Fin mars, Google annonçait l’intégration complète du plugin d’Adobe Flash Player dans la prochaine mouture de son navigateur maison, Chrome. Pour le géant du web, cette prise en charge de la technologie d’Adobe simplifie la vie de l’internaute qui n’a plus à se soucier de la mise à jour du plugin. Désormais, c’est à travers les mises à jour de Chrome que le contrôle s’effectuera.

Le choix de Google n’est pas forcément dénué d’intérêt. La firme explique ainsi que Flash Player est sans aucun doute le plugin pour navigateur le plus largement utilisé sur Internet. Et pour cause, non seulement YouTube repose dessus pour afficher des vidéos, mais en plus une pléthore de jeux, d’applications et de contenus fonctionnent avec cette technologie. Sans le Flash, l’internaute se prive d’un pan entier du web, même si cette technologie traine derrière elle de nombreuses tares.

Mais si Google opte pour une intégration complète de Flash Player dans son navigateur, qu’en est-il des autres navigateurs ? Interrogé par The Register, la fondation Mozilla a indiqué « ne pas avoir de plan visant à incorporer Flash dans les téléchargements de Firefox« . Dans sa réponse par mail, la fondation explique qu’elle propose déjà un outil dédié aux plugins, le Plugin Check, qui surveille les mises à jour les dernières versions de ces outils. Cela va par exemple de la plate-forme Java à Silverlight en passant par Flash ou encore Quicktime.

Il n’est d’ailleurs pas certain que Mozilla suive les pas de Google. En effet, la principale cause d’instabilité de Firefox venait justement de certains plugins attachés au navigateur. Pour résoudre ce souci, la fondation a choisi de placer l’activité des plugins dans un processus séparé. Ainsi, même si un problème survient au niveau de Flash ou de n’importe quel autre plugin, cela n’affecte plus le navigateur Firefox.

Pour Apple, même s’ils n’ont pas réagi à la décision de Google, on peut facilement imaginer que la firme sera contre une telle intégration. On se souvient des propos virulents de Steve Jobs à l’égard de cette technologie. « Quand un Mac plante, la plupart du temps, c’est à cause de Flash. Personne n’utilisera plus le Flash. Le monde bouge vers le HTML5 » avait lancé le patron de la firme de Cupertino.

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