C'est une pique qui ne manque pas de piquant. Le directeur juridique adjoint de Microsoft a publié un billet de blog dans lequel il critique les dérives monopolistiques de Google dans certains domaines. Or, la firme de Redmond a par le passé eu quelques ennuis sur le sujet avec la justice américaine.

Nouvelle passe d’armes entre Google et Microsoft. Alors que la firme de Mountain View fait l’objet depuis quelques années d’une attention toute particulière des deux côtés de l’Atlantique, notamment dans dans le dossier de la numérisation des livres, le directeur adjoint de Microsoft y est allé de son petit commentaire, à l’occasion d’une plainte conjointe de plusieurs sociétés contre les pratiques anticoncurrentielles de Google. Dans un billet de blog publié vendredi dernier, David Heiner évoque même une dérive monopolistique de son rival.

« À mesure que la puissance de Google a augmenté ces dernières années, nous avons constaté une augmentation des plaintes en provenance de nombreuses entreprises » a-t-il expliqué. Pour le responsable juridique, ces plaintes en cascade devraient inciter les régulateurs à se poser des questions sur les pratiques commerciales de Google.

« Quelques-unes de ces plaintes ne reflètent qu’une politique agressive menée par Google. D’autres illustrent le secret dont s’entoure Google dans certains domaines. Certaines soulèvent en revanche de sérieuses questions de monopole » a-t-il souligné.

L’intervention de Microsoft dans l’affaire opposant Google à trois autres entreprises n’est certainement pas le fruit du hasard. En effet, alors que Ciao, Foudem et eJustice accusent l’entreprise américaine de fausser la concurrence (selon deux d’entre eux, le géant américain les pénaliserait dans les résultats de recherche), Microsoft n’a manifestement pas apprécié être cité dans la contre-attaque de Google.

En début de semaine, Google avait publié un billet de blog réagissant aux protestations des trois sociétés concernées. Pour se défendre, le moteur de recherche avait rappelé que Foudem est membre de l’Initiative for a Competitive Online Marketplace (I-COMP), une organisation qui est financée en partie par Microsoft.

En ce qui concerne Ciao, la société avait été rachetée par le géant des logiciels en 2008, pour 486 millions de dollars. De là à dire que Microsoft pilote à distance une attaque contre Google, il n’y a qu’un pas. Que ne franchira d’ailleurs pas David Heiner, en concluant que « seules les autorités judiciaires concernées devront décider si oui ou non les pratiques de Google sont illégales« .

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