Des chercheurs de l'Université de Toledo ont documenté le premier cas connu de somnambule qui se lève dans son sommeil pour allumer son ordinateur et envoyer des e-mails.


(CC Aaron Jacobs)

L’histoire ne dit pas s’il s’agit d’une personne accroc à son ordinateur pendant la journée. Mais le Telegraph rapporte qu’une femme de 44 ans est devenue la première personne au monde dont les médecins ont reconnu qu’elle avait envoyé des e-mails pendant son sommeil. Des chercheurs de l’Université de Toledo ont publié un article à son sujet dans la dernière édition du journal médical Sleep Medicine, spécialisé dans les troubles du sommeil.

Selon le journal britannique, la femme s’est d’abord couchée vers 22 heures avant de se lever deux heures plus tard pour se rendre, en dormant, dans la pièce d’à côté. Elle a alors allumé son ordinateur qui était éteint, s’est connectée sur Internet, et a entré son login et son mot de passe pour accéder à ses e-mails. Elle a ensuite envoyé trois messages. « Chacun d’entre eux était composé d’un ensemble aléatoire de majuscules et minuscules, n’était pas bien formatté, et écrit dans un langage étrange », raconte le Telegraph. Mais les messages restaient compréhensibles, notamment un qui invitait des convives à venir dîner le lendemain à 16 heures, et qui leur demandait d’apporter « vin et caviar uniquement« .

« Elle était choquée lorsqu’elle a vu ces trois e-mails, puisqu’elle ne se souvenait pas les avoir écrits. Elle n’avait aucun antécédent de terreurs nocturnes ou de somnanbulisme dans son enfance« , racontent les chercheurs.

Le cas les a particulièrement intéressé, pas seulement parce qu’il s’agit d’une première, mais parce qu’il met en scène « un type de comportement complexe« , qui demande à la fois une coordination des mouvements pour écrire sur le clavier, une capacité de mémorisation pour se souvenir de son mot de passe et accéder à ses mails, et une capacité à écrire des messages intelligibles.

On imagine que la maladie peut devenir très gênante si l’on envoie des e-mails outranciers à son patron ou des lettres enflammées à un ami.

Le Telegraph explique que des personnes victimes de somnambulisme ont déjà conduit des voitures, cuisiné, joué à des instruments de musique ou peint pendant leur sommeil. Mais il y a parfois des cas beaucoup plus dramatiques, qui ont conduit la justice à relaxer des somnanbules qui ont tué ou violé en ne le réalisant qu’au réveil.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés