Le site de la ligue Odebi, reformée pour combattre le projet de loi Hadopi, est indisponible depuis ce week-end. L'organisation accuse avec des mots à peine voilés le gouvernement d'orchestrer des attaques de Déni de Service à des moments clés des débats au Parlement.

Hasard ou coïncidences ? Victime d’attaques de déni de service, la Ligue Odebi a son idée sur la question. Le site du collectif, qui a décidé de passer aux méthodes musclées pour montrer son hostilité au projet de loi Hadopi, est victime depuis ce week-end d’attaques de déni de services distribué (DDOS). Il est toujours indisponible ce lundi, la veille des explications de vote et du scrutin public qui doit intervenir ce 15 septembre à l’Assemblée Nationale sur le projet de loi Hadopi 2.

« C’est la seconde fois que le site de Odebi subit une attaque informatique, provenant physiquement de l’étranger« , rappelle la ligue. La première fois, c’était le 6 avril 2004, deux jours avant l’examen en seconde lecture du projet de loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) au Sénat. Une coïncidence étrange, qui selon la ligue ne doit rien au hasard.

« Le gouvernement français doit bien comprendre que l’introduction de la Lutte Informatique Offensive est une erreur lourde de conséquences : une telle escalade ne peut que mener à des ripostes utilisant des armes équivalentes« , prévient l’organisation, qui semble ainsi accuser le gouvernement d’orchestrer ces attaques. En apparence, elles étaient menées en 2004 par des hackers iraniens opérant derrière des routeurs WiFi à Tel Aviv, et ce week-end par des « entités russes« .

« Odebi, tout en regrettant une escalade à laquelle personne n’a intérêt, ne pourra fondamentalement pas condamner des ripostes à des attaques illégales contre la liberté d’expression, qui menacent gravement le débat démocratique en France. »

La ligue rappele qu’elle est pourtant pour sa part « toujours restée sur le terrain du débat informationnel, parfois certes vivement, mais toujours avec des arguments solidement fondés, et dans le respect du cadre légal.« 

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés