finalité ... c'est bien ce qui était prévu ... et bien vu par Numérama notamment. Donc P2P en guère ... Aux Armes ... Hackers et informaticiens développeurs Accord de bern>EUCD>DADVSI=RIEN UN BID SANS NOM.
Pour ce texte va faloir attandre son analyse poussé par des experts de la chose. Mais un point importent le texte ne peut ni être signé ni être ratifier si il (le texte lui-même) et/ou contient des éléments CONTRAIRE A LA CONSTITUTION ! Ce texte n'est PAS UNE LOI et n'a pas VALEUR DE LOI ce n'est que un SIMPLE CONTRAT (comme un contrat de vente ou le contrat de votre FAI mais entre pays) entre états l'ACTA et donc soumis un respect de la constitution de chaque états qui désire le signer et donc conclure le contrat. Avec la jurisprudence constitutionnelle question internet filtrage et liberté de communication etc. le texte risque de bloquer. Je trouve scandaleux que ce texte qui engage les cultures des peuples d'europe et du Monde, qui a été réclamé à cor et à cri par les citoyens soit publié uniquement en anglais. La commission européenne traduit une quantité incroyable de document, les traducteurs pourraient faire un petit effort pour la bonne compréhension des citoyens.
piratage délibéré de droits d'auteur ou droits voisins à une échelle commerciale" visent notamment "les infractions délibérées significatives au droit d'auteur ou aux droits voisins qui n'ont aucun but lucratif direct ou indirect". C'est un coup direct porté à la jurisprudence espagnole, (...) simplement que la contrefaçon soit réalisée à une "échelle commerciale", ce qui est le cas sur les réseaux eMule ou BitTorrent où les fichiers sont échangés par millions.
Si l'on prend les réseaux P2P dans leurs globalité alors c'est à une échelle commerciale, mais si l'on prend le "piratage" commis par un internaute lambda ce n'est plus le cas. "Si l'on prend les réseaux P2P dans leurs globalité alors c'est à une échelle commerciale, mais si l'on prend le "piratage" commis par un internaute lambda ce n'est plus le cas."
Dans un réseau comme emule ou il ni a pas d'entité juridique on poursuit qui? Dans kazza c'était simple mais ici qui est responsable du réseau juridiquement parlant? On a pas fini de se tordre de rire mais bon attendons l'analyse par de VRAI experts. sebk, le 21/04/2010 - 16:37 Si l'on prend les réseaux P2P dans leurs globalité alors c'est à une échelle commerciale, mais si l'on prend le "piratage" commis par un internaute lambda ce n'est plus le cas.jbsorba, le 21/04/2010 - 16:32 Accord de bern>EUCD>DADVSI=RIEN UN BID SANS NOM. Pour ce texte va faloir attandre son analyse poussé par des experts de la chose. Mais un point importent le texte ne peut ni être signé ni être ratifier si il (le texte lui-même) et/ou contient des éléments CONTRAIRE A LA CONSTITUTION ! Ce texte n'est PAS UNE LOI et n'a pas VALEUR DE LOI ce n'est que un SIMPLE CONTRAT (comme un contrat de vente ou le contrat de votre FAI mais entre pays) entre états l'ACTA et donc soumis un respect de la constitution de chaque états qui désire le signer et donc conclure le contrat. Avec la jurisprudence constitutionnelle question internet filtrage et liberté de communication etc. le texte risque de bloquer. En Droit, les traités internationaux ratifiés sont supérieurs aux Constitutions étatiques. "Un article 3 ter dispose par ailleurs que les ayants droit doivent pouvoir "obtenir rapidement des informations sur l'identité de l'abonné concerné", après notification d'une violation de droits d'auteur."
en gros on est surpris/dénoncé en tant que pédophile lors d'un chat un peu chaud avec un(e) ado, le fai donnera les coordonnées lorsque le juge aura lancé la procédure, sur reclamation des services de police par contre si tu violes le sacro saint droit d'auteur, là ils demandent au fai qui le leur donne direct promptement et diligement
|
A LA UNE
LES + COMMENTÉS
14 offres à partir de 615 €
Télécharger
windows live messenger,
voissa anonymo,
redtube video downloader,
ssc service utility,
avast,
dvb dream,
logiciel alcatel,
logiciel piratage,
Accès rapide :
Encoder ou convertir |
Personnalisation |
Diagnostic |
eMule (et mods eMule) |
Photo numérique |
Outils Réseau |
Codecs et plugins |
|
manque des mots j'ai l'impression.