Les négociations entre la Chine et Google sur le filtrage sont au point mort

Julien L. - publié le Mardi 16 Mars 2010 à 19h31 - posté dans Société 2.0

Les négociations sur le filtrage entre la Chine et Google semblent très nettement tourner en défaveur du moteur de recherche. En effet, un porte-parole du ministère chinois du commerce a prévenu Google que la décision finale de l'entreprise de rester ou non dans l'Empire du Milieu devra quoiqu'il arrive être conforme à la législation locale. Une manière de faire comprendre qu'un éventuel départ de la firme américaine est un risque mesuré et acceptable.

"En entrant sur le marché chinois, Google a clairement indiqué qu'il respecterait la législation locale" a rappelé le porte-parole. "Quelle que soit la décision finale de Google, nous espérons que la société continuera de respecter la réglementation chinoise". De toute façon, si l'entreprise décide de mettre fin à ses activités, elle devra prévenir le ministère du commerce. Or pour l'instant, l'administration a indiqué n'avoir reçu aucun document allant dans ce sens.

Il y a deux mois, Google annonçait la fin de la censure sur la version chinoise de son moteur de recherche. Cette décision faisait suite à la vague de piratage qui a affecté une trentaine de sociétés occidentales, dont la firme de Mountain View. En ouvrant les vannes de son moteur de recherche, Google espérait être en position de force pour renégocier les conditions de son activité en Chine. L'objectif était de "déterminer dans quelle mesure il serait possible de mettre en place un moteur de recherche non censuré par respectueux de la loi".

Pourtant, si les déclarations s'accumulent, les décisions ne suivent pas. Et c'est à se demander quelles sont les véritables intentions de Google en Chine. Récemment encore, le Financial Times affirmait que l'entreprise américaine était "certaine à 99,9 %" de quitter le pays si les négociations échouent. Or, aucun acte concret n'est venu soutenir la position de Google, qui donne l'impression de vouloir à tout prix arracher un accord avec le gouvernement sans perdre la face, afin de pouvoir rester sur place.

Ainsi, pour le filtrage des contenus circulant sur le web chinois, rien a changé. Le moteur de recherche Google.cn continue de proposer des résultats falsifiés malgré les prises de position des différents responsables de l'entreprise. Pour certains observateurs, ces effets d'annonce ont surtout été l'occasion de redorer le blason d'une firme qui est regardée avec méfiance depuis quelques années maintenant, notamment dans les domaines de la vie privée et du respect des données personnelles.

Quoiqu'il en soit, le temps presse pour Google. Sa licence d'exploitation chinoise expire à la fin du mois, et Google sera bien obligé d'afficher clairement ses intentions. En effet, le renouvellement des licences est une bonne occasion pour le pouvoir en place de vérifier si chaque entreprise respecte bien la législation chinoise. On notera cependant que Google a reporté le lancement de deux téléphones Android, tout en suspendant l'utilisation de Google apps dans le pays.

Et l'éventuel départ de Google ne devrait pas avoir d'effet boule de neige. C'est du moins ce qu'affirme un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, qui a voulu apaiser les inquiétudes des Chinois et des investisseurs étrangers sur ce sujet. "Je pense qu'il ne s'agit là que d'un acte individuel d'une société, et qu'elle n'affecte pas l'environnement d'investissement de la Chine".

"Cela ne changera pas le quotidien de la plupart des sociétés étrangères, américaines comprises, qui ont un bon business en Chine et génèrent d'importants profits". Business is business.

Publié par Julien L., le 16 Mars 2010 à 19h31
 
 
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Commentaires à propos de «Les négociations entre la Chine et Google sur le filtrage sont au point mort»
 
pour moi, partira pas...Bien que de baisser le froc devant les chinois pourrait faire boule de neige.
Les relations chine/usa se degradent enormement google n'est qu'une partie des désaccords, la concurence déloyale du yuan est remise en question par les usa et les ventes à taiwan d'armes redémarrent etc.
Ca chauffe, petit à petit.
Schlock, le 16/03/2010 - 19:40
pour moi, partira pas...Bien que de baisser le froc devant les chinois pourrait faire boule de neige.
Désolé, erreur de bouton.

Schlock, le 16/03/2010 - 19:40
pour moi, partira pas...Bien que de baisser le froc devant les chinois pourrait faire boule de neige.
Je te signale que cela fait des années qu'on baisse le froc devant les chinois. Ils reçoivent un chef d'état en visite qui va parler entre autres de droits de l'homme ? Ben on met 150 mecs en taule AVANT l'arrivée du chef d'état. Lequel vient quand même...

Par contre, il est très bien que cela chauffe, en effet. Cela voudrait dire, donc contrairement à ce que tu dis, que les frocs commencent à remonter ;)
munrau, le 16/03/2010 - 19:35
On s'en branle.
TU t'en branles. Je ne pense pas être le seul à suivre cette affaire de près, bien que l'issue semble aller dans le sens d'un retour à la case départ. En effet, on imagine mal une dictature en passe de devenir la première puissance économique céder, vis à vis de son indéfectible politique de censure, aux pressions d'une entreprise américaine, fusse-t-elle aussi imposante que Google. Dans le jeu du bras de fer, le premier qui hésite perd... et à l'évidence, ce n'est pas la Chine. On dirait bien que Google a pété plus haut que son cul. Dommage, car ç'aurait été un joli coup symbolique au nom de la liberté d'expression, et on peut penser ce qu'on veut de Google, il fallait quand-même oser.
Radamanthe, le 16/03/2010 - 20:28
munrau, le 16/03/2010 - 19:35
On s'en branle.
TU t'en branles. Je ne pense pas être le seul à suivre cette affaire de près, bien que l'issue semble aller dans le sens d'un retour à la case départ. En effet, on imagine mal une dictature en passe de devenir la première puissance économique céder, vis à vis de son indéfectible politique de censure, aux pressions d'une entreprise américaine, fusse-t-elle aussi imposante que Google. Dans le jeu du bras de fer, le premier qui hésite perd... et à l'évidence, ce n'est pas la Chine. On dirait bien que Google a pété plus haut que son cul. Dommage, car ç'aurait été un joli coup symbolique au nom de la liberté d'expression, et on peut penser ce qu'on veut de Google, il fallait quand-même oser.

Non ! Il ne faut pas seulement oser, mais agir derrière, sans quoi l'effet découlant du geste sera opposé à celui qu'on attendait !
Si la grande Google se fait remettre en place après avoir protesté, et se plie derrière aux règles, les autres entreprises ne prendront même plus la peine de protester. Game over, China wins.
Radamanthe, le 16/03/2010 - 20:28
munrau, le 16/03/2010 - 19:35
On s'en branle.
TU t'en branles. Je ne pense pas être le seul à suivre cette affaire de près, bien que l'issue semble aller dans le sens d'un retour à la case départ. En effet, on imagine mal une dictature en passe de devenir la première puissance économique céder, vis à vis de son indéfectible politique de censure, aux pressions d'une entreprise américaine, fusse-t-elle aussi imposante que Google. Dans le jeu du bras de fer, le premier qui hésite perd... et à l'évidence, ce n'est pas la Chine. On dirait bien que Google a pété plus haut que son cul. Dommage, car ç'aurait été un joli coup symbolique au nom de la liberté d'expression, et on peut penser ce qu'on veut de Google, il fallait quand-même oser.
mais bien sur :)

et le jour ou sa pete l'état sera pluq nombreux que les citoyens aussi non ?
a force de baisser son froc en chine, on n'a que ce qu'on mérite...

j'espère que les dirigeants de google vont enfin comprendre que les courbettes ne servent à rien et que les dindons de la farce restent ceux qui font des concessions sue l'autel des droits de l'homme...
x234, le 16/03/2010 - 20:49
Radamanthe, le 16/03/2010 - 20:28
munrau, le 16/03/2010 - 19:35
On s'en branle.
TU t'en branles. Je ne pense pas être le seul à suivre cette affaire de près, bien que l'issue semble aller dans le sens d'un retour à la case départ. En effet, on imagine mal une dictature en passe de devenir la première puissance économique céder, vis à vis de son indéfectible politique de censure, aux pressions d'une entreprise américaine, fusse-t-elle aussi imposante que Google. Dans le jeu du bras de fer, le premier qui hésite perd... et à l'évidence, ce n'est pas la Chine. On dirait bien que Google a pété plus haut que son cul. Dommage, car ç'aurait été un joli coup symbolique au nom de la liberté d'expression, et on peut penser ce qu'on veut de Google, il fallait quand-même oser.
Non ! Il ne faut pas seulement oser, mais agir derrière, sans quoi l'effet découlant du geste sera opposé à celui qu'on attendait !

Google n'est pas un Etat, mais une entreprise capitaliste. Ils ne siègent donc pas à l'ONU et ne sont pas là pour se battre pour les droits de l'homme. Leur coup de gueule face à une telle puissance économique, c'est déjà pas mal de culot et ça mérite d'être salué, ne serait-ce que pour avoir tenté le coup, même s'ils n'en sortiront pas victorieux de toute évidence.

Si la grande Google se fait remettre en place après avoir protesté, et se plie derrière aux règles, les autres entreprises ne prendront même plus la peine de protester.

Pouarf ! Tu pensais à qui pour suivre Google s'ils étaient allé jusqu'au bout ? Minidoux peut-être ? Sans déconner... c'est le fric qui fait tourner cette foutue planète !

EDU], le 01/01/1970 - 01:00
et le jour ou sa pete l'état sera pluq nombreux que les citoyens aussi non ?

Il y a 20 ans, un pétard mouillé s'est soldé par quelques citoyens impitoyablement assassinés par une minable minorité armée, ce qui a calmé tout le monde. Depuis, plus personne n'en parle en Chine sous peine de mort. T'as une autre idée de génie ?
Le bon géant de Mountain View n'est pas seulement une entreprise commerciale à la recherche du profit. Il a compris que l'argent n'était plus la seule mesure de richesse. Le capital-prestige qu'ils génèrent en s'engageant dans la lutte contre la censure vaut infiniment plus que quelques centaines de millions de dollars qu'il perdront en partant et qui représentent, vu l'envergure de Google, pratiquement une broutille.

La suite de cette affaire sera décisive pour l'avenir des libertés sur la planète. Pour cette raison, tout Terrien épris de liberté se doit en ce moment de soutenir Google, qui se trouve, de façon inédite pour une entreprise, dans le rôle du rassembleur des esprits libres.
Radamanthe, le 17/03/2010 - 01:23
x234, le 16/03/2010 - 20:49
Radamanthe, le 16/03/2010 - 20:28
munrau, le 16/03/2010 - 19:35
On s'en branle.
TU t'en branles. Je ne pense pas être le seul à suivre cette affaire de près, bien que l'issue semble aller dans le sens d'un retour à la case départ. En effet, on imagine mal une dictature en passe de devenir la première puissance économique céder, vis à vis de son indéfectible politique de censure, aux pressions d'une entreprise américaine, fusse-t-elle aussi imposante que Google. Dans le jeu du bras de fer, le premier qui hésite perd... et à l'évidence, ce n'est pas la Chine. On dirait bien que Google a pété plus haut que son cul. Dommage, car ç'aurait été un joli coup symbolique au nom de la liberté d'expression, et on peut penser ce qu'on veut de Google, il fallait quand-même oser.
Non ! Il ne faut pas seulement oser, mais agir derrière, sans quoi l'effet découlant du geste sera opposé à celui qu'on attendait !

Google n'est pas un Etat, mais une entreprise capitaliste. Ils ne siègent donc pas à l'ONU et ne sont pas là pour se battre pour les droits de l'homme. Leur coup de gueule face à une telle puissance économique, c'est déjà pas mal de culot et ça mérite d'être salué, ne serait-ce que pour avoir tenté le coup, même s'ils n'en sortiront pas victorieux de toute évidence.

Si la grande Google se fait remettre en place après avoir protesté, et se plie derrière aux règles, les autres entreprises ne prendront même plus la peine de protester.

Pouarf ! Tu pensais à qui pour suivre Google s'ils étaient allé jusqu'au bout ? Minidoux peut-être ? Sans déconner... c'est le fric qui fait tourner cette foutue planète !

EDU], le 01/01/1970 - 01:00
et le jour ou sa pete l'état sera pluq nombreux que les citoyens aussi non ?

Il y a 20 ans, un pétard mouillé s'est soldé par quelques citoyens impitoyablement assassinés par une minable minorité armée, ce qui a calmé tout le monde. Depuis, plus personne n'en parle en Chine sous peine de mort. T'as une autre idée de génie ?

