Etude : le déclin du P2P au profit du téléchargement direct

Julien L. - publié le Mardi 27 Octobre 2009 à 21h34 - posté dans Société 2.0

Une étude conduite par Sandvine révèle un bouleversement en cours dans les habitudes des internautes. Encore populaire il y a un an ou deux, le peer to peer s'est effondré cette année au profit de nouvelles pratiques sur Internet. C'est le téléchargement direct et le streaming qui sont les principaux bénéficiaires de ce déclin.

Cette année 2009 aura eu un goût amer pour les internautes. En quelques mois, le gouvernement aura réussi à s'aliéner toute une frange de la population en s'entêtant dans la voie du filtrage sur Internet et de la traque automatique et massive des téléchargeurs. Il y aura eu d'abord la loi Hadopi première du nom, qui fut presque entièrement vidée de sa substance par le Conseil constitutionnel cet été.

Blessé dans son orgueil, le gouvernement façonna rapidement une nouvelle mouture de la loi, Hadopi 2, qui devait cette fois correspondre aux exigences de l'organe chargé de veiller sur la Constitution française. Choisissant vraisemblablement de ne pas tomber dans une crise politique majeure avec l'exécutif, les Sages décidèrent de ne censurer qu'un seul point des dispositions de cette nouvelle loi, qui permettait au juge de statuer par ordonnance pénale sur la demande de dommages et intérêts.

Maintenant que le décor est en place, tout semble donc d'équerre pour lancer la machine répressive à l'assaut des pauvres internautes suspectés d'échanger illégalement du contenu protégé par le droit d'auteur. Devant l'effort du gouvernement à faire passer ce dispositif, nous devrions donc nous attendre à une pluie de mails d'avertissement. Or, dans les faits qu'en sera-t-il ? Car selon une étude menée par Sandvine, les tendances 2009 des usages Internet tendent à montrer que tout cela... n'aura finalement servi à rien.

Hadopi a été pensé et conçu pour le peer to peer. Sauf que désormais, les internautes consomment autrement. C'est ce que révèle le document présenté par Sandvine : il y a une profonde transformation dans les comportements des internautes. Profitant de la démocratisation du très haut-débit, ceux-ci s'inscrivent désormais dans une logique de l'expérimentation en temps réel, rejetant progressivement les applications ou les habitudes nécessitant d'attendre ou d'expérimenter plus tard. Comparé à l'année dernière, le trafic temps réel a tout simplement explosé : il représente 26,6 % de l'ensemble du trafic Internet, soit une augmentation de 12,6 % par rapport à 2008.

Ce bond a été rendu possible par la multiplication des sources de divertissement de ce genre, comme les services de streaming audio et vidéo, le peercasting ou le jeu vidéo en ligne. Selon Sandvine, la nature du trafic Internet continue de se transformer à mesure que les évolutions techniques avancent. Ainsi, entre 2008 et 2009, le divertissement en temps réel a vu son trafic quasiment doublé, tandis que le jeu en ligne a augmenté de plus de 50 % en un an.

L'hébergement et les services de sauvegarde en ligne (comme RapidShare ou MegaUpload) sont toujours aussi attractifs, devenant de véritables alternatives au peer to peer. Ces sites web sont mieux considérés par les internautes et deviennent de nouvelles sources d'approvisionnement. Il suffit d'ailleurs de voir le nombre de moteurs de recherche proposant de dénicher du contenu sur ce genre d'espaces.

Nous sommes donc à mi-chemin d'un changement profond dans le comportement des internautes. Le principe du "télécharger maintenant pour profiter plus tard" ne fait plus vraiment recette. Désormais, les octets qui arrivent chez l'abonné sont consommés "tels quels". D'ailleurs, les deux tiers du trafic Internet en 2009 sont liés à ce phénomène, que ce soit la navigation Internet, le divertissement en temps réel (comme les services de streaming audio et vidéo), les applications de peercasting ou encore le jeu vidéo et la communication en ligne.

Inévitablement, le succès de ces applications se fait au détriment d'anciennes méthodes de téléchargement, plus traditionnelles, comme le P2P. Il y a encore un an ou deux, c'était le principal moyen pour télécharger des fichiers.

Si de plus en plus d'individus profitent des bienfaits du haut-débit, tous ne s'en servent pas de la même façon. Grossièrement, il y a deux catégories d'internautes. Les consommateurs effrénés et les approvisionneurs en contenu. Sandvine a constaté que l'écart entre ces deux usages est considérable. Pour un mois classique, le 1 % regroupant les internautes les plus actifs du web représente.... 25 % du trafic total !

Le clivage se creuse encore lorsqu'on se penche sur le flux ascendant (upstream) : cette fois, ce 1 % compte pour 40 % du trafic total d'Internet. En clair, un internaute "actif" qui met en ligne du contenu (légal ou illégal) génère 200 fois plus de trafic qu'un internaute moyen. Sur une échelle plus grande, les 20 % d'internautes les plus actifs génèrent 80 % du trafic total d'Internet

Alors que les réseaux peer to peer avaient encore la part belle en 2007 ou en 2008, leur part sur le trafic global s'est brusquement effondré en quelques mois. En effet, les continents arrivés à une certaine maturité s'intéressent davantage aux applications interactives, délaissant progressivement BitTorrent et compagnie, moins attractifs. En revanche, les zones émergentes sont toujours dans une sorte de phase de transition. L'Afrique et l'Amérique Latine voient l'usage du P2P se maintenir au dessus de la barre des 33 %, tandis qu'aux Etats-Unis et en Asie, la part est sous les 20 et 10 % respectivement.

Globalement, c'est le réseau BitTorrent qui domine l'univers du peer to peer. Cependant, des particularités régionales subsistent. L'exemple le plus parlant est le l'application Ares qui est très populaire en Amérique Latine et dans les Caraïbes.

Le cas de l'Europe est assez intéressant, puisque le continent est à la croisée des chemins. Le peer to peer, le divertissement en temps réel et la navigation Internet semblent être en compétition pour remporter le leadership. Cette situation est principalement causée par la disparité entre les différents réseaux haut-débit de chaque pays.

Les moyens de répression déployés par le gouvernement feront vraisemblablement des victimes, mais ne devraient sans doute pas avoir l'effet escompté. Ils ont été calibrés spécialement pour le peer to peer, or l'usage de BitTorrent, Emule et consorts ne cesse de diminuer au profit de solutions plus rapides et plus directes.

Gouverner, c'est prévoir ?

Publié par Julien L., le 27 Octobre 2009 à 21h34
 
 
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Commentaires à propos de «Etude : le déclin du P2P au profit du téléchargement direct»
 

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ingenys, le 28/10/2009 - 10:21
plus besoin d'UpLoader.
justement c'est à cause de ça qu'on ne trouve plus de fichiers rares !
Je ne suis pas d'accord dans lanalyse : si le traffic p2p baisse, c'est bien à cause des politiques répressives à son égard, et la crainte de se faire chopper...
àa rebalance du trafic sur d'autres solutions, mais ne laissez pas croire que le torrent est moins bon que le DD pour le partage de fichier...

Ce n'est pas moins bon, mais différent. Pour peu que tu soies abonné à un service de DDL, tu peux te gaver un film complet en 5mn chrono. Et plus besoin de se casser la tête pour trouver un bon torrent avec un max de seeders.. Ce qui fait le charme du p2p, je te l'accorde bien volontiers...

Mais comme l'a souligné vincendra, pour les raretés, le p2p reste encore imbattable.
Et ça ne va pas s'arranger, le DDL.

De plus en plus d'hôtes PAIENT les uploaders au prorata du nombre de téléchargements réalisés.

Megaupload : 100 000 téléchargements = 100 dollars.
Rapidshare : le ratio varie, mais quand on a un compte collector et que les gens suivent un lien vers nos fichiers et décident finalement de payer un abo payant... 40 signatures valent actuellement environ 50 euros.
Puis suit la jungle des plus petits hébergeurs luttant bec et ongles pour une place au soleil, qui paient hyper mieux mais sont plus pénibles pour les téléchargeurs : depositfiles, hotfile, uploading, sharingmatrix, easy-share, etcetera...

L'incitation à partager massivement des fichiers en DDL sur un site dont on fait tout pour maximiser l'audience n'a JAMAIS été aussi forte.
superadmin, le 28/10/2009 - 09:01
ils en ont pas vraiment besoin.
suffit d'etre a des points strategiques.


Oui sauf que Hadopi ne leur en donne pas le droit légalement...

et même si ils arrivent à récolter les ips, vu que rapidshare est un hébergeur ( étranger de surcroit) et pas un FAI, la loi HADOPI ne le concerne pas, c'est la LCEN et là il faut passer à chaque fois par un juge pour l'identification d'une ip, donc au revoir le traitement automatisé et rapide d'HADOPI....

quant au filtrage certes, mais de là à dire que rapidshare et magaupload vont avoir des ennuis, à la limite si c'est que la France qui les fait chier ils seront filtrés en France, c'est pas ça qui va couler leur activité.

Encore que là aussi avec la LCEN, je ne suis pas sûr que ce soit légal pour la France de les filtrer vu que ce sont des sociétés qui proposent des services payants pour du contenu (légal ou pas), les démêlés juridiques que cela pourrait engendrer seraient intéressant à suivre...
Un autre avantage du streaming, c'est la place, plus besoin de stocker sur un disque dur.
Un autre avantage du streaming, c'est la place, plus besoin de stocker sur un disque dur.
Avantage qui va avec l'inconvénient de ne pas posséder le fichier ; c'est donc adapté aux merdes qu'on veut voir sans les conserver...
Criminel, le 28/10/2009 - 07:53
Bah oui on sait comment sont calibrés les outils...

je suis curieux de nature.
alors, je t'en prie, explique moi.


quels outils ? qu'est ce que tu veux dire par 'calibrer' ?
voir si l'ip codée en decimal rentre bien dans le trou mysql ou si le trou est trop petit ?
ou peut etre voir combien d'ip on attrape a l'heure ?

tu est representatif de tout le monde ici ;
Au depart, tu "sait", et a priori a te lire, tu sait meme mieux que les autres.
mais a l'arrivé, en fait, tu sait rien du tout et tu te contente extrapolations.

rassure toi, t'est pas le seul ici.


Tu la détectes comment l'IP sur du DDL ou du Streaming ?

que cela soit sur du p2P, du stream ou du ddl, le probleme est le meme ; l'ip ne peut faire foi.
sans perquize et examen du matos, on peut faire croire ce qu'on veux en matiere de tcp/ip.

sinon, suffit d'etre placé sur un routeur FAI et les ip, t'en chope autant que tu veux.
et c'est plus simple encore sur du streaming et du ddl que sur du p2p ...

si vous croyez que le probleme, c'est de 'trouver' les ip ...
bin continuez a croire.


Les majors ont pas encore le droits de sniffer l'ensemble du net :D
[/Quote]

ils en ont pas vraiment besoin.
suffit d'etre a des points strategiques.

il n'y a qu'un seul probleme avec les outils 'hadopi' :
le volume d'information beaucoup trop important.

par exemple, pour les contenus pedo, ce n'est pas de trouver les delinquants, qui est dur ...
mais plutot de trouver du budget et des flics dispo pour enqueter sur eux.




Sinon l'étude semble correspondre à la réalité de ce que je vois autour de moi. Beaucoup sont passés au DDL (pas encore au streaming, une histoire de possession sans doute).

ta realité n'est pas la mienne.
la plupart de mes voisin de palier, en dehors d'emule ou de bt ...
c vrau qu'il y a youtube, mais ce n'est pas en substitution au p2p, mais en plus.


En tout cas, c'est bien dommage, le P2P est un très bon moyen d'échange et surtout c'est du partage. On y trouve des trucs vieux et rares sans trop de difficultés...

m'oui;
la dessus au moins, je suis d'accord.
++

L'explication est dans la loi, nous ne sommes pas devin. Il te le dise clairement qu'il se base sur ton IP et qu'ils en ont rien à battre que ce soit suffisant ou non.
Ton ton suffisant ne change rien au fait qu'en lisant, on sait ce qu'ils veulent faire et comment (= comment ils ont calibrés leur machin,on va l'appeler comme ça, ça a l'air plus simple). Le seul point flou reste le moyen de repérage : marquage d'?uvres ou download pour lister les IPs ? Par contre toi tu sais rien, mais tu donnes ton avis, comme beaucoup trop de monde en ce moment et surtout parmi nos dirigeants.

Ensuite pour ton info se placer entre le FAI et les clients, ca s'appelle sniffer et jusqu'à preuve du contraire, c'est illégale (on évite le demande express de "sniffage" par le FAI lui même sur demande de la justice).
Alors oui c'est facile, mais faut se poser déjà et ça Universal n'en a pas le droit.

On est au moins d'accord sur le fait que sans perquisition il n'y a pas de preuve.

Conclusion : tu crois savoir ce qu'on pense mais il semble que tu n'aies rien compris, relis les articles et les commentaires je pense.
Le strema est un complément du P2P il donne la possibilité de visionner ou écouter un titre aven de le DL ce que la mule ne peut pas encore faire (avec la mule DL d'un minimum pour pouvoir pré visualiser une vidéo). Ensuite si il y a un lien pour DL tout de suite.

Donc il ni a pas de disparition mais plutot de répartition de trafic en fonction du but recherché. Certains contenus ne sont pas conservés par l'internaute le stream est donc le bon outils pour du "juste pour voir pas pour avoir".
ingenys, le 28/10/2009 - 10:21
Finalement le piratage n'a jamais été aussi simple et rapide.
Un seul click et qq minutes suffisent pour DDL. Avec eMule fallait plusieurs jours de partage, sans compter les fakes.
Ca n'a plus le charme d'antan, plus besoin d'UpLoader.
Ce qui est marrant, c'est que plus la répression augmente, plus le piratage s'améliore en vitesse et en sécurité.
C'est clair autant le climat juridique se dégrade en défaveur du partage libre sur internet. Autant il n'a jamais été aussi facile et rapide de récupérer du contenu; ça devient juste un peu plus compliqué avec l'avènement d'autres systèmes que le simple P2P avec barre de recherche et résultats centralisés.
pour moi, il est clair que les log de peer2peer cryptes vont se developper et se simplifier a l utilisation en raison des politiques repressives de plusieurs pays concernant le piratage. de meme que les sites de ddl vont probablement securiser leurs utilisateurs par la suite si cen est pas deja le cas par des moyens techniques dont je n ai pas la moindre idee du fait de mon ignorance informatique que je confesse ici.
c est vrai que je ne comprends pas toujours ce que vous ecrivez a propos des reseaux, des protocoles et j en passe, mais n empeche que ca m interesse d avoir l avis de specialistes (des vrais!) si ca me guide un tant soit peu sur la toile pour trouver des solutions fiables et sans danger pour m adonner a des pratiques illegales et criminelles concernant des articles proteges par le code de la propriete intellectuelle.
Il y a une phrase qui me fait froid dans le dos dans cet excellent article : "Choisissant vraisemblablement de ne pas tomber dans une crise politique majeure avec l'exécutif" ; elle est la preuve que le Conseil Constitutionnel n'est en rien indépendant. Si l'exécutif décide envers et contre tous de promulguer une loi mettant en péril même les fondements de notre démocratie,... le Conseil ne dira rien de peur de tomber dans une crise politique avec l'exécutif.
C'est extrêmement grave ! C'est purement irresponsable. C'est fou...
Et ça ne va pas s'arranger, le DDL.

De plus en plus d'hôtes PAIENT les uploaders au prorata du nombre de téléchargements réalisés.

Megaupload : 100 000 téléchargements = 100 dollars.
Rapidshare : le ratio varie, mais quand on a un compte collector et que les gens suivent un lien vers nos fichiers et décident finalement de payer un abo payant... 40 signatures valent actuellement environ 50 euros.
Puis suit la jungle des plus petits hébergeurs luttant bec et ongles pour une place au soleil, qui paient hyper mieux mais sont plus pénibles pour les téléchargeurs : depositfiles, hotfile, uploading, sharingmatrix, easy-share, etcetera...

L'incitation à partager massivement des fichiers en DDL sur un site dont on fait tout pour maximiser l'audience n'a JAMAIS été aussi forte.

ET personne ne trouve a redire lorsque l'incitation en question ce fait sur des sources illicites donc sans autorisation de son auteur? car dans ce cas il y a un "vrai" préjudice justifiable a savoir l'enrichissement au détriment d'un tiers ce qui n'existe pas avec le p2p. Faut il faire du tout répressif? non on doit pouvoir trouver un compromis comme un système de licence pour ces sites lorsque il y a partage de "bien culturel non-libre" au sens large du terme et ne taper que sur les fraudeurs qui ne passe pas a la caisse.

Mais comme je l'écris trop souvent nous avons affaire "aux titulaire du droit d'être stupide" et comme il y a plus de 10 ans ils vont faire les mêmes conneries avec les mêmes retours de battons.
Lian, le 28/10/2009 - 14:46
ingenys, le 28/10/2009 - 10:21
Finalement le piratage n'a jamais été aussi simple et rapide.
Un seul click et qq minutes suffisent pour DDL. Avec eMule fallait plusieurs jours de partage, sans compter les fakes.
Ca n'a plus le charme d'antan, plus besoin d'UpLoader.
Ce qui est marrant, c'est que plus la répression augmente, plus le piratage s'améliore en vitesse et en sécurité.
C'est clair autant le climat juridique se dégrade en défaveur du partage libre sur internet. Autant il n'a jamais été aussi facile et rapide de récupérer du contenu; ça devient juste un peu plus compliqué avec l'avènement d'autres systèmes que le simple P2P avec barre de recherche et résultats centralisés.


moi perso je dl une fichier divx sur eMule en moins d'1 heure et un fichier MP3 en moins d'1 minute ,suffit d'avoir de bon reglages ;)
Il y a une phrase qui me fait froid dans le dos dans cet excellent article : "Choisissant vraisemblablement de ne pas tomber dans une crise politique majeure avec l'exécutif" ; elle est la preuve que le Conseil Constitutionnel n'est en rien indépendant. Si l'exécutif décide envers et contre tous de promulguer une loi mettant en péril même les fondements de notre démocratie,... le Conseil ne dira rien de peur de tomber dans une crise politique avec l'exécutif.
C'est extrêmement grave ! C'est purement irresponsable. C'est fou...

Le CC est tout sauf con il savait bien que HADOPI 1 été une fumisterie il a choisi de frapper au point sensible (car il a en réalité lu tout le texte et tout les arguments du recours), pour la version 2.0 il a fait fort c'est vrai mais il sais que cette loi et tout aussi inapplicable (le CC ne controle pas l'applicabilité d'un texte c'est pas son affaire) ici il a juste supprimer la seule VRAI MOTIVATION de ce texte "l'argent facile" et pris "les titulaires du droit d'être stupide" "au mot":

Tu veux réprimer alors réprime mais ce serra 100% de zéro dans la poche a la sortie. Comme l'explique maitre eolas ils ont sacrifiés leur possibilité de toucher un "manque a gagner" sur l'hotel de leurs soif de répression.

A trop en vouloir ils ont tout perdu.
>>>"C'est extrêmement grave ! C'est purement irresponsable. C'est fou... "

Non. C'est une interprétation de l'auteur de l'article. Ce n'est pas parce qu'il dit ça que cela correspond à la réalité.

Voir par exemple l'analyse d'Eolas qui explique que la moitié au moins de la saisine a été mal formulée. Le CC n'est pas là pour dire si une loi est bonne ou mauvaise, applicable ou pas : il est là pour dire si la loi est constitutionnelle ou pas.
Abandonner le p2p au profit du download direct, c'est quand même un recul, techniquement parlant. Le p2p évitant bien mieux les bottlenecks: la surcharge sur les serveurs ne pouvant s'éviter qu'en multipliant les mirroirs -> bcp plus primitif que le p2p.
On notera que l'étude ne dit pas que la quantité de trafic du P2P a diminué, mais sa proportion par rapport aux autres services. La quantité de trafic du P2P peut très bien s'être maintenue ou même avoir augmenté, l'étude indique simplement que le trafic des autres services a augmenté bien plus (d'où P2P proportionnellement en baisse).
thedarklord, le 28/10/2009 - 17:10
Abandonner le p2p au profit du download direct, c'est quand même un recul, techniquement parlant. Le p2p évitant bien mieux les bottlenecks: la surcharge sur les serveurs ne pouvant s'éviter qu'en multipliant les mirroirs -> bcp plus primitif que le p2p.
L'intérêt du P2P ce n'est pas que répartir la charge, c'est aussi répartir la responsabilité, ne pas dépendre d'une société ou d'un système. C'est en ce sens que le DDL est un recul. Après sur l'aspect gestion de la bande passante, je le vois pas du tout comme ça. Les sociétés gérant le DDL et Usenet ont les moyens de proposer à un grand nombre des vitesses constamment au max de leurs connexions, ce que ne pouvait faire le P2P en général toujours bridé par l'upload ridicule des lignes ADSL. Le tout en déchargeant la ligne des particuliers pour d'autres utilisations.
vincedra, le 28/10/2009 - 10:45
ingenys, le 28/10/2009 - 10:21
plus besoin d'UpLoader.
justement c'est à cause de ça qu'on ne trouve plus de fichiers rares !

Les fichiers rares arrivent aussi sur les storages en ligne.
Le plus difficiles c'est la recherche. Mais la recherche sur torrent est du même accabit. Il n'y a guère que les réseaux naps et eDonkey dont la recherche était directe.
Si s'en faut, dans 6 mois le panel sera aussi important en DDL qu'en P2P. Surtout en français, grace à l'hadopi qui vient pour favoriser la prohibition.

Un jour, les majors regrettont le p2p. Déjà qu'ils regrettent Napster et auraient mieux fait de développer des alternatives d'abonnements alléchants en 2001 au lieu de s'acharner inutilement sur ce premier p2p.
petite théorie pour expliquer cette soi disant diminution du trafic p2p (car ici on parle de proportion, diminution par rapport aux autres trafics, pas de diminution de la bande passante consommée par le p2p): les p2pistes deviennent de plus en plus discrets (cryptage, vpn, etc).
autre explication, le téléchargement est plus rapide que la création. je m'explique: on a téléchargé le contenu créé avant que l'on ne commence a télécharger, et maintenant que l'on est "à jour" on ne télécharge plus que les "nouveautés", donc moins activement.
en tout cas, si j'observe mon propre comportement vis a vis du p2p, ces deux hypothèses me ressemblent fortement....

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