L'avenir du web réside-t-il dans le web social ? La dernière étude réalisée par Nielsen révèle que les usages en ligne chez les internautes américains ont plus que triplé en ce qui concerne les réseaux sociaux. Ce changement profond de l'usage d'Internet a également un autre effet : les annonceurs s'intéressent de plus en plus à ces espaces, délaissant progressivement les sites plus classiques.

Selon la dernière étude réalisée par Nielsen Compagny, les usages sociaux des internautes américains continuent de monter en flèche. Ainsi, les Américains passent 17 % de leur temps Internet à se rendre sur des sites communautaires ou sur des réseaux sociaux, alors qu’ils ne réservaient que 6 % de leur temps à ces activités il y a un an. En quelques mois, ce score a donc presque triplé.

« Cette croissance suggère un changement radical sur la manière dont Internet est utilisé » estime Jon Gibs, le vice-président de la division ‘Media & Agency Insights’ de l’entreprise. « Alors que la vidéo et le contenu textuel reste au centre de l’expérience web, le désir des consommateurs de se connecter, de communiquer et de partager en ligne est devenue le nouveau moteur de cette évolution » explique-t-il.

Et alors que les utilisateurs passent de plus en plus de temps sur ces espaces, les annonceurs commencent à prendre en compte ces nouvelles tendances en déplaçant leurs campagnes sur ces nouveaux territoires. Ainsi, la société de marketing relève que la publicité sur les sites sociaux (comprenant également les blogs) a coûté pas moins de 108 millions de dollars le mois dernier, représentant une augmentation de 119 % comparé au même mois de l’année dernière.

Pour les annonceurs, ces sites 2.0 sont de véritables opportunités, en comparaison des sites plus classiques. En effet, les publicitaires peuvent cibler plus facilement des consommateurs potentiels en fonction de différents critères allant de la localisation géographique à l’âge, en passant par les centres d’intérêt ou l’état de la relation amoureuse. Par ailleurs, les compagnies n’hésitent plus à communiquer directement, à travers certains canaux de discussion comme le fameux Twitter.

Selon Nielsen, c’est Facebook qui est la principale locomotive de ce changement. Selon l’entreprise, plus de 65,6 millions de nouveaux utilisateurs se sont inscrits en un an, tandis que l’utilisateur moyen passe désormais 5 heures 46 minutes sur le site, soit une heure et 40 minutes de plus qu’en 2008.

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