Google n'est pas une ONG, j'en suis bien conscient, c'est pour ça qu'ils sont d'autant plus responsables de leurs actes. Qu'ils aient voulu faire un buzz ou qu'ils aient choisi leur grande cause morale (les grandes entreprises en ont toutes une, en façade au moins), ils se sont posés en opposant à la liberté d'action imposée par le gouvernement chinois, et ça y a pas qu'eux que ça concerne.
Se retirer maintenant et rebaisser son froc, c'est reconnaître la suprématie de Pékin dans tous les domaines, et c'est surtout l'accepter. Dès lors, les autres entreprises, au lieu de suivre leur ligne de conduite se rangeront automatiquement et bien sagement dans la ligne gouvernementale du pays, sans même se poser de question.
Je ne vais apprendre à personne que le capitalisme des multi-nationales c'est le principe du "suis-moi je te fuis" ; les plus importantes guident et définissent les tendances du marché international pour les années à venir. C'est elles qu'on regarde agir, parce que c'est elles qui peuvent s'offrir les meilleurs conseillers et stratèges. Partant de ce principe, et l'appliquant cet exemple précis, on aurait pu assister pour la première fois à une remise en cause de la future suprématie chinoise au moins dans un domaine. Je rappelle que la Chine est d'ores et déjà le plus gros marché et la future première puissance économique mondiale. À l'instar des Etats-Unis au 20ème siècle, ils vont devenir force de décision pour le monde entier, amenant sans doute à définir certaines évolutions futures.
Si toutes les entreprises acceptent dès maintenant ce principe, comment voulez-vous changer quoique ce soit à la politique chinoise ? Eux verront juste une bande de ploucs ratatinés et feront simplement ce qu'ils veulent des entreprises étrangères et Etats "partenaires". Ceci conduisant bien sûr, état communiste oblige, à une mise en avant (sur le plan international cette fois-ci) de leurs entreprises, au détriment des autres.
Pour moi c'est là que ce joue la bataille, que personne n'avait demandé à Google d'engager, qu'ils ont eux-même choisi de lancer. Ils ont des responsabilités parce qu'ils sont un des guides majeurs de l'économie mondiale et des tendances à venir. En terme de capitalisme pour les autres entreprises, ce que Google fait est forcément une bonne chose. ie fermer sa gueule devant les règles nationales chinoises anticoncurrentielles et liberticides dans le cas présent.
Ca fait 70 ans qu'on se fait sodomiser par les USA, alors c'est pas les petites b*tes des chinois qui vont nous faire peur....
x234, le 17/03/2010 - 10:57
Google n'est pas une ONG, j'en suis bien conscient, c'est pour ça qu'ils sont d'autant plus responsables de leurs actes. Qu'ils aient voulu faire un buzz ou qu'ils aient choisi leur grande cause morale (les grandes entreprises en ont toutes une, en façade au moins), ils se sont posés en opposant à la liberté d'action imposée par le gouvernement chinois,

Du calme. Ils se sont avant tout posés en victimes d'une cyber-attaque venant de Chine. Ils ont vu rouge (c'est le cas de le dire) et ont menacé la Chine de récidiver en violant ses lois. Point.

et ça y a pas qu'eux que ça concerne.
Se retirer maintenant et rebaisser son froc, c'est reconnaître la suprématie de Pékin dans tous les domaines, et c'est surtout l'accepter.

"Tolérer" me semble plus approprié... Pékin ne demande à personne d'accepter sa politique de censure, ça lui fait une belle jambe. Elle demande à ses partenaires de respecter la loi locale. Un gouvernement ne se place pas au-dessus des lois, il fait la loi. Si Google et autres étaient là pour défendre la liberté d'expression par dessus tout, ils commenceraient par ne pas s'installer en Chine. Donc, je réitère, Google a pété plus haut que son cul, quand-bien même pour le coup, c'est tout à son honneur.

Dès lors, les autres entreprises, au lieu de suivre leur ligne de conduite se rangeront automatiquement et bien sagement dans la ligne gouvernementale du pays, sans même se poser de question.

Mais enfin, personne n'a attendu pour se ranger afin de faire des affaires avec la Chine ! Même suite au déclarations de Google dans cette affaire, Microsoft a annoncé en substance s'en foutre royalement et a insisté spécifiquement sur le fait que quoi qu'il arrive, elle resterait bien sagement dans les rangs (même si dans les faits, eux aussi "tolèrent" sans accepter la loi de Pékin). Google est seule, et elle lèverait une armée de capitaleux à sa cause que ça n'y changerait rien.

Je ne vais apprendre à personne que le capitalisme des multi-nationales c'est le principe du "suis-moi je te fuis" ; les plus importantes guident et définissent les tendances du marché international pour les années à venir. C'est elles qu'on regarde agir, parce que c'est elles qui peuvent s'offrir les meilleurs conseillers et stratèges. Partant de ce principe, et l'appliquant cet exemple précis, on aurait pu assister pour la première fois à une remise en cause de la future suprématie chinoise au moins dans un domaine.

Non, ça n'aurait pas été la première fois, loin de là. Parce-que le monde de la liberté d'expression "tolère" mais n'accepte pas. Ce ne sont pas les histoires qui manquent à ce sujet. Il y a 3 issues envisageables dans ce genre d'affaires :

1. Pékin cède.

Hélas, encore aujourd'hui, c'est totalement invraisemblable. Pékin a déjà assassiné ses propres citoyens devant des caméras pour montrer sa détermination sans failles et a mis à jour ses lois sur la censure en guise de condescendance. Je parle d'un crime humanitaire là ! Faire une exception reviendrait à violer ses propres lois et aurait pour eux des conséquences qu'ils ne peuvent pas se permettre d'affronter.

2. Pékin laisse Google partir.

A contre coeur sans doute, mais c'était une issue possible.

3. Google reste et respecte la loi locale.

On y va tout droit. Ceci dit, ne vendons pas la peau de l'ours. Il reste peu de temps à Google, mais on ne sait jamais. Peut-être qu'ils ont encore plus de couilles qu'on l'imagine... perso, je ne crois pas.

Je rappelle que la Chine est d'ores et déjà le plus gros marché et la future première puissance économique mondiale.

Merci de me rappeler c'est que j'ai déjà écris ici-même.

À l'instar des Etats-Unis au 20ème siècle, ils vont devenir force de décision pour le monde entier, amenant sans doute à définir certaines évolutions futures.

Je suis convaincu qu'un jour la Chine sera plus magnanime vis à vis de la liberté d'expression. Parfois même, ils lâchent un peu de lest (ils ont laissé les citoyens commémorer Tian'anmen l'année dernière, ce qui est déjà étonnant en soi). Mais ce n'est clairement pas au goût du jour. Ce genre de changements prend du temps, beaucoup de temps. La communauté internationale a déjà fait beaucoup d'efforts en ce sens, sans résultats. Que proposes-tu ? Qu'on y aille tous ensemble et qu'on y pète la gueule à ces cons ? J'aimerais bien que ce soit aussi simple, mais c'est une affaire interne. Et en tous cas, d'un point de vue économique, ça n'a aucune importance et Pékin l'a bien compris.

Si toutes les entreprises acceptent dès maintenant ce principe, comment voulez-vous changer quoique ce soit à la politique chinoise ?

Mais ce n'est pas leur rôle ! Même l'ONU (dont c'est le rôle) s'y est cassé les dents ! Si tous les partenaires de Pékin faisaient du chantage, Pékin ne céderait pas. Pas aujourd'hui. Des actes alors ? Faut pas rêver ! Surtout en période de crise économique.

Eux verront juste une bande de ploucs ratatinés et feront simplement ce qu'ils veulent des entreprises étrangères et Etats "partenaires". Ceci conduisant bien sûr, état communiste oblige,

Dictature oblige. En théorie, le communisme n'a jamais été synonyme de dictature (du prolétariat peut-être, mais ce n'est pas la même chose et en théorie toujours, c'est censé être temporaire, pas durer 50 ans hein).

à une mise en avant (sur le plan international cette fois-ci) de leurs entreprises, au détriment des autres.
Pour moi c'est là que ce joue la bataille, que personne n'avait demandé à Google d'engager, qu'ils ont eux-même choisi de lancer. Ils ont des responsabilités parce qu'ils sont un des guides majeurs de l'économie mondiale et des tendances à venir. En terme de capitalisme pour les autres entreprises, ce que Google fait est forcément une bonne chose. ie fermer sa gueule devant les règles nationales chinoises anticoncurrentielles et liberticides dans le cas présent.

La fin de l'article résume très bien : business is business.

Je suis avec toi sur le fond, on est tous d'accord. Mais les symboles ne suffiront pas à faire plier Pékin. Plutôt les générations...
